Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
L'APACHE
L'APACHE
Visiteurs
Depuis la création 3 023
L'APACHE
  • ÉMOTIONS en musique, poésie, nature, divers... J'ai créé ce blog pour donner mes goûts et mes dégoûts , mes annonces , mes messages , mes textes , mes préférences . Échanger des idées sensées en est le but . Vous pouvez en faire autant en commentaires.
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Archives
30 juillet 2023

NET OU VAGUE ?

246

Notre monde au bord des larmes, l'oeil en coulisse,
Vague à l'âme sur l'impure Terre aberrante,
L'océan dans ses lames, s'apprivoise par la glisse,
Et déchaine ton coeur en déferlantes.

En communion, la mer et le père, assortis,
La planche, trait d'union pour l'adrénaline,
Ton pouvoir est grand, la lutte est un défi,
De l'équilibre dans ces eaux en collines.

De ta bouche, s'échappent toujours les mots,
Ils volent, planent et surfent à leur gré,
Sans jamais me noyer dans leurs flots,
Et te laissent avec ce goût de liberté.

Vois-tu ton semblable dans le reflet salé ?
Toi l'Homme et l'Humain, double visage,
Rareté de l'espèce sur une planète bafouée,
Force, au coeur sans cesse à l'ouvrage.

MG 20/03/2017
...à Luis...

30 juillet 2023

LES SAIGNEURS

245

Il arrive parfois que tes ailes s'alourdissent,
Te condamnant presque, comme si l'envol,
Te jetait impunément au précipice,
Ou pire, d'un geste, te clouant au sol.

Ne crains rien mon ami, car ton armure,
Ma main ne saura que la faire reluire,
Sans jamais de coups, ni même brûlures,
Juste la force du coeur derrière le cuir.

Ce lien ne subsistera pas dans l'ombre,
L'homme ailé ou non est ma lumière,
J'avance enfin et sors de ma pénombre,
En toi, se forme le miroir de mon univers.

Disciple ébahi devant les mots du maître,
Dans ma tête, en désordre, bougent les places,
L'adulation se veut retournée dans le bien-être,
A toi l'Homme, qui m'ouvre sa carapace.

L'impossible idolâtré, le fou qu'on encense,
Dans toute l'essence à travers les messagers,
Perception de l'incalculable délivrance,
Le seigneur s'efface, le bouffon est adoubé.

...à Monsieur...

MG 11/03/2017

23 juillet 2023

CONSCIENCE

190

Petit ange bienveillant, déclencheur de vie,
Les années passent sans décrocher les envies,
Celles que jamais, le lien ne se brise,
Et qu'aux pénombres, un soleil t'immunise.

Traversant les douces plaines de toi,
Cavalier se guidant au son de ta voix,
Droit devant, ne jamais rebrousser chemin,
Juste une force où se tend la main.

Peu importe comment on l'intitule,
Qu'on s'apprécie, qu'on s'aime, ou qu'on s'adule,
Tout ça n'est autre qu'une forme d'amour,
Sans anicroche et sans compte à rebours.

Comme à renaitre à chaque fois,
De découvertes en élans, d'envols en émois,
La richesse d'une âme forte et fragile,
Jette au tombeau tout l'inutile.


...à FT ...

MG 03/05/2014

29 juillet 2023

CHUT...CHUTE...

239

Le coeur desséché, las et usé, à la dérive,
L'âme presque immature, nue et dépressive,
Les réveils d'angoisse en mer souillée d'écume,
Cloisonnent les nuits noires en jours d'amertume.

Le manque, voile dévoilé, habille si bien les silences,
Quand débordent d'invisible, les folles présences,
Arrachant au rêve, sa réalité, en coup brutal,
Et fissure la vie dans un déchirement viscéral.

L'absence pue la mort, en cauchemars de...personne,
Les échos de douleur contre les murs aussi, résonnent,
Et morne alliée sauveuse, comme un fatal appel,
Sournoise délivrance en fausse envie du réel.

La solitude se crie sourde, telle une déclaration en apnée,
Les blancs de vide, si noirs, s'accrochent en fatalité,
Relayant les bribes de souffrance inhalées chaque jour,
Partance pour l'impossible en aller sans retour.

