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L'APACHE
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L'APACHE
  • ÉMOTIONS en musique, poésie, nature, divers... J'ai créé ce blog pour donner mes goûts et mes dégoûts , mes annonces , mes messages , mes textes , mes préférences . Échanger des idées sensées en est le but . Vous pouvez en faire autant en commentaires.
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31 juillet 2023

LES CORPS CHEZ...

267

Un regard de loin, perçant, et ne résistent mes mystères,
Seuls les coeurs vrais se font vision précise,
Le miroir révélateur te fait vivre mon réel imaginaire,
Paradoxe de sang et de pierre que tes mots aiguisent.

Les écorchés blancs, dans le noir, pansent leurs blessures,
L'encre ne s'arrime pas comme l'ancre, elle s'échappe,
En voyages incontrôlés et même en vomissures,
Où tout s'enfuit, tout revient et tout s'attrape.

Lire ce livre à cent pages, voir cette vie sans pages,
Toi qui déchiffre le manuscrit de mes souffrances,
Témoin pourtant absent apaisant le carnage,
Ta force, en alliée, se fait en évidences.

Les liens de mon monde avec et sans accrocs,
Une ligne où, en équilibriste, tu vis,
Aux murs de l'intemporel peuvent faire écho,
Les mots, les cordes vocales finalement sans un cri.

...à Emma...

MG 17/11/2017

4 août 2023

VERSANT

317

Aussi lourde soit-elle, se décharge des maux, ma plume,
Rivière de larmes enfouies ainsi déversant,
Le fardeau insupportable de cette enclume,
Et déleste mes entrailles dans les vers sang.

Cris de souffrance s'amortissent soudain en voix,
Féconde, la chrysalide forme enfin mes ailes,
En essentiels et vérités, s'ouvre enfin la voie,
D'une mer pure et vogue le navire vers elle.

Sans usure, s'émousse doucement cette lame,
Qui, sans scrupules, ensanglantait mon coeur,
Blanche arme devenue outil forgeant mon âme,
Dans l'invisible, s'est ouvert au naturel la fleur.

En contraires s'attirent les pôles de l'aimant,
Indissociables sommets tendus vers notre ciel,
Attirance d'une joue sur l'épaule de l'amant,
Et forment nos couleurs, unies en arc-en-ciel.

MG 11/08/2018

4 août 2023

DÉSESPOIR DU PEINTRE

316

L'encre de ma plume ne saurait donner les teintes,
De tes divines couleurs en corolles veloutées,
Donnant tant de mal à ces toiles peintes,
Blancs pétales aux myriades de points colorés.

Ouverte à tout, fière, le pistil en outrage,
Dame Nature te donne même l'orgueil,
De choisir ta vie, libre, folle et sauvage,
Ou bien, gagée, et plantée en recueil.

C'est toi, le désir, le rêve de tous les sens,
Hampe florale érigée, forte à tous vents,
Dans tes pouvoirs sublimes se trouvent l'essence,
Et se nourrissent nos vies et tout notre temps.

Mystérieuse étoile végétale en abondance,
En désespoir du peintre, règne l'heuchère,
Formidable équilibre et bouge en balance,
Le coeur en flamme, sans attaches et sans fers.

...à Joséphine...
MG 08/08/2018

4 août 2023

ANAGRAMME

315

Sans lutte, dans une simple évidence, sans corps,
Découle de nos vies, de Toi, de Nous, de Vous,
En l'AMIE que j'AIME, la femme se colore,
D'un monde libre aux portes sans verrous.

En guidant les mots sur le chemin bleu,
Le coeur, SINCÈRE, dévore tous les maux,
Des vies RINCÉES par les pluies, en aveux,
Et brillent même nos yeux tels des joyaux.

Se jouer du MENTEUR, dans la confiance,
Les porteurs de masque s'EMURENT vivants,
Joueurs à la triche ne connaitront renaissance,
Les voleurs d'âme MEURENT en tous temps.

Notre VÉRITÉ, accès au monde non parallèle,
Le véritable, celui de l'intérieur, celui des tripes,
A ne pas ÉVITER, et vivre avec ailes,
Peu importe la fortune , la couleur ou les fripes.

Ce monde OUVERT, à Toi, à Nous, à Vous,
Délivrance des liens noirs, superficiels,
Jardin rare et précieux ne se TROUVE,
Qu'au fond d'un coeur au pouvoir fusionnel.

