2 août 2023
ENFER, MAIS...
L'élan prisonnier dans un étau qui compresse,
Apnée des sens dans une ultime détresse,
En immobiles pouvoirs, les mains s'enchainent,
Aux débris insalubres que le vent ramène.
La vitre sale en miroir fou de l'esseulée,
Parle en menteuse noire de l'image faussée,
Et plonge dans l'obscurité tous les espoirs,
Poussant la flamme de la bougie à l'éteignoir.
La poupée désarticulée se cache au placard,
Ne suffit, pour assécher les larmes, le buvard,
Epongeant l'encre pleine des mornes soirs,
Recueil des maux en un trouble dévidoir.
La vie ne s'en va pas, s'éloignent les rêves,
Des morceaux, des pas qui ne s'achèvent,
Se joue le théâtre insolent des contraires,
Ne pouvant tuer les harmonies ventriculaires.
MG 04/02/2018
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