CITATION 130
L'amour c'est comme la musique...plus c'est fort, plus ça emmerde les gens ! (Jacques Brel 1929-1978)
L'amour c'est comme la musique...plus c'est fort, plus ça emmerde les gens ! (Jacques Brel 1929-1978)
Celui qui connaît l'art de vivre avec soi-même ignore l'ennui. (Didier Erasme 1467-1536)
J'ai l'impression de déambuler dans un couloir étroit et noir, perdu dans ce monde que j'aime et qui me fait fuir pourtant. Parfois j'y ouvre une porte qui me donne la lumière nécessaire à mon avancée, et certains battements de mon coeur y sont attachés.
Je vis donc, ou plutôt je survis...
La prise de conscience est une chose, le mal être en est une autre. Être conscient des dangers peut être salvateur mais j'ai l'intime conviction que les peuples autochtones, n'ayant pas conscience des dérives de notre fichu monde, vivent en harmonie avec eux-mêmes.
Aussi je me demande bien si tout savoir sur la réalité de notre monde ou pas est une bonne chose pour vivre sereinement. Je pense avoir trouvé la réponse.
En fait tout dépend de la "grandeur" du monde dans lequel on vit.
Nous vivons dans un monde "ouvert" ( les guillemets ont leur importance ) à tout avec internet, la télé ( même si elle manipule ), les livres, les séjours à l'étranger en professionnel ou visiteur, donc nous avons une "vue" ( pour ceux qui veulent bien voir ) sur la planète entière.
Or les peuples "primitifs", ou plutôt libres je dirais, ont une vue sur leur monde à eux c'est à dire, soit leur forêt, leur glacier, leur désert....c'est la même chose que nous mais en réduit et donc leurs soucis et leurs combats à eux portent par exemple sur une maladie qui atteint une population d'arbres de leur forêt, la fonte de leur glacier, la réduction du gibier, l'avancée de la mer sur leur désert.
Chacun a donc sa conscience en fonction de son monde et de sa "superficie". Certains ont un monde réduit à leur égo et donc n'ont que faire de quoi que ce soit, d'autres se battent comme ils peuvent pur une juste cause qui, à sa base, ne les concernait pas, d'autres ont de grands projets bienveillants.
Je ne surprendrais personne en disant que les "petits mondes" ne m'intéressent guère mais attention à l'amalgame........ Une personne vivant dans le grand monde ( celui qui a accès à tout ) cité plus haut et qui reste positionnée sur ses 2 m² me semble bien plus fade et dangereuse que celle qui contribue dans un monde de seulement quelques hectares, au bien-être de sa tribu.
Le nombre d'individus n'est pas important....combien y a t-il de mondes ? Et qui est heureux ?
MG 24/12/2017
En ces jours, dans les folles rues illuminées,
Les vitrines et leurs pancartes scintillantes,
Accrochent les lêcheurs et leur monnaie pendante,
Ivres de folies, prêts à se déculotter.
S'arracher le coeur pour les apparences,
Pensant même faire partie des lumières,
Ils errent dans les galeries de misère,
Se délestant avec insistance.
Le ballet des hypocrites est commencé,
Après les restos et la télé aux dons,
Que l'on chante à grands coups de millions,
Ils continuent lentement à se tuer.
Les fêtes , ah, quelle belle aubaine,
Une de plus pour vous saigner,
Et jusqu'à l'os, vous serez rongés,
Patience , les soldes c'est dans 3 semaines.
MG 20/12/2017
Jamais plus prisonnier comme le fut l'amour en cases,
Somnolent sur la paillasse d'une cellule aux normes,
Sans dévier de la ligne à suivre, où rien ne s'embrase,
Les Je t'aime, punis, étouffés au chloroforme.
Jamais plus les désirs bâillonnés en pénitence,
Effaçant toute trace d'une âme sensible,
Dilués par les pleurs retenus en abondance,
Ne se pâliront par le temps de l'impossible.