MG 25/07/2018

4 août 2023

IMMORTEL

310

Comme un lien me détachant des sordides liens,
Au vent chaud, ma voile, poussée sur ton océan,
Et s'envole mon coeur en ton pays serein,
Sauvant ainsi mon âme du mauvais temps.

Jamais plus de doute, le chemin est tracé,
Ancré à toi, tout n'est qu'irrésistibles évidences,
Au royaume des fous, terre d'amour, le sang mêlé,
Donne vie à l'arc-en-ciel de nos fragrances.

Qu'importent tes maux, debout et fidèle,
Gardien de Toi, je donnerai toutes mes forces,
Et chaque jour en remplacement de tes ailes,
Bouclier protecteur préserve comme une écorce.

Seule ma mort, en lâche, m'arrachera de toi,
Rien d'autre n'y parviendra, mon coeur aimant,
Attraction non fatale des pôles en émoi,
Sublime tout, en roi, dans l'amour blanc.

MG 26/06/2018

3 août 2023

ET QUI LIBRE ?

303

Ton âme, au lavage inutile et tellement propre,
Dont la pureté reluit tout en mon miroir,
Ne connaitra dans ton monde l'opprobre,
Une étoile brille, et rallume les couloirs.

Les échos forts raisonnent et traversent les parois,
Chaque mot pesé, dans l'équilibre de la balance,
Tourne et virevolte, caressant tout mon moi,
Défilent en accords comme dans une danse.

Le temps passe lentement sur toi, sur ta vie,
Tu lui donnes sa place, unique, sur ton dos,
Compagnon fidèle, le vivant et ses envies,
En une carapace, dont tu forgeras l'écriteau.

Les deux soleils quelles que soient les galaxies,
Au gré du vent, des mers, des vies, se superposent,
Rien ne sépare les Êtres dans leur victorieuse folie,
Que le passé, le présent et le futur, composent.

MG 09/04/2018

3 août 2023

CADEAU

300

Un clavier, des mains, un coeur pour exprimer les mots,
Ce jour d'anniversaire pour t'apporter cette pensée,
Petite touche de douceur en guise de cadeau,
L'élan vers toi, ce plaisir, à l'encre dilué.

Au nom de l'amitié, un amour sous autre forme,
Caresse mon âme fragile dans la bienveillance,
Ma plume, alors traçant sur le papier, te donne,
Sa pureté d'envol, seul témoin des évidences.

Toi aussi, les battements attisés par le naturel,
Comme des reliques, se figent les coquelicots,
Dans tes yeux, lumineux, comme un essentiel,
Dansent au gré du vent, et soufflent tes fardeaux.

Je t'offre donc en ce jour, fête de ta naissance,
Juste un peu d'amour, sincèrement de mon coeur,
Le seul pouvoir balayant mes incompétences,
Alliée à mes mots, reçois la plus libre des fleurs.
 
...à Crystall...
MG 17/03/2018

3 août 2023

À BUZZ

299a

 

299b

À la rencontre des êtres inconnus, si loin d'eux,
Pour survivre sur le chemin de l'abandon,
Dans l'audace, poussé par la faim, tes yeux,
Me séduisant, réveillèrent ma compassion.

La terre de ta naissance, sable hispanique,
Ravive tous mes souvenirs cloisonnés,
Ta vie, à la mienne pose l'astérisque,
D'une décennie que je ne saurais oublier.

Ne pouvant te laisser à ton triste sort,
Ramené, confié à celui qui partage mon sang,
Il t'a donné une vie heureuse, un trésor,
La sienne, tu l'as parsemée de bons moments.

La présence, l'échange, et l'intime affection,
Caresses sur ton pelage tigré d'une beauté divine,
L'amour dans tes gestes, en mémoire resteront,
Un grand vide tu laisses, nos vies se chagrinent.

MG 08/03/2018

30 juillet 2023

HOMME ENVIE

261

Battements émotionnels d'un corps dur en surface,
En vibrations, s'éprennent de tout, de toi, de vous,
Quand le coeur jamais ne fuit et toujours fait face,
A la raison, nu, sans artifices et sans verrou.

La poitrine béante, en avant comme une offrande,
Porte pleinement ouverte sur la passion d'aimer,
Saine, propre, mais interdit aux dividendes,
Folie pure d'un moi tout simple et entier.

