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L'APACHE
  • ÉMOTIONS en musique, poésie, nature, divers... J'ai créé ce blog pour donner mes goûts et mes dégoûts , mes annonces , mes messages , mes textes , mes préférences . Échanger des idées sensées en est le but . Vous pouvez en faire autant en commentaires.
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16 juillet 2023

PETITE FILLE

51

À notre court passé révolu ,
Dans tes yeux embués de tristesse ,
Se noie notre vie , lien perdu ,
La mer qui nous secoue sans cesse .

Cours , petite fille , sans te retourner ,
Mémoire vive , à l'ombre de toi ,
Je vois ton chemin déjà tout tracé ,
Te gagnera , un jour , l'oubli de moi .

Rêves à peine éclots , s'effacent ,
Dans l'enfer sombre crépusculaire ,
Dans mon esprit ne perdront trace ,
Ton regard , n'est plus qu'un hier .

Dissipant peu à peu nos errances ,
A l'horizon de mes yeux , tu n'es plus ,
Sonnez le glas de ton silence ,
Morne route , je t'ai perdu .

Vers la tombe de nos souvenirs ,
Funèbre convoi hante mon âme ,
Petite fille tant de tes sourires ,
Auront dansé avec mes larmes .

Petite fille , de loin venue , sauvage ,
Enlaçant , et guérissant tes peurs ,
Finissant dans un horrible carnage ,
Ton absence au cimetière de mes douleurs .


MG 10/04/2012

23 juillet 2023

SI REINE...

177

Puisque tu me réclames, du jus de tête et d'encre noire,
En voilà, sans pulpe, visqueux, presque jetés en flaques,
Fallait pas, à chaque texte, me filer une claque,
Tu te retrouves à présent sur mon écritoire.

Tu m'as filé la gaule, tu m'as tendu la perche,
Même dans ta déconnade, je m'sens un peu con,
Et je me fais même, la peau, logis de frissons,
En dévorant tes lignes comme une langue s'allèche.

Ah t'en veux du mot tordu, toi la mouillée!
Tu sembles filer comme un poisson entre les mains,
Et pourtant un peu amarrée à ce piètre indien,
Qui se régale de tes mots en acier trempé.

Pas terrible ce texte, un peu fade et mou,
Il aurait été bon de t'en prendre plein les dents,
Mais les sirènes ne montrent les crocs en nageant,
Le piquant et le mordant ne sont au rendez-vous.

...à Liz...

MG 05/01/2014

23 juillet 2023

L'OUBLI

176

Aux heures de fin, prémices d'une neuve,
Tout s'efface, plus une seule épreuve,
Le maillon fermoir du cycle se vit,
Se consume et se consomme à l'envi.

Oublier, passer, ne pas se retourner,
Si facilement le pont est enjambé,
Et pleuvent les cotillons et autres artifices,
Où d'autres âmes se collent aux maléfices.

Devant ou derrière, froide est la vitre,
Seule ou pas, toujours le même chapitre,
Elle compte sur sa pendule aux espoirs,
Les jours ne sont que des morceaux de couloirs.

Et tremblent les cordes des instruments,
Chancelante, sa joie de vivre se ment,
Et l'on rit, l'on s'aveugle, et l'on fête,
Eternel recommencement , rien ne s'arrête.

MG 31/12/2013

16 juillet 2023

LES SENS ET L'ESSENCE

52

Qu'est-ce qui peut pousser les êtres à se désirer ainsi ? Les sens ne sont-ils pas l'essence même du désir ?
J'imagine me délecter de tout ça ...

Les contours d'une silhouette , tantôt droits , tantôt arrondis , comme des plaines et des collines , que l'on peut imaginer parcourir dans une totale liberté , tel un cavalier traversant l'immensité de son paradis terrestre . Les yeux se remplissant même de ces petits frissons apparaissant sur sa peau , la voyant se recouvrir de ces minuscules éruptions de désir , puis le regard se tournant vers le sommet de ces excroissances mammaires , qui se raidissent et finissent par me regarder , eux-mêmes . Un corps qui n'en n'est plus un , puique mes yeux l'ont dévoré ...