Jamais plus les refus, dorés en hypocrite pudeur,
Ramassant les médailles d'une course à l'apparence,
Où brillait de mille feux la fausse blancheur,
N'altéreront le goût de ma résistance.
L'amour libre, universalité de mon coeur,
A jamais sauvage, reste à jamais épris,
De tout, de Toi, incontournables douleurs,
En forces involontaires que la vérité clarifie.
Un rêve , des rêves, et plus rien en charpie,
Sauveurs réciproques, se lient toutes les chairs,
Les entiers ne font que des souffrances adoucies,
Où gagnent à chaque instant tous les mystères.
MG 19/12/2017
Rien à dire sur ce slow tellement il est sublime............juste écouter........
Et coule de l'encre larmoyante, l'invincible vainqueur,
Aux combats intérieurs mais en seul décideur,
Prince en ce monde réel imaginaire qui est mien ,
Sans trésor, sans richesses où pourtant tout m'appartient.
Terres de sang, lande magique, me proclamant roi,
J'y obtiens tout et, sans limites me donne l'octroi,
Enfin une vie de folies, d'amour et de pouvoir,
Les blessures cicatrisent et laissent les balles au tiroir.
Le droit de vie ou de mort, le Je à ma merci,
Saignements libérateurs au renouveau inscrit,
La force légère dans la main en acide velouté,
Persiste et signe par le sceau permis à volonté.
Voyage infini, toutes les contrées traversantes,
En cortèges protecteurs ou solitude désolante,
Le chemin n'est que le choix de la dite plume,
Celle qui, dans le noir, fait qu'une lumière s'allume.
MG 10/12/2017
Aux silences interminables se scellent cris sourds et douloureux,
Folies inqualifiables en mornes journées obscures,
Quand l'injustice mord jusqu'au sang les terribles aveux,
Emportant dans l'enfer, l'amour en blessante déchirure.
Le crime d'aimer, en rejet, condamné par le seul mépris,
Emprisonné dans le coeur où s'isole l'âme en exil,
Transcendance salvatrice que l'on nomme même folie,
Juge, bafoue les soleils de vie et jette à l'asile.
Les yeux aveuglés, en ligne droite dans la norme,
Déferle la vague noyante en parole de foule,
Monde transparent où plus personne n'est personne,
Et l'amour calibré, mesuré, rentre dans le moule.
Du pays au mensonge réel, voilé dans ses faux espoirs,
S'expatrient les amants sans fuite ni même lâcheté,
S'abandonnent follement sans regarder dans le miroir,
En seuls acteurs des véritables élans du coeur entier.
Deux ne faisant qu'un, nous resterons toujours en Nous,
Les souffrances en entêtés contraires se font forces,
En amour propre et blanc, nous laverons cette boue,
Le champ libre, en route où le futur enfin s'amorce.
MG 10/12/2017
Laissée derrière la tempête, se diffuse une brume amère,
Où règne un calme infernal, elle onde lentement en piège,
Comme un voile, contraire à la voile, situant les barrières,
Le coeur à l'agonie, peu à peu, de ses rêves, s'allège.
La clé se perd encore et lourde est la porte de lumière,
L'âme fissurée par les bruits invisibles et si noirs,
Et se ferment les jours attenant au cercle polaire,
Froissant les heures en des longueurs dérisoires.
Périples avortés, dans la nuit en visions éphémères,
La ligne du temps en fracas tel un miroir brisé,
Le ciel assombrit drape tristement les étoiles d'hier,
Mais mon souffle pour toi, jamais ne sera éreinté.
Au bûcher des souffrances, l'Amour entier en offrande,
Seule et unique force de vie, richesse de bon aloi,
Un combat ultime et délicat, où mes mains se tendent,
Arrachant ce coeur qui bat, et ne brûlera que pour Toi.
Les dés ne sont pas jetés, la vie n'est pas un jeu,
Dans les silences visuels de ces peintures mortes,
Je dessinerai un chemin, et traversant tous les feux,
Les peurs aux oubliettes par mon coeur en escorte.
MG 06/12/2017