Les liquides salvateurs autres que le fiel,
Animent l'homme, dans son âme et son coeur,
Et coule en lui, la vie et tous ses essentiels,
En évidences, chemins guides épurateurs.

Ni guerres, juste des batailles où l'armure,
Vainqueur au refus que l'âme ne trépasse,
Si forte qu'on n'y voit même plus les fissures,
En défense, sans attaque, nul besoin de carapace.

MG 24/09/2017

2 août 2023

ENFER, MAIS...

294

L'élan prisonnier dans un étau qui compresse,
Apnée des sens dans une ultime détresse,
En immobiles pouvoirs, les mains s'enchainent,
Aux débris insalubres que le vent ramène.

La vitre sale en miroir fou de l'esseulée,
Parle en menteuse noire de l'image faussée,
Et plonge dans l'obscurité tous les espoirs,
Poussant la flamme de la bougie à l'éteignoir.

La poupée désarticulée se cache au placard,
Ne suffit, pour assécher les larmes, le buvard,
Epongeant l'encre pleine des mornes soirs,
Recueil des maux en un trouble dévidoir.

La vie ne s'en va pas, s'éloignent les rêves,
Des morceaux, des pas qui ne s'achèvent,
Se joue le théâtre insolent des contraires,
Ne pouvant tuer les harmonies ventriculaires.

MG 04/02/2018

2 août 2023

L'INNÉE FABLE

293

Le dernier jour du dernier rêve anéanti,
Le temps presque devenu période séculaire,
Témoigne encore d'un amour jamais démenti,
Ne lâchant prise au lien à coeur ouvert.

Chacun, indicible sauveur en épine dorsale,
Soufflant sur la vie, effaçant l'amertume,
En douce magie panse les douleurs viscérales,
Et ouvre la voie que seule la vérité parfume.

Plus rien n'est une ébauche, ni même une esquisse,
Les évidences se portent haut, en fiers blasons,
Les couleurs dessinées reflètent tous les délices,
Donnant enfin aux coeurs, leur guérison.

Jamais ne trahissent ou ne se quittent les âmes vraies,
Et restent unies bien au-delà des poussières,
Comme ayant atteint le plus haut des sommets,
Monde aux ultimes pouvoirs, où tout se libère.

MG 04/02/2018
2 août 2023

LINCEUL ET L'AUTRE, PAS

292

En inimitable force des jours qui s'ajoutent,
L'enveloppe sur mes épaules ne sème aucun doute,
En l'Amour perdurant et brillant de tous ses éclats,
Eclats de vers, puzzle apprivoisant les ébats.

Enfermée dans son propre coffre, la clé du mystère,
Accessible aux seuls amants impossibles à défaire,
Débloquera ces chaînes retenant les mémoires,
Dévoilant au grand jour l'ampleur de cette victoire.

En résilience, se brûlera même le morne linceul,
Laissant la flamme éclairer le chemin de l'un seul,
Tout est clair, et l'osmose n'est qu'une évidence,
Où se rapprochent les aimants dans leur attirance.

Qu'importe les tirs et les blessures sans l'écoute,
Les pas, toujours ensemble, sur la même route,
Ces amants, jamais dans l'amour, en déficience,
Et naissent les battements de coeurs en abondance.

MG 03/02/2018

30 juillet 2023

D'AILLEURS 6

Le cheval d'ailes en son domaine s'est envolé,
Volant même ma raison d'être, mon serment,
Princesse aux silences, doucement s'est mué,
Mon armure vide, inutile, au royaume du néant.

En ces contrées lointaines, magiques mais inconnues,
Chevalier errant, en route pour fendre son hiver,
Ni guerre, ni batailles, ni même Saint Graal en vue,
Ne guident mes pas, ni ne reflètent l'enfer.

257

Plus de combats à mener, et, morne, lâchant l'écu,
Les armes luisantes, de rien finalement souillées,
Preux et servant, un manant devenu,
Mon Isabeau perdue, son âme enfermée.

Lequel de ces châteaux, un jour sonnera l'oliphant,
Annonçant ma venue, fier et droit, en vainqueur,
D'une âme déchue, me délivrant des carcans,
Anobli et désormais ayant droit de votre coeur.

Les yeux ailleurs, sans fumée, l'enchantement,
Soudain venu de nulle part, en miracle,
Se pose en histoire, comme à moi, devant,
En douceur, sans défi, sans obstacle.