Puis mes mains lentement s'approchent , n'osant se jeter tel un fauve sur cette chair . Le besoin de survoler cette terre qui va me nourrir , cette mer qui va me noyer , je ne veux pas tout de suite sentir ce contact pourtant si attendu , ma main me parait assassine , et puis je me laisse lentement porter sur la vague d'une cuisse , la courbe d'une hanche , et progressivement je remonte , sentant les côtes comme des barrières que j'ose franchir pour arriver à ce sein tendre et rond comme le monde qui devrait ne pas m'être destiné par la nature , mais qui m'est offert lorsque je sens soudainement le torse se bomber .

Mon visage s'approche délicatement de ce sein pour le remercier dans un élan de tendresse , peut-être infantile , et mes lèvres semblent se marier à cette peau qui se fait velours , d'une attraction sans bornes , dont je ne peux me défaire . Puis-je à cet instant savoir où aller ? Non , je veux tout ; toute cette étoffe épidermique , je ne veux en laisser aucune miette , mes lèvres ont faim de ce plaisir . Alors ma bouche voyage sur ce corps .

Et puis mon sens olfactif , s'éveille ... mes narines rasent cette soie cutanée , dont les effluves se modifient en arrivant dans certaines zones . J'en prend les senteurs et ce corps me parait chargé des parfums les plus inattendus qui soient . J'en décele même les senteurs naturelles et celles qui ne le sont pas . Des odeurs de chaleur comme des odeurs de fraicheur . Toute épice , toute essence florale semble présente .

Tout à coup , je m'aperçois que des souffles longs , lents , et presque étouffés semblent rythmer mes gestes . Et plus j'anime mes intentions , plus ces râles de bonheur se font rapides et bruyants ... comme une mélodie m'accompagnant . Lorsque je ralentis , pour savourer , ils baissent d'intensité phonique mais pas de sensualité .

Toutes ces sensations ressenties et les désirs semblant rassasiés , une exaltation sensorielle , se produit alors .

Je reviens à moi comme sortant d'un état de transe pour me dire , que oui , tous les sens ont tout leur sens ...


MG 13/04/2012

23 juillet 2023

LAISSE

154

Laisse-moi courir vers toi comme la cascade se jette dans les profondeurs,

Laisse-moi te regarder comme l'oeil de lune semble veiller sur nous,
Laisse-moi sangloter de bonheur comme la pluie d'un été calme le feu,
Laisse-moi te réchauffer comme les bras du soleil murissent le blé,
Laisse-moi te toucher comme le souffle chaud du vent caresse les dunes,
Laisse-moi t'aimer comme la mer se couche sur le sable,
Laisse-moi devenir fou comme une feuille tourbillonant dans la tempête,

 Mais je t'en supplie ............. ne me laisse pas ...


MG 04/04/2013
23 juillet 2023

RECONNAISSANCE

170

Je me souviens sans peine de cette image,
Où, heureux, je t'ai serré contre moi,
Je me souviens sans brumes de ce voyage,
Hors de mes couloirs si froids.

Je n'oublie pas cette main tendue,
Des jours et des jours dans la lune noire,
Des choses si simples mais peu répandues,
Le coeur ouvert en qui l'on peut croire.

Je me souviendrai de ce lien si fort,
Reconstructeur des ponts cassés,
Des partages et ballades en accords,
Faisant de mon esprit , un nouveau-né.

Je n'oublierai jamais la fraîche onde,
Enveloppe de bien-être, me redressant,
Où sur la peau les frissons abondent,
Certains de mes plus beaux moments.

MG 22/09/2013

...à Sandrine...

18 juillet 2023

ABÎME

79

Dans l'incohérence des unions imperceptibles ,
Dans la source des évidences épistolaires ,
Se mêlent rêves et feux prenant pour cible ,
L'abîme profond d'une terne vie d'hier .

Les ébauches pensives ne sauraient être utopies ,
En unissant les bouches avec les pages ,
Où rien n'est entrevu , là où tout se dit ,
Libérant l'esprit et détruisant les cages .