MG 14/010/2016

23 juillet 2023

EST-CE PASSE TEMPS ?

175

C'est dans l'instant présent d'une seconde,
Celui sans réfléchir, puisque trop court,
Que se fabrique parfois un monde,
Si facile, si clair et sans détours.

Il se trouve également en une minute,
Des destins brisés, des peines ou des envols,
Pris dans le tourbillon des volutes,
S'anéantissent, se perdent ou dégringolent.

Chavirer, couler en moins d'une heure,
Toucher le fond, par le haut du ciel,
Les yeux rincés, noyés dans les pleurs,
Rêvant le bleu d'une vie artificielle.

Combien de nuits, combien de jours,
Quel espace temps pour arriver enfin,
A quitter la mort, et caresser l'amour,
Où des hiers seront mangés par demain.

Des semaines, des mois, des années,
Version longue du film de l'existence,
Petits grains de vie dans le sablier,
Font mourir ou donnent naissance.

MG 04/12/2013

29 juillet 2023

JE MA MUSE

236

Je ressens encore une fois de plus cette folle envie d'écrire,
Il ne convient plus de stagner ici dans un même style,
Aussi, je suis à présent mon propre lanceur de défis,
Tel un crâneur, pas plus doué qu'un simple novice.

Un fou, torturé mais un fidèle que sa langue inspire,
Que d'aucuns diront parfois poète plutôt qu'émotphile,
Peur d'inventer ce mot, mais sans faute je l'écris,
Ce jeu me va simplement, presque comme un vice.

Au risque d'un déclenchement de sourires,
Moi l'amoureux, des syllabes et autres dactyles,
Et des rires moqueurs, même je m'en réjouis,
Mots choisis sous forte débilité émettrice.

MG 28/08/2016

23 juillet 2023

ÉPOUX VANTAIL

189

Au fil du temps glissant en mortelle pagaille,
Chaque jour le silence, de ses mots assaille,
Morne ciel prenant même en épousailles,
La teinte du désespoir, triste grisaille.

Une porte noire dont la peinture s'écaille,
Hésitante puis finalement s'entrebâille,
Doucement, ne tamise aucune mitraille,
Apaisante, et donnant fin aux batailles.

Combler le manque, une si grande faille,
Au sommet, là-haut sur la muraille,
Puis ranger le pantin qu'on empaille,
Faire de ce chemin des retrouvailles.

MG 02/05/2014

23 juillet 2023

PEURS

151

J'en ai marre de voir le désespoir pourrir des vies . J'en ai marre de voir des gens se battre seuls contre une armée .

Un père qui monte sur une grue et reste plusieurs jours pour protester et revoir son fils , un homme qui s'immole pour attirer l'attention , un retraité qui abrège les souffrances de sa femme et qui se suicide après parce que les médias rabâchent que les malades d'Alzheimer sont un fardeau, des parents qui crient leur souffrance face à la disparition soudaine de leur enfant certainement enlevé ...
Ces cas ne sont pas si isolés que ça mais en constante augmentation .
Une mère qui mène un combat de tous les jours pour son enfant handicapé, un employé qui se bat pour sauver son emploi et donc sa seule ressource pour nourrir sa famille, un sans abri qui tente de garder sa dignité ....

Jusqu'où iront les méfaits de l'indifférence ? Le silence est le "meilleur" allié de la souffrance . Toutes les tranches d'âge sont touchées, tous les milieux sociaux souffrent de l'indifférence alors que dans le même temps les médias sur-informent et manipulent leurs ouailles !

Oui je sais, je tombe encore dans le misérabilisme, on me l'a déjà fait remarquer mais je hais les injustices, je déteste la souffrance des gens .
J'aimerais vraiment que la "tendance" s'inverse, j'aimerai que les gens soient heureux, j'aimerai que le noir devienne rare .

Je ne fermerai pas les yeux, même si je ne peux agir. Je vis avec des espoirs sur le désespoir, des utopies, mais rien à voir avec les peurs de certains de mes semblables .