Mon Isabeau, en chair et magie des temps,
Bouffon sans roi, sans loi, ni pouvoirs,
Chevalier nu, presque s'agenouillant,
Rougit par la flamme, encrera le grimoire.

MG 27/08/2017

D'AILLEURS 1

D'AILLEURS 2

D'AILLEURS 3

D'AILLEURS 4

D'AILLEURS 5

30 juillet 2023

OH ! LA VACHE !

256

La vache est un animal que j'apprécie tout particulièrement. Elle me fascine.

J'ai les souvenirs de ma jeunesse quand j'allais chercher le lait à la ferme et qu'on voyait la traite, la rentrée à l'étable, ou le petit veau. Alors que celle-ci pouvait éventuellement être imposante et inquiétante quand j'étais enfant, elle est aujourd'hui apaisante. Elle est un animal lourd et donc lent et non stressant. Regardez les insectes, plus les animaux sont petits plus ils se muent rapidement.
Je pense que dans mon jeune temps puis celui où j'avais encore la télé, Fernandel et sa fidèle amie y ont été pour quelque chose également.

J'ai aussi, sur le vélo ou même en voiture l'esprit rassuré lorsque je vois un troupeau de vaches dans un champ. C'est devenu tellement rare. Je me dis que la terre est bonne. Je vous mets au défi de traverser la France du Nord au Sud et de trouver 1000 vaches dans les champs.

J'ai toujours dit que si j'avais un terrain de plusieurs milliers de m², j'y mettrais une vache. J'aime leur regard quand je passe devant elles en vélo. On dit que les vaches regardent passer les trains mais je puis vous assurer qu'elles regardent aussi les vélos. J'aime leurs robes, j'aime leur cuirasse...
Elles me font penser aux sumotoris. Lourdes, grasses, grosses, mais calmes, réfléchies....comme au ralenti, d'où l'apaisement pour moi.

Et puis elles sont symboliques et leur image est très utilisé dans notre jargon. Ne dit-on pas pour augmenter un adjectif, "vachement" ? Dans notre enfance aussi. Qui dit ferme, dit vache.

Tout cela est surprenant, étant anti produits laitiers et anti élevage intensif, mais ne confondons pas argent et animal....... mon double vous en parlerait mieux que moi.......

Rien de captivant dans ce texte, je voulais juste redonner son importance à cet animal.

MG 20/08/2017

31 juillet 2023

HEURTS EUX

281

J'ai l'impression de déambuler dans un couloir étroit et noir, perdu dans ce monde que j'aime et qui me fait fuir pourtant. Parfois j'y ouvre une porte qui me donne la lumière nécessaire à mon avancée, et certains battements de mon coeur y sont attachés.
Je vis donc, ou plutôt je survis...
La prise de conscience est une chose, le mal être en est une autre. Être conscient des dangers peut être salvateur mais j'ai l'intime conviction que les peuples autochtones, n'ayant pas conscience des dérives de notre fichu monde, vivent en harmonie avec eux-mêmes.
Aussi je me demande bien si tout savoir sur la réalité de notre monde ou pas est une bonne chose pour vivre sereinement. Je pense avoir trouvé la réponse.
En fait tout dépend de la "grandeur" du monde dans lequel on vit.
Nous vivons dans un monde "ouvert" ( les guillemets ont leur importance ) à tout avec internet, la télé ( même si elle manipule ), les livres, les séjours à l'étranger en professionnel ou visiteur, donc nous avons une "vue" ( pour ceux qui veulent bien voir ) sur la planète entière.
Or les peuples "primitifs", ou plutôt libres je dirais, ont une vue sur leur monde à eux c'est à dire, soit leur forêt, leur glacier, leur désert....c'est la même chose que nous mais en réduit et donc leurs soucis et leurs combats à eux portent par exemple sur une maladie qui atteint une population d'arbres de leur forêt, la fonte de leur glacier, la réduction du gibier, l'avancée de la mer sur leur désert.

Chacun a donc sa conscience en fonction de son monde et de sa "superficie". Certains ont un monde réduit à leur égo et donc n'ont que faire de quoi que ce soit, d'autres se battent comme ils peuvent pur une juste cause qui, à sa base, ne les concernait pas, d'autres ont de grands projets bienveillants.