Enfer pourtant adulé et tant repoussé ,
Enterrer le mauvais pour entamer le bon ,
A la douleur de l'âme , ne plus se plier ,
Lethargie noire , en faire l'abolition .

Point de faux espoirs dans les entrailles ,
Ni devoir , ni pouvoir , ni même délit ,
Juste avec les nouveaux rêves , faire ripaille ,
Se laisser bercer sur les eaux ressenties .

MG 14/06/2012

18 juillet 2023

D'AILLEURS 5

72

Un jour , il me faudra traverser la lande ,
J'entrerai dans cet endroit si étrange ,
Cette forêt que l'on nomme Brocéliande ,
Peuplée par les démons et les anges .

On raconte que dans ces lieux magiques ,
Fées et sorciers , hantent les mémoires ,
Elixirs d'amour ou pouvoirs maléfiques ,
Sortent de leurs potions , de leurs grimoires .

Le soleil , transperce , comme une épée ,
Ce domaine , où personne n'ose ,
Dans la nuit noire s'aventurer ,
Où les créatures se métamorphosent .

J'irai vous chercher mon Isabeau ,
Puisse mon chemin être éclairé ,
Que ce monde ne soit mon tombeau ,
Vous sauver , serment est prêté .

Peut-être , la dame du lac , verrais-je ,
Ou rencontrerais-je , l'enchanteur ,
Me jeteront-ils un sortilège ,
M'arrivera-t-il quelque malheur ?

Votre honneur pour lequel je combats ,
Je défendrai avec verve , Isabeau ,
Nul en ce monde , ne m'arrêtera ,
Même les chairs en lambeaux .

Puis je reviendrai de cet exil ,
Pendront aux fenêtres les oriflammes ,
Et sonneront les trompes dociles ,
Chantant votre retour , gente dame .

MG 29/05/2012

D'AILLEURS 1

D'AILLEURS 2

D'AILLEURS 3

D'AILLEURS 4

D'AILLEURS 6

23 juillet 2023

MOTS

164

Je voulais te faire une déclaration mais les mots ne me viennent pas ; Ils sont ancrés sur les parois de mon ventre, prenant racine au fond de mon être comme semblant ne vouloir se détacher de moi que pour t'habiller de la plus belle des étoffes le jour venu.

Orphelin de toi, je t'imagine , je te respire, je te dessine, avec toujours la même adrénaline, qui m'enivre mais qui m'oxygène. Je sens ton parfum d'ici, celui qui me fera fermer les yeux de bonheur, celui qui me fera léviter, celui qui me couchera aussi ...

Je peins si souvent le tableau de nous, j'écris si souvent l'histoire en avance, ce présent qui recule devant moi et qui ne se transforme donc jamais en passé ... un bonheur ?
Quel est donc ce personnage qui s'est détaché de mon enveloppe ? Cet être qui vit de toi, existait-il avant ?

Me faire vibrer de tout mon corps, de tout mon intérieur, est ton pouvoir, celui que ton élixir d'encre veloutée a produit . Une découverte s'offre chaque jour à moi , une découverte de moi, par toi....une découverte de nous .

Mes entrailles suintent l'amour que j'ai à te donner, mes veines bougent sous le flux de mon sang, mes yeux brillent de ton soleil...
Écoute le chant mélodieux de nos sirènes, regarde la danse des sylphides, et caresse notre histoire, comme tu sais si bien le faire. Donne-moi de toi, j'en ai encore faim, je m'abreuve des folies épistolaires jusqu'à vouloir qu'elles ne s'arrêtent jamais.

Tous les adjectifs qualifiant notre amour ne seraient finalement qu'une salade composée alors qu'il est le plus fin, le plus velouté des desserts fondant dans la bouche de deux êtres alliant les meilleurs ingrédients ...
Jamais nous ne pourrons désavouer cette évidence, ce trait si droit, si parfait, sans sur-épaisseur, sans sur-lignages inutiles...... Juste la trace d'une plume, si légère, si douce.
Je n'ai plus besoin de dormir.........je rêve éveillé, je vole.......

