MURMURES
Les murs ne sont pas mûrs de la vie, ou pire, ils sont trop mûrs, voire pourris...
L'ombre des fantômes de pierre, ces rocs lourds et froids, qui, sans cesse, tentent de cloisonner les rêves incontournables, les libertés qui résonnent, dans l'âme des fous raisonnables. Mais l'ombre se déplace avec le soleil et chaque jour les pensées reviennent, les coeurs battent, les murs s'abattent.
La pierre inusable, traverse les siècles mais combien de pierres ne servent à rien ? Tombées ça et là, inertes, comme la mort.
Rempart du pouvoir qui se rend par les yeux, forteresse faussée qui s'écroule par ses fondations boueuses, le temps fait son oeuvre...
Coeurs de pierre, se graveront en vous, les épitaphes honteuses et l'anagramme déjanté de stone donnera les notes du nouveau chemin.
Murs écroulés, murs éboulés, la douce mousse vous prendra, rien ne l'empêchera de vous habiller.
Parler à un mur........le silence pour seule réponse, rien de concret, rien de vivant....ils sont morts. Les cailloux n'ont pas l'existence, leur intérieur semblable à leur carapace, n'a d'égal que l'insignifiant de l'Être.
Hommes forts et cailloux morts à mes yeux, force éphémère et vide sidéral vertigineux. Où sont passés les vérités ? Elles doivent dormir au fin fond d'un étui façonné de matières nobles.
Le pouvoir ne peut pas tout, le rêve est infini.......
MG 09/04/2017