Je ne surprendrais personne en disant que les "petits mondes" ne m'intéressent guère mais attention à l'amalgame........ Une personne vivant dans le grand monde ( celui qui a accès à tout ) cité plus haut et qui reste positionnée sur ses 2 m² me semble bien plus fade et dangereuse que celle qui contribue dans un monde de seulement quelques hectares, au bien-être de sa tribu.

Le nombre d'individus n'est pas important....combien y a t-il de mondes ? Et qui est heureux ?

MG 24/12/2017

30 juillet 2023

MURMURES

247

Les murs ne sont pas mûrs de la vie, ou pire, ils sont trop mûrs, voire pourris...

L'ombre des fantômes de pierre, ces rocs lourds et froids, qui, sans cesse, tentent de cloisonner les rêves incontournables, les libertés qui résonnent, dans l'âme des fous raisonnables. Mais l'ombre se déplace avec le soleil et chaque jour les pensées reviennent, les coeurs battent, les murs s'abattent.
La pierre inusable, traverse les siècles mais combien de pierres ne servent à rien ? Tombées ça et là, inertes, comme la mort.
Rempart du pouvoir qui se rend par les yeux, forteresse faussée qui s'écroule par ses fondations boueuses, le temps fait son oeuvre...
Coeurs de pierre, se graveront en vous, les épitaphes honteuses et l'anagramme déjanté de stone donnera les notes du nouveau chemin.
Murs écroulés, murs éboulés, la douce mousse vous prendra, rien ne l'empêchera de vous habiller.

Parler à un mur........le silence pour seule réponse, rien de concret, rien de vivant....ils sont morts. Les cailloux n'ont pas l'existence, leur intérieur semblable à leur carapace, n'a d'égal que l'insignifiant de l'Être.
Hommes forts et cailloux morts à mes yeux, force éphémère et vide sidéral vertigineux. Où sont passés les vérités ? Elles doivent dormir au fin fond d'un étui façonné de matières nobles.

Le pouvoir ne peut pas tout, le rêve est infini.......

MG 09/04/2017

31 juillet 2023

DÉS ESPOIR

274

Laissée derrière la tempête, se diffuse une brume amère,
Où règne un calme infernal, elle onde lentement en piège,
Comme un voile, contraire à la voile, situant les barrières,
Le coeur à l'agonie, peu à peu, de ses rêves, s'allège.

La clé se perd encore et lourde est la porte de lumière,
L'âme fissurée par les bruits invisibles et si noirs,
Et se ferment les jours attenant au cercle polaire,
Froissant les heures en des longueurs dérisoires.

Périples avortés, dans la nuit en visions éphémères,
La ligne du temps en fracas tel un miroir brisé,
Le ciel assombrit drape tristement les étoiles d'hier,
Mais mon souffle pour toi, jamais ne sera éreinté.

Au bûcher des souffrances, l'Amour entier en offrande,
Seule et unique force de vie, richesse de bon aloi,
Un combat ultime et délicat, où mes mains se tendent,
Arrachant ce coeur qui bat, et ne brûlera que pour Toi.

Les dés ne sont pas jetés, la vie n'est pas un jeu,
Dans les silences visuels de ces peintures mortes,
Je dessinerai un chemin, et traversant tous les feux,
Les peurs aux oubliettes par mon coeur en escorte.

MG 06/12/2017

31 juillet 2023

PLUME ART DE RÊVES

272

Perle rare qui souvent , par l'écriture, se prête au jeu,
Un petit bout de plume si léger qui attise ou éteint le feu,
C'est selon, et comme un challenge, un auto défi,
Les mots s'enchaînent, habillant tous sujets à l'envi.

Parler aux choses, leur donner vie, en douceurs de rêves,
S'entourer presque de nouveaux alliés, sans glaive,
Emotions, hommages, objets, tout en dédicace,
L'humour dans toutes ses couleurs par l'audace.

De la langue et de ses règles, de par votre respect,
Tombent les fous et Molière en deviendrait muet,
Anicroche impossible dans le train rapide du verbe,
Lande et prairies où verte est toujours l'herbe.

Comme un envol, comme une senteur envoûtante,
Les yeux pris dans l'engrenage doux, lecture dopante,
L'esprit en voyage dans un monde réel imaginaire,
Force imbattable des coeurs en liaison ne s'empierre.