Je ne sais plus ce que la vie veut, je ne sais plus ce qu'il faut pour vivre, je ne sais plus la marche, mais je te suis, je nous suis.
Qui nous empêchera, qu'est-ce qui nous arrêtera ? Rien et personne !!
Je n'aurai pas assez de jours pour t'aimer comme je le dois ...

On dit que la passion est destructrice... j'en doute mais je sais une chose, elle peut être salvatrice, réanimatrice.

MG 18/06/2013

23 juillet 2023

ET SI ...

161

Et si tu arrivais avec une tendresse qui bouscule tout, et si la puissance inouïe d'un sentiment, d'une folie, s'alliait à la douceur d'un partage comme une évidence ...
Et si on puisait la force pour tout écrouler, pour s'envoler ...
Et si je n'étais plus jamais comme avant ...
Et si je respirais ton air, ton oxygène, si tu étais mon adrénaline , mon essence ...
Si dans la même peau, j'étais fou ...
Et si l'osmose était parfaite, si tous les silences chantaient tout à coup les mélodies frissonnantes sans jamais s'arrêter ...
Et si tu ne sortais jamais de mes pensées, si nos âmes s'enlaçaient, si nous écrivions la plus belle des histoires ...
Et si nous traversions les mêmes plaines, si nous vivions dans le même ciel ...
Et si les rêves devenaient réels et si le réel était un rêve ...

Et si ....l'amour c'était ça ...

MG 20/05/2013

23 juillet 2023

UN AUTRE

142

Aujourd'hui, je voudrai partir de ma tête, être quelqu'un d'autre et pourtant je n'aime pas les masques ni les imposteurs, mais il s'agit de changer de vie, ce qui vient, par la force des choses, de se produire il y a une heure ...
Ce matin j'ai revisionné toutes mes archives ( 3 classeurs complets ) sur Thomas Voeckler, cet icône pour moi, non par envie ou jalousie mais pour essayer de ressentir ses forces, ses envies, ses combats dans la vie, ses victoires dans le sport comme celles sur ce monde injuste ...

Je voulai m'échapper de mon corps et prendre le bon de Thomas, mais sans le voler, juste le regarder, le rêver, le sentir, le frissonner, et me dire que c'est possible, que je mérite mieux que cette boue, ce vomi d'apparences, ces jours qui ne sont pas les miens.

Je sais que la vie n'est pas faite que de beau, qu'il faut résister aux intempéries, au froid qui vous gèle le coeur mais qui n'arrive pas à anéantir l'âme .

Thomas recommence tout juste une saison ... moi je prends un nouveau départ mais je ne connais pas le parcours, je pars à l'aveuglette, et surtout, j'ai perdu les courses précédentes .
Je vais te suivre Thomas, encore cette année comme dans toutes celles où j'ai ressenti tes émotions, tu vas m'aider encore, tu vas te battre et je serai là, près de toi dans l'esprit, et je t'encouragerai, je me lèverai sur tes exploits incommensurables, sur ton mental de battant, ton respect pour moi, ton public . Tu ne me mentiras pas, comme d'habitude, je le sais, tu feras tout ce qui est en ton pouvoir pour aller de l'avant, je tâcherai d'en faire autant . Je te verrai encore comme tous les ans où je te suis fidèle ( non le mot n'est pas trop fort ) en mars, à 2 mètres de moi, et je crois que je serai beaucoup plus stressé que toi, avec un coeur qui battra à 100 à l'heure, et tu me feras encore et encore monter l'adrénaline.

Tes courses seront miennes, ma vie sera cette dure montée au sommet, mais j'y arriverais ...

Finalement peut-être qu'on se ressemble, où alors nous sommes très éloignés et j'essaie d'arriver au moins à ta cheville, je ne sais pas mais peu importe .
Fais-moi rêver encore cette année, j'en ai besoin ... Sois fort et je te promets de l'être ...

MG 26/01/2013

18 juillet 2023

ÉCHO

82

L'écho de ton envol, laisse derrière toi,
Le bruissement d'un ange, c'est celui de tes mots,
Ils frôlent et caressent, et ma joue et mes doigts,
Candeur des doux moments, berce donc nos repos.