MG 17/03/2013

29 juillet 2023

COMME UN DAMNÉ

231

Naître le coeur en charpie, comme issu d'outre-tombe,
N'être en devenir que finalement une ombre,
En chair empoisonnée, par la vie et ses banderilles,
Enchères au plus bas telle une vulgaire pacotille.

L'élan avorté chaque fois par les ailes déchirées,
Les lents pas contre le vent, si souvent freinés,
Rançon de tous les jours du C sans sa cédille,
Rend con, et au cerveau tend même sa béquille.

Sans amour, les voeux s'enterrent à la chaîne,
Sans âme, ouragans dans le coeur s'amènent,
Aux fins fonds de la mémoire restent gravées les peurs,
Aux faims, font les fines bouches qui s'écoeurent.

En porte presque fermée, la main encore hésite,
Emporte avec elle tous les frissons qu'elle crédite,
Aussi douce ou dure qu'elle puisse se révéler,
Au si profond des sens que celui du toucher.

Ecriture lâchée, en partance de l'isoloir,
Et cris turboréacteurs jusque dans l'exutoire,
L'hémoglobine se mélange ainsi à l'encre,
L'émotionnel sans honte sort enfin du ventre.

MG 10/08/2016

29 juillet 2023

APOLOGIE

230

Toi l'adepte de l'apologie, criante de cette mise à nue pudique que j'admire souvent, je m'en vais te faire un petit coup de plume, pas celui qui enrhume, ni celui qui enfume, juste celui qui résume.
Peut-être que ces tongs, bien plates pour t'empêcher de tanguer, te tiennent bien debout, mais comment tu fais alors pour t'envoler ?
Peut-être que cette cité qui n'est justement pas "fausséenne", te garde en ses remparts, mais alors comment tu fais pour t'évader ?
Comment tu peux être barrée et rester là avec les vérités ?
Comment peux-tu se faire poser tant de questions et apporter autant de réponses limpides ? Ta planète c'est sûrement Miss Terre !
Ne serais-tu pas l'auteure des crop circles ? Il s'en faut d'un cheveu pour m'en convaincre !

Avec toi il y a cette impression de toujours entrer dans un labyrinthe avec aucune crainte puisqu'on sait qu'on trouvera facilement la sortie tant ta capacité à faire voler les murs en éclats est une évidence. T'es comme une équation difficile à résoudre au départ et qui à la fin du tableau nous fait dire : "Ben oui c'est évident ! "
On ne s'enlise pas, on sent Liz, on la ressent, on la capte...mais à chaque fois seulement à la fin.

Je suis en train de m'apercevoir que je te "vois" depuis presque 6 ans et que finalement tu es mon énigme perpétuelle. À chaque fois que tu m'apportes une réponse à Toi, tu me reposes une colle. Et c'est ça qui colle...entre nous !

Les idées de dingue coulent à Flo pour que la logique ensuite se cristaLiz. Ouais je suis en pleine recherches et lectures sur le sujet en ce moment, et je me rapproche de plus en plus de l'éventualité que tu puisses être mêlée de près ou de loin à la création des cercles de cultures...ça te ressemble tellement !

J'espère ne pas faire passer l'idée de vouloir faire ici un portrait de Toi, je ne le veux pas, et c'est pas moi l'artiste ici. C'est juste que cette pompe sanguine quand elle se mélange au si peu de matière grise en te lisant, ça donne une sorte de bouillie d'images qui ne tiennent plus dans ma tête alors je dois la donner. Pour virer les maladies, y'a la bouillie bordelaise, t'es peut-être ma bouillie marseillaise....
L'important est de nourrir, non ?

Il est vrai qu'entre l'apologie et le rentre-dedans, ça déménage ! J'ai pas envie de te cirer les pompes , ça tombe bien avec les tongs on peut pas ! T'es juste à l'aise dans tes baskets, et sans jamais botter en touche. C'est pas mal déjà !

Au fait, tu viens du futur ou du passé ?

...à Liz (Flo)...

