DU GOUDRON ET DES PLUMES
Toi, passante aux cent soucis, sur mes terres venue,
Prends bien garde que les fesses je ne te botte,
L'indien si paisible, irrité, est devenu,
Et poussant la vilaine intrus dans sa roulotte.
Oh mais ô toi l'indien, comment tu te comportes!
Mes fesses sont un bien qui justifient l'arrêt.
Et si tu les meurtris, j'appelle mon escorte
De ta plume en couleurs elle va faire un béret....
Rapide et rusée ta plume se fait agile,
Cela te sert il pour commettre tes larcins ?
Voleuse de poules qui la nuit se faufile,
Tu prends la mauvaise voie pour gagner ton pain.
J'ai le même discours, l'indien, pour ta gouverne
Les poules je les prends mais pour rester en vie
Si nous parlions plutôt des scalps dans ta giberne
Je vois à ton regard qu'il t'en manque l'envie...
Comme le colon, je te chasse de mes plaines,
Hors d'ici la diseuse de bonne aventure,
La langue de vipère est dans la bohémienne,
Oui, ma lame détacherait ta chevelure.
Je tiens fort à ma peau je reprends donc ma route
Mais je vais te laisser cette prédiction
Que s'enflamment tipis, que ton peuple redoute
Le sombre enfermement, ma malédiction...
NB & MG 01/12/2017