Ô tendre poésie, héritière immortelle,
Que n'as-tu pas plus tôt dirigé sa plume !
Vois comme il l'épouse ! Entends comme il l'appelle,
Ce parfum si léger que la tendresse allume !

Cette harpe vibrante, enlacée à nos cœurs,
Sera si brillante, qu'elle sera enviée,
Par les ombres insatiables, aux assauts en sueur,
Qui n'auront plus de prise, et plus aucun allié.

 
Salomé
21/06/2012
Merci Salomé
23 juillet 2023

LA DAME DE CŒUR

156

Je peux la regarder sans voir, je peux l'écouter sans entendre, mes pensées voyagent sur la femme invisible, celle qui rôde, à pas de velours dans l'intimité de mes rêves . Elle aussi a un pouvoir étonnant...puisqu'elle me touche sans me toucher . Je sais ce qu'elle fait, je sais les silences qu'elle remplit, je sais les couleurs qu'elle passe sur le fade, je vois les plaies béantes qu'elle cicatrise à une vitesse folle .
Traversant mes déserts et mes plaines, chassant mes manques, elle m'en crée d'autres qui me semblent nécessaires et utiles à ma survie . Cette perpétuelle mélodie accompagnant mes jours et même mes nuits, n'est audible que par mon âme, et je la sens parfois comme s'éloigner, se faire entendre un peu moins sans jamais s'éteindre, puis elle revient, plus douce, plus belle .

Enfanter quelque chose qui ne se matérialise pas et qui pourtant est si fort, est-il réel ? C'est parfois indispensable comme une évidence alors que les paradoxes les plus invraisemblables, les plus fous se dessinent .
Tel un cheval fougueux s'emballant dans le vide en étant complètement submergé de sublime et de nulle part ...
La femme du coeur peut changer l'optique et l'envie sans que je puisse le vouloir mais l'horizon s'éclaircit pourtant d'une telle force .
Elle ne se rend peut-être même pas compte de ce qu'elle fait, ce qu'elle produit, ce qu'elle engendre, ce qu'elle sème alors que c'est incommensurable et tellement bon .
Je sens sa présence à chaque instant dans son absence et plus le manque est là, plus elle est présente .
Mes mains tremblent parfois ... mes yeux, aussi . J'ai également des frissons mais ces ressentis n'ont rien à voir avec la peur au contraire, c'est même tout l'inverse .
Mon imagination essaie de se faire un réel et la réalité me permet de rêver . On a tendance à vouloir les séparer alors que finalement, ils sont un couple indissociable eux aussi .
La femme de rêve est toujours là, devant mes yeux, dans ma tête, dans mes envies, dans mes retenues .
C'est dans les silences que l'on entend les plus belles voix, dans les absences que l'on voit les plus belles choses, on a pourtant envie de dévier pour aller vers ce qui attire, ce qui aimante . Les besoins évoluent peut-être .

La dame de coeur est là, près de moi ...

MG 18/04/2013

22 juillet 2023

SUR LA ROUTE

127

Parti ce matin dans un froid hivernal,
Contrasté pourtant, par un soleil lumineux,
Un chevalier sur sa monture de métal,
Court à l'assaut de nouveaux enjeux.

Comme semblant avaler le bitume,
Bravant même les ronces de la vie,
Il chasse ainsi toutes ses amertumes,
Sans violence , juste par ses envies.

Il embrasse l'air et parfois s'envole,
Le métal parait devenir sa chair,
Transportant son âme hors du sol,
De son bonheur défait, il s'aère.

Après tout, après rien, à vive allure,
Fendre le vent, se réparer le coeur,
Et se libérant d'entre ces murs,
Il soigne peut-être ses douleurs.

MG 09/12/2012

18 juillet 2023

ÂMES ENCRIERS DES AMANTS CRIÉS

78

Perdus dans les limbes de l'existence vide ,
L'esprit morne , ses terres en balance ,
Où la torture arrose de son acide ,
Les âmes au vent qui se fiancent .

Ces êtres de chair morte , toujours en vie ,
Dans l'ombre ne volent ni ne périssent ,
Mais avec le silence se mettent au lit ,
A l'encrier , dans la douleur , subsistent .