MG 31/07/2016

PARADOXALE-LIZPosté le dimanche 31 juillet 2016 14:27

J'adore l'image (tellement moi quand je fais mon yoga dans le jardin) et j'adore l'article (tellement toi et authentiquement toi)
Et j'adore aussi les jeux de mots, tes coups de balais, et tes émerveillements qui sont sans aucun doute, la preuve d'une grande âme, d'une intelligence du coeur, d'un sherlock du cerveau,

Je te remercie d'être là !

29 juillet 2023

MYSTÈRE

229

C'est dans tes mots petite folle raisonnable, que se délient,
Les cordes nouées, emprisonnant les plus mauvais acides,
Comme une petite espiègle, libre, soufflant la vie,
Me donnant les bulles de saveurs limpides.

Peut-être l'emprise des sens dans un cri étouffé,
Un sang d'encre pour s'ancrer aux merveilles,
L'orgueil chaleureux, intime, à travers le papier,
Pause plaisir, pose à nu, aux détours de l'éveil.

Et lire en toi "Faire des mots une exactitude",
Se retrouver en gémellité presque contraire,
Paradoxe des unis dans toute son altitude,
Engendre les amours purs et leur mystère.

Que faire à présent des envols aux mots clés,
Portés par les ailes des inconnus ouvrant les voies,
Chemins dessinés, impénétrables destinées,
Où seules les plumes fortes se font voix ?

...à Carole...
MG 19/06/2016

29 juillet 2023

FORCE

228

Sorti de ton château fort, preux chevalier,
Point besoin de questionnement ni autre torture,
Pour te dessiner, et rien que te faire tout déballer,
Te voilà presque nu, sans habits, sans armure.

Aurais-tu craqué ou bien est-ce ta carapace,
L'un fort, l'autre fragile, couple bien étrange,
Pour te décider subitement à vider ta besace,
Et ainsi marteler tes mots forts en échanges?

Toi qui marche dans les silences, presque invisible,
Toi, l'aimant, qui voit les absences venir à toi,
Comme la goutte se détachant du liquide, accessible,
De la vérité comme des essentiels, tu fais ta loi.

Mystère de l'inconnu attaché au pieu de l'espoir,
Le coeur qui parle, qui pleure, et qui parfois vomit,
Dévoile son immunité aux multiples échappatoires,
Où enfin les jours donnent suite à la nuit.

C'est toi l'homme aux clichés, où rien ne cloche,
C'est toi l'homme aux clashs, l'homme clenche,
Parfois homme lisse auquel on s'accroche,
Et qui, homme déçu finalement se retranche.

A rien ne sert de vouloir comprendre l'homme,
Tout est plaisir de vouloir entendre l'âme,
Juste est de savoir que crochus sont nos atomes,
Et que de toi, chaque jour, je m'affame.


...à Monsieur....

MG 04/06/2016

29 juillet 2023

DIS-MOI...

226

Toi qui vois dans les regards, plonge toi dans celui-ci.
Crois-tu que l'on puisse se noyer dans cette eau lacrymale qui ne coule pas mais qui est pourtant là, derrière ?
Crois-tu que les stries entourant ces yeux vont continuer à se dessiner, que les sillons de cette souffrance vont encore se creuser ?
Le visage du désespoir peut être beau....quel paradoxe ! Y décèles-tu une douce douleur, cet oxymore portant le poids des années ?
Entends-tu malgré ces lèvres jointes pour taire le mal, appeler à l'aide par l'unique pouvoir de ces iris ?
Vois-tu cette main imaginaire tenter de s'accrocher à ton coeur ?
Sens-tu l'humilité et la dignité retenir tous les sos et les garder prisonniers de son âme à jamais ?

À quand ces regards n'existeront plus ?
À quand le malheur sera-t-il éradiqué de ces peaux tannées par les raclures incessantes de la vie si tant est que l'on puisse donner le nom de vie à certaines existences ?
À quand ce monde bannira-t-il les frissons de peur, inaudibles soubresauts des coeurs mornes ?
À quand notre Mère Terre enterrera-t-elle nos maux, Nous qui lui en donnons déjà tant ?