...à EsMneralda...
MG 03/12/2017

31 juillet 2023

DU GOUDRON ET DES PLUMES

271

Toi, passante aux cent soucis, sur mes terres venue,
Prends bien garde que les fesses je ne te botte,
L'indien si paisible, irrité, est devenu,
Et poussant la vilaine intrus dans sa roulotte.

Oh mais ô toi l'indien, comment tu te comportes!
Mes fesses sont un bien qui justifient l'arrêt.
Et si tu les meurtris, j'appelle mon escorte
De ta plume en couleurs elle va faire un béret....

Rapide et rusée ta plume se fait agile,
Cela te sert il pour commettre tes larcins ?
Voleuse de poules qui la nuit se faufile,
Tu prends la mauvaise voie pour gagner ton pain.

J'ai le même discours, l'indien, pour ta gouverne
Les poules je les prends mais pour rester en vie
Si nous parlions plutôt des scalps dans ta giberne
Je vois à ton regard qu'il t'en manque l'envie...

Comme le colon, je te chasse de mes plaines,
Hors d'ici la diseuse de bonne aventure,
La langue de vipère est dans la bohémienne,
Oui, ma lame détacherait ta chevelure.

Je tiens fort à ma peau je reprends donc ma route
Mais je vais te laisser cette prédiction
Que s'enflamment tipis, que ton peuple redoute
Le sombre enfermement, ma malédiction...


NB & MG 01/12/2017

31 juillet 2023

A(I)MANTS

266

Aucun mur, aucune barrière pour t'interdire de moi,
Le vide rempli de rien, le blanc se fait juste misère,
Où s'anoblissent encore les coeurs en restant rois,
Et parfaire notre monde sans aucune prière.

Je saigne de vivre, je coule de source en ton lit,
Fleuve en eaux calmes et ainsi trouble l'émoi,
Les instants interminables aux secondes en charpie,
Accouchent des attentes, dans le couloir étroit.

M'offrant toute ton absence dans un univers infini,
Je détiens la clé du voyage immobile en doux silences,
L'âme sur le pont de l'arc-en-ciel, s'envole à l'envi,
En quête du sublime dont l'amour en est l'essence.

Dissociables, le corps et l'esprit en faux jumeaux,
Des amants disloqués, font des aimants rapprochés,
Impérissable osmose, même habillée d'oripeaux,
Respire d'une fusion intemporelle et innée.

MG 13/11/2017

31 juillet 2023

COMME SI...

265

Comme si l'amour dans le miroir vrai de son éloquence,
Attirait les immuables subjugués par l'élixir et ses fragrances,
Comme si les pensées dans le silence enveloppaient les coeurs,
Envoûtés dans la pureté indécise des absences lovées de candeur.

Comme si la folie se faisait prisonnière retenue derrière la porte,
Pourtant arrachée sans blessure par une liberté qui l'emporte,
Comme si l'impossible et l'évidence ne faisaient plus qu'un,
Se jouant des facilités aguicheuses piégeant les chemins.

Comme si les peurs disparaissaient, et, cassant toutes les épines,
La force inventive, éternelle gagnante comme seule doctrine,
Comme si les mains toujours douces aux multiples caresses,
Sauvaient la peau, des frissons par qui la vie agresse.

Comme si la tendresse, indispensable, en sentiment roi,
Que rien n'abaisse ni même ne puisse ôter l'émoi,
Comme si les coeurs prenaient le pouvoir irréversible,
Dont la conscience ne pourrait se défaire du compatible.

Comme si la mélodie des mots comme véritable partition,
Dans l'harmonie des corps, les gestes fondent dans l'abandon,
Comme si l'alliance indestructible, fière, en surmontant le feu,
Déjouait les caprices, espiègles, et toutes les règles du jeu.

Comme si les amants ostracisés dans un monde irréel,
Inconnus des passants, se vouaient à leur confidentiel,
Comme si cet amour n'avait pas de planète où se poser,
Planant dans l'espace, en voyage, comme le rêve inachevé.

MG 05/11/2017

31 juillet 2023

L'ÂME OURDIE

262

Comme un élan qui plaque mon coeur contre ma cage thoracique,
Mes mains, derrière les barreaux de ma vie, jamais n'abdiquent,
Te dire le silence de ma bouche qui retient les sons en silence,
Harmoniques et symphonies de mon âme donnent une mélodie à l'absence.