Et pourtant naissent les amants blancs ,
Ceux que les mots , attirent et attisent ,
Se jouent du reste , les amants transparents ,
Du monde où aucun dessein n'agonise .

Sur la couche de vélin , ils s'alitent ,
Et l'amour indélébile , sur le papier ,
Touchant les rêves , la plume s'agite ,
A jamais en eux , leur restera gravé .

MG 12/06/2012

18 juillet 2023

MANIPULATEURS ET MANIPULÉS

85

J'entends parler de plus en plus ici , de femmes manipulées par des hommes , des femmes abusées par des gens peu scrupuleux . Apparement , il s'agit pour ces " petits hommes " à cervelle dérangée , de séduire , d'être aimant , attentionné derrière un rideau virtuel pour ensuite lâcher prise face à la réalité .
Des hommes qui , en tarissant d'éloges leur futures victimes , les enveloppent dans une étreinte d'où elles ne sortiront qu'avec des blessures ...
Ces attitudes perverses font boule de neige et ainsi des messages quelques peu radicaux circulent ...

Je voudrais dire , puisque cette blogosphère sert à faire passer des messages , que je me sens un peu victime de ces dires en prenant les éclaboussures de ce qui est dit à propos de ces imposteurs .

Tout le monde ne porte pas un masque ici , et l'on peut paraitre gentil , attentionné et l'être réellement . Bien sûr que je conseille moi aussi aux femmes d'être sur leurs gardes , mais la goujaterie n'habille pas tous les hommes de la terre et heureusement ......

N'hésitez donc pas à dénoncer les prédateurs ouvertement pour aider vos semblables , je prendrais même part à l'idée s'il le faut mais de grâce , cessons de mettre tous les représentants du sexe masculin dans le même sac !
Ce discours m'horripile et devient vraiment lassant . J'ai "affaire" à quelques filles aux pensées légères ( que je zappe avant même de lire le message ) et pourtant je ne généralise pas ...

MG 30/06/2012

21 juillet 2023

JOAQUIN SABINA - Mujeres fatal

121

Il y a des femmes qui traînent des valises pleines de pluie,
Il y a des femmes qui ne reçoivent jamais de cartes postales d'amour,
Il y a des femmes qui rêvent de trains remplis de soldats,
Il y a des femmes qui disent oui quand elles disent non.
     
Il y a des femmes qui dansent nues dans les prisons d'or,
Il y a des femmes qui cherchent le désir et qui trouvent la miséricorde,
Il y a des femmes pieds et poings liés à l'oubli,
Il y a des femmes qui fuient les persécutions pour la solitude.
     
Il y a des femmes poison, des femmes aimant,
Il y a des femmes réconfort, des femmes poignard,
Il y a des femmes de feu, des femmes de glace,
Femmes fatales, femmes fatales

     
Il y a des femmes qui jouent et guérissent, qui embrassent et tuent,

Il y a des femmes qui disent la vérité quand elles mentent,
Il y a des femmes qui ouvrent des trous noirs dans l'âme,
Il y a des femmes qui commencent la guerre en signant la paix.
     
Il y a des femmes enveloppées de peaux sans corps dessous,
Il y a des femmes dont les hanches ne sont pas des couchers de soleil,
Il y a des femmes qui font l'amour comme elles vont au travail,
Il y a des femmes capables de me faire perdre la raison.
     
Il y a des femmes poison, des femmes aimant,
Il y a des femmes réconfort, des femmes poignard,
Il y a des femmes de feu, des femmes de glace,
Femmes fatales, femmes fatales.

 
 
Joaquin Sabina

(merci à Juan Manuel pour la découverte )

09/11/2012

20 juillet 2023

J'EXISTE

102

Ne soyez pas ces yeux embués de faux ,
Ne voyant que les pâles marionnettes ,
Ne sachant que la brillance des métaux ,
Regardez-moi , dans tout mon être .

Ne soyez pas cette ouîe , qui se couche ,
Derrière les silences les plus morts ,
Tuant les mélodies de nos bouches ,
Ecoutez-moi , rien n'est plus fort .