Toi qui me donnes tant de doutes et tant d'apaisement , ressens-tu ces contraires se marier si bien ? Ces pupilles noires et blanches, ce système pileux noir devenu blanc, cette peau si belle et pourtant marquée, ce visage si attristé sur lequel on veut doucement passer en une caresse notre main protectrice, même moi, je n'hésiterais pas une seconde à déposer un baiser sur ce front plissé en sept endroits.

Dis-moi que tu ne resterais pas sans rien faire, dis-moi que tu donnerais l'amour, dis-moi que tu ferais ta magie, dis-moi que tu serais la couverture qui réchauffe l'homme qui a froid, dis-moi que tu serais la nourriture du coeur pour cet affamé de la vie, dis-moi que tu serais la main qui ôte les épines, qui soigne les blessures, qui referme les cicatrices béantes.
Non, ne dis rien...........je sais..............

MG 22/04/2016

29 juillet 2023

LA MER ET LE BOUT DE BOIS

225

Un bout de bois jeté au hasard du monde, dans l'immense terre de sable, celle aux milliards de grains. Un bout de bois sec et morne, abandonné, presque mort. Un bout de bois qui ne sert plus. Le bout de bois n'est qu'un bout de vie...
La mer s'approche lentement puis recule, puis se rapproche puis recule...comme si elle hésitait, comme si elle pensait peut-être se tromper. Le bout de bois reste là, toujours, en attente, patient. Les jours et les nuits joueront-ils des destins? La mer a pourtant le pouvoir de l'emmener pour un voyage, de le porter, au-delà des rives saignantes.
Puis la mer lui lance une vaguelette, puis une autre, et quelques unes encore mais pas suffisamment, le voyage est repoussé. Comme une âme en peine sur un port où aucun bateau n'arrive. Le bout de bois est, certes, humide, il s'est rafraichit, il s'est refait une santé, il s'est lavé aussi, nettoyé de toute cette souillure immonde de ce monde à la dérive qui le fait vomir. La dérive ....justement, peut-être que la mer le sauve en le laissant là. Peut-être qu'elle ne l'entraine pas dans le fond, qu'elle ne l'engloutit pas dans cette écume. Cette mer ne fait pas de noyade. On ne plonge pas dans cette mer, on ne s'abîme pas en cette mer.
La mer...une mère...
Alors elle se retire, sans un bruit, sans un mot. La nuit est longue, trop longue. Le monde du silence reprend ses droits, celui des doutes aussi. Le bout de bois finalement ne restera pas immobile. Une main le prendra, pour le déposer ailleurs mais pas loin, tout près. Le bout de bois n'oublie pas, le bout de bois garde un oeil et une pensée pour la mer.
Le bout de bois ne sèchera plus à présent, il ne pourrira pas. Le bout de bois n'avait plus la mer mais il a eu la pluie, celle qui fait prendre racine, celle qui fait fleurir.
Puis des lunes et des lunes plus tard la mer décide d'y mettre son grain de sel. Bonne idée, le sel donne du goût, le goût qui va contre la fadeur, comme une couleur sur une feuille blanche.
Le bout de bois ne peut être à deux endroits en même temps mais il peut servir d'étai, de cale, de support. Le bout de bois, quel que soit son taux d'humidité et son état, peut se montrer bien plus utile qu'il n'y parait.
Le bout de bois est là, mousses, champignons ou autres attaques, rien ne le fera crever. La mer a toujours ce droit de l'emmener, le bout de bois se laissera voguer sur ces flots.
La mer n'est pas assassine mais au contraire salvatrice.
La mer et ses ressources, le bout de bois et son utilité.......Une osmose....
 
...à Lydia...

MG 16/04/2016

26 juillet 2023

VOLET

219

Force est de constater qu'une page s'est désormais tournée, le blanc des absences s'est propagé dans les jours, peut-être des envies qui ne sont plus en vies....
Les coeurs transpercés, à présent rognés, dont l'un subissant l'érosion d'une habitude, et l'autre inapte à combler un manque.
Une page tournée ne referme pas un livre, elle poursuit l'histoire ou change de chapitre mais l'histoire est là et elle reste. Parfois les auteurs écrivent un tome 2 pour perpétrer la vie des personnages...j'ose espérer cela... L'auteur doit sûrement être en train de réfléchir pour écrire la suite...