Folie douce, rêve éthéré, atteinte intouchable, pèsent sur mes nuits,
En huile suintant mon coeur, au toucher docile, je m'enduis,
Aux somptueux élixirs et leurs volutes de senteurs je succombe,
Traçant les jours, les manques, l'amour sans hécatombe.

L'onde de choc secoue ma peau en supportables frissons,
L'adrénaline, sans gène, se mêle au désir, dans l'abandon,
Où, paradoxe, rien n'est laissé, ni au hasard, ni de coté,
Tout s'enchaine, tout s'anime, en éternelle volupté.

Pensées dépassées, doublées même, conquises par l'amour,
Sans limites, mon âme, mon coeur, et mon corps en pourtour,
Se dissocient, ou s'allient, perturbateurs en accoutumance,
Ont trouvé ma voie, ma lumière et décelé mon évidence.

Une fenêtre aux coulées de pluie, séchée par le soleil,
Vitrail vierge du passé et loupe sur le futur en sommeil,
Mes yeux sont tes yeux, les coeurs se ressentent en espoir,
Presque face à face, nous sommes nos propres miroirs.

Les sens en réels guides mènent partout les amants,
Forçant les opprimés de la vie à s'ébattre en avant,
Plus rien n'arrête nos sentiments, en force et douceur,
Le coucher est un lever, et l'amour notre demeure.

MG 08/10/2017

30 juillet 2023

ET VIE DANSE

259

Il est, dans vos yeux Madame, aux scintillantes lumières de vie,
D'où le rêve en partance et l'envol se mêlent en retenue,
Une contrée magique dont les effets diffusent en harmonie,
Cette osmose saine et pure, en évidence inattendue.

Le coeur dévoilé dans votre sourire Madame, n'a trouvé,
Ni murs, ni secrets, et, serein, le voyage de nos âmes,
En certitude de nos plaines idéalement chevauchées,
Le navire flotte paisiblement sur les eaux calmes.

Le parchemin laissé comme un adieu en héritage,
N'en n'est rien Madame, serment que rien ne disparaisse,
Ces mots, en moi, résonnent comme un hommage,
Ma plume, en divine messagère se fait promesse.

En velouté souvenir, point de jeu, ni de faux miroirs,
Et en vous Madame, la vie forge les coeurs en réel,
Les instants se figent et se mouvent en ma mémoire,
Et aux pensées d'une rencontre, se lie l'éternel.

...à Danielle...
MG 04/09/2017

30 juillet 2023

À L'ARME

250

Aurore matinale de la vie, se tient en morne jour de pluie,
Vague à l'âme, océan de douleurs en reflux de larmes,
La nuit fait son oeuvre, seule et surtout sans bruit,
Encrassant le lisse, et sans gêne, d'un sens affame.

Les douleurs en abondance , recluses dans leur antre,
Retenues humblement comme les plaintes avortées,
Ces tièdes sanglots de sang qui mangent son ventre,
Et l'assoiffent de pleine vie en gorge serrée.

Les cris étouffés se mêlent aux fades silences criés,
La pudeur prend le pas, celui du chemin inconnu,
L'amour en apparence ne se voit pas, et pourtant né,
Panse les blessures de l'âme que la vie a mordu.

MG 28/06/2017

30 juillet 2023

L'EFFLEURE DU MAL

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Au royaume de l'invisible, portes ouvertes sur le manque,
Où s'effleurent les mots, où même l'impalpable est touchant,
La brume en transparence, se dissipe dans les calanques,
En abri de mer folle, en abri de pierres aux bords coupants.

La main douce voyage chaque jour en inutiles caresses,
Côtoie les peurs et galopant sur les chevaux de l'angoisse,
Agenouille les corps et prive les bouches de l'ivresse,
Puis comme d'un revers, finalement se mue en poisse.

Honte et déshonneur sur le prince faible aux faux trésors,
L'attraction inévitable aux profondeurs de l'abîme,
Les forces de l'eau pure en quelques secondes s'évaporent,
Bannir l'inconscience, forcer la fin des maux qui déciment.

En présent, immédiat, l'habit changeant des vicissitudes,
Ensoleillera promptement ton regard qui parfois s'inonde,
Tu et Vous, partirez pour un voyage initiatique en altitude,
Le prince veillant vous mènera presque au bout du monde.

MG 27/06/2017

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