Le coeur est comme une éponge qui, pour ne pas se dessécher, n'attend que de se remplir pour combler ses manques. Puis on le presse pour redonner ce qu'on a reçu. Incapable d'apporter la moindre goutte d'eau, ou alors sous forme de mirage, se faire illusionniste par la force des choses est un paradoxe des plus honteux lorsqu'on déteste le mensonge, les masques et les faux semblants.

Les volets s'ouvrent pour s'envoler, peut-être que des portes s'ouvrent pour s'emporter...Peut-être aussi qu'on ouvre un livre pour se délivrer...

L'amitié est une très grande valeur pourtant elle ne s'achète pas, elle se gagne. Elle peut donc aussi se perdre. Une idée qui fait peur...
Peut-on sortir du néant et retomber dans l'abîme des anonymes de celui ou celle qui vous a aidé à vous hisser ? La lassitude engendre bien des choses, la vie aussi, et lorsque les deux se conjuguent, on devient blême, pâle. Les fantômes existent, j'en sais quelque chose !

MG 06/10/2015

22 juillet 2023

HORIZON

139

De mon hiver si noir, auquel j'ose échapper,
Ne resteront que des tas de cendres, des maux,
Des rêves en bleu comme des bateaux amarrés,
Les perles de brouillard mourant au renouveau.

Le navire désormais vogue sur les flots du temps,
L'horizon dessine enfin un sens à la vie,
A rien ne sert d'espérer, ne plus faire semblant,
Le mur de pierre ne fausse plus la vue, les envies.

Et toi qui ne m'a jamais connu, qui es-tu ?
Une empreinte que l'on croit quelquefois deviner,
Embaumant l'âme ternie dans les moments perdus,
Désir suprême, rêve de fou, ou même vérité.

Toi qui ne veux m'approcher, semblant m'éviter ,
Que l'on nomme avec un grand A, parfois cruel,
La peur de soi, un ennemi à faire tomber,
M'attends-tu quelque part, comme une voix, un appel ?

MG 20/01/2013

24 juillet 2023

SI UN JOUR...

205

Si un jour je perds la tête, je veux rester libre, à courir dans cette liberté, dans l'air, dans l'herbe, dans le temps. A prendre mes jours dans leur longueur et leur lenteur, dans leur éphémère durée aussi, dans mon temps à moi.

Si un jour je suis au royaume des fous, je veux que mon coeur soit entendu, soit attendu. A répandre mes viscères tordus dans la mer de mes angoisses, je libèrerai mon corps, pour y laisser la place aux esprits révélateurs d'amour.

Si un jour je vois des ombres inexistantes, je veux que l'on y associe des couleurs, des nuances, des thèmes chers à mon coeur. Que ces peintures noires ne soient que des essais qu'on chiffonne pour jeter à la poubelle et repartir sur une feuille blanche et pure.

Si un jour je ne peux plus penser, je veux dormir, et laisser les rêves venir à moi et envahir mon âme de merveilles, de trésors cachés dans le monde imaginaire de ma vie.

Si un jour je ne peux plus marcher, je veux voler, planer au dessus des jours. Ne plus sombrer dans la mer de mes larmes et voguer sur l'océan de mes libertés intérieures.

Si un jour je ne peux plus parler, je veux que l'on regarde mes yeux, dans leur profondeur, et qu'on y lise leurs secrets. Qu'on me touche, qu'on me caresse des mots partis et abandonnés de moi.

Si un jour je ne peux plus voir, je veux que l'on me narre l'histoire du face à moi, que l'on me donne l'écoute nécessaire à la reproduction imagée du réel.

Si un jour je ne peux plus me souvenir, je veux que l'on garde les esquisses de mon chemin parcouru. Je veux que le livre de ma vie me soit conté.

Si un jour je deviens un autre.........je veux rester moi.
Seul ce gosse que je suis est heureux....

MG 18/01/2015

26 juillet 2023

NOYADE

212

C'est le vacarme silencieux qui fait tomber dans l'abîme des angoisses, celui dont les voix s'entrechoquent contre les murs de la boite crânienne.
Comme une force invisible qui fait pleurer de l'intérieur. Des pleurs qui ne coulent pas, des pleurs du ventre, des pleurs qui noient, des pleurs qui engloutissent.
À maudire les cris de demain, on finit par bannir et détester le futur et pourtant l'avancée du temps est une sauvegarde. Etrange paradoxe que de se satisfaire des jours criblés, aérés et vouloir les tenir fermés, sans danger, sans attaques.
Le temps...justement....quel est-il ? Des moments où le doute arrive à grand galop et d'autres instants où il repart, comme une mer et sa marée haute, puis sa marée basse laissant des traces sur le sable, des souvenirs, des rigoles, des cicatrices.
Les manques se remplissent-ils un jour ? Une sensation d'inachevé, d'inaccompli, une toile que l'on aurait arrachée des mains de son auteur avant même qu'il en termine les contours d'où la peinture s'écoulerait, se répandant sur le chevalet.........ce support tâché ...peut-être est-ce là la définition de ce corps qui se torture ?
L'important est partout, il guette, il surveille, il réveille aussi...
Le sentiment d'être une statue, de pierre ou de bronze, froide, humide, qu'il ne faut pas toucher, pas embrasser. Une sculpture bâclée, livrée aux intempéries, couverte de bactéries de salissures mortelles qu'il ne faut surtout pas approcher sous peine de choper un ticket pour l'enfer. Une personne, qui pourtant ne reste pas de marbre, dont on fait un cimetière.
On fait la fine bouche et on la laisse en retrait, comme à l'abri. Pas un seul mot, pas un seul appui moelleux de ces deux lèvres accolées pour déposer le moindre geste tendre. On garde pour soi........mais on garde quoi ? On ne donne rien.
Ce défaut de remplissage laisse un trou tellement béant qu'il y a ensuite de la place pour stocker les idées noires....tellement ...plus qu'il n'en faut.

MG 036/05/2015

24 juillet 2023

AILES ÉMOI

200

De leur naissance sans une goutte de sang,
Par l'encre blanche se sont enfin déployées,
Les ailes me portent en un autre firmament,
Juste par la magie d'un amour éthéré.

Et me libérant des chaines presque rouillées,
Au sel acide des mornes vagues incessantes,
Envolant mon coeur enfin vers d'autres contrées,
Mon âme vivante se fait lumière ardente.

Elles tiendront, elles supporteront toutes tempêtes,
En forces douces égales dans la résilience,
Donnant folies de vie où plus rien ne végète,
Comme soulevant des montagnes en abondance.

La vie, jamais ne pourra lacérer ces ailes,
A prendre forme, elles n'ont que si longtemps mûri,
Désormais ce si beau voyage est éternel,
Phoenix en vol, aux ailes de feu attendries.

MG 14/08/2014

24 juillet 2023

L'ÂME DE FOND

198

Un jour sans jour, une ombre dans la pénombre,
Suintant le vide translucide où rien n'abonde,
Lasse de lutter en vain puis se laisser choir,
Sombrer dans l'abîme profond du mouroir.

Petit à petit, perler la vie et perdre son sang,
Se consumer comme un vulgaire bâton d'encens,
Recroquevillée en position foetale,
Où tout est survie, redevenir animale.

Cachée, prostrée comme une bête blessée,
Les entrailles nues et le coeur en apnée,
Lumière blafarde, seule clarté dans la lune,
Dans le désespoir, compagnon d'infortune.

Gisant à même le sol poisseux du mal,
Ruisselant toutes les douleurs hivernales,
Se laisser glisser, et lâcher les accroches,
Puis lentement, les jours blancs s'effilochent.

MG 08/08/2014

24 juillet 2023

LE CLOÎTRE

197

Sous la voûte , mes pas résonnent contre les pierres,
Cassant le blanc du silence, dans la pénombre,
Il y règne comme une magique atmosphère,
Venue d'un autre temps, d'un autre monde.

Le soleil ne perce pas la forteresse,
Gardant sa puissance pour la vie d'en bas,
Que mort s'en aille et que vie se laisse,
Source de ressources, bien loin des combats.

Je marche là, hors de tout, hors de moi,
L'ailleurs est ici, dans un périple de l'âme,
Le corps, le coeur et l'esprit par mon octroi,
Libre et rassasié des forces qui affament.

La pierre partout présente, rugueuse ou lisse,
Usée par le temps sous toutes ses formes,
Par l'érosion de l'histoire, parfois castratrice,
Dans son écho, se fait le nouveau métronome.

MG  05/07/2014

...à Laure...

23 juillet 2023

LIGNES DE VIE

167

Dans la nuit noire et glaciale, brûlant de givre les os,
Les maux glacent le sang et ravivent la douleur,
Le coeur hachuré, noyant de larmes les mots,
Flotte sur une mer d'épines, de poison et de peurs.

Longue est la route et parfois même violente,
Aux faibles lueurs, les fantômes malsains meurent,
Juste quelques étoiles aux branches caressantes,
S'animent pour qu'enfin un horizon s'effleure.

Arracher l'ancre du bonheur, ensablée au pire,
Les aurores ne s'éternisent plus dans la brume,
Lâcher les tumultes du vent, et sortir de la mire,
A l'abri des morsures , l'âme enfin s'exhume.

MG 08/07/2013

23 juillet 2023

04/04/04

186

Voilà dix ans que je t'ai quitté,
Jour pour jour , date bien conforme,
Et pourtant hasard du calendrier,
Mais je n'en suis pas moins homme.

Tu me tenais, tu m'enchaînais à toi,
Pas un jour sans t'être fidèle,
Fausse liberté dans un couloir étroit,
J'ai débloqué enfin mes ailes.

Les volutes de fumée mortuaire,
En esclavagiste et poison menteur,
Ne m'emmèneront pas au cimetière,
A ma vie j'ai rajouté des heures.

Tu ne m'auras pas, toi la sale dope,
Une décennie sans m'accompagner,
Tueuse en série, satanée clope,
Fier de moi, j'ai réussi à m'échapper.

MG 04/04/2014

23 juillet 2023

ET HAUT LIEN

185

Il est des jours caressés par un souffle chaud,
Diluant les mornes airs dans la tiédeur,
Il est des jours frappés par la laideur,
Qui semble vous conduire à l'échafaud.

Le vent tourne et il tournera toujours,
En tourbillon, faisant voler les mots,
Cyclone, ouragan, chavirant les bateaux,
La tempête ne peut rien contre l'amour.

Ecoute le ronronnement de l'hélice,
Comme nos coeurs qui battent en osmose,
Et protègeons au mieux cette fleur éclose,
Aux plus hauts soleils des temps complices.

Et toi, au service d'Eole, ne cesse jamais,
Ni de tourner, ni d'aérer nos pensées,
Fière et droite, juste et adaptée,
De nos bouches , reste aux aguets.


...à Sandrine...

MG 30/04/2014

26 juillet 2023

HOMME SWEET HOMME

211

Qui êtes-vous Monsieur pour oser réveiller ma plume ?
Quelle contrée lointaine s'est séparé de vous ?
Armé jusqu'au coeur, droit, sur votre cheval d'écume,
Par vos mots posés en bouclier je deviens fou.

Inutile pour moi de vous affubler d'une auréole,
Seulement vous ouvrir les portes de mon royaume,
Afin de pouvoir y échanger nos camisoles,
Puisque se sont fait crochus nos atomes.

Adoucissez mon âme Monsieur, je vous en prie,
Restez dans mon sillage, en force et en douceur,
Du breuvage divin, nous boirons jusqu'à la lie,
Et je vous ferai chevalier de mes lésions d'honneur.

Marchons ensemble sur ce sol qui ne se dérobe,
A grands coups de pétages de plombs épistolaires,
Gardiens du temple de nos tortures si nobles,
Poitrines à nu, laissons nos coeurs prendre l'air.

Oui Monsieur, j'assume de décocher une flèche,
Loin de moi pourtant l'idée d'être Cupidon,
Mais juste me faufiler dans cette maudite brèche,
Pour y mettre à terre tous vos dragons.


...à Sens-Unique...
MG 25/04/2015

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 > >>