Ne soyez pas ces mains qui abandonnent ,
Sans regret , aux portes noires du vide ,
Qui font se perdre et mourir un homme ,
Aidez-moi , à sécher mes yeux humides .

Ne soyez pas ce dur coeur de pierre ,
Celui qui se glace à chaque instant ,
Qui me laisse et me fait solitaire ,
Aimez-moi , comme on aime , simplement .
 
 
MG 14/08/2012

23 juillet 2023

IMAGES

149

C'est à toi, la fille de l'eau, qu'appartiennent les reflets,
Ceux qui t'emmènent là-haut, bannissant tous les regrets,
Le regard dans l'osmose, dont tu rêves à t'en noyer,
Vision d'une métamorphose, sublime voyage enchanté.

Dans tes cheveux, femme du vent, le souffle tiède ondule,
Et t'unit au soleil amant, que tu rejoins aux crépuscules,
Semblant même te porter, des abîmes aux ciels magiques,
Et chauffe ton coeur blessé, qui sur le noir s'applique .

La flamme change les couleurs, et les frissons se réveillent,
Enrobent l'âme sans peurs, en d'innombrables merveilles,
Alors s'écoule très lentement, comme passent les nuages,
Le charme de tous les instants, dont tu fais ton breuvage.

A l'aurore des beaux jours, enfin le miroir du silence,
Fera place en l'amour, et embaumée par l'essence,
De son doux parfum , rêve de rêve inconscient,
Tu seras réelle enfin, femme de vie tout simplement.

MG 08/03/2013
23 juillet 2023

VIE DE VIDE

148

Le silence qui ronge les os, la vue du vide habillée par l'absence, est finalement un but, celui de remplir le fade, la transparence du manque.
L'attente, interminable et perpétuelle occupation, peut nourrir une âme, et faire battre un coeur.
Le feu, sans flammes, juste composé de braises ardentes, chauffant l'esprit perdu, ne s'éteint pas.
Non tu ne te mens pas, l'espoir est juste ton chemin, ta route, ou plutôt celle qui vient à toi. Tu vois ce qui ne se voit pas , tu sens l'approche dans tes espérances en assassinant l'oubli, tu te fais tueuse du temps qui passe, du temps qui lasse, du temps qui efface.
Les rêves, s'ils se font réalités, mourront à leur tour, et tu ne t'envoleras plus au gré du vent au dessus de tes plaines, tu ne vogueras plus sur la mer de tes envies.
Tu sais ce qui fait couler ton sang, tu sais ce qui le rend fluide, ce qui ne vient pas, ce qui fait taper ton coeur sur les barreaux de ta cage thoracique, comme s'il voulait sortir, et courir vers l'inconnu.
Reste sur tes rêves, ils te sauveront, ils te mèneront sur les plus beaux fleuves, aux rives de diamants, aux berges de couleurs, garde le soleil de tes mirages.
C'est à toi , qu'appartiennent tes pensées, les dessins de tes imaginations, n'écoute pas les mangeurs d'espoirs, soi-disant révélateurs de la ligne à suivre, love-toi dans le lit de tes émotions, dans les draps de tes visions.

Rêveuse tu es, rêveuse tu dois rester ...

MG 02/03/2013

23 juillet 2023

SOLITUDE

147

Les amours fracturés tombés à terre,
Disloquent des vies dans les mornes hivers,
Le fil accrocheur d'une toile bleue, caresse,
L'âme meurtrie que le silence transgresse.

Derrière la fenêtre se dessinaient les contours,
De la main douce qui posait chaque jour,
Les mots dans un ciel devenant plus clair,
Evidence du regard noble chassant l'amer.

Et se nourrissant de l'élixir tiède et noir,
Où se transforment en châteaux, les mouroirs,
Elle n'avait plus froid, lorsque ses yeux séchés,
L'emmenaient loin, dans l'écran de papier.

MG 27/02/2013

23 juillet 2023

OFFRANDE

145

Le regard donnant naissance à de petites perles tièdes,
Sentinelles de mes yeux, aux falaises de mon visage, accrochées,
Comme une évidence, nos corps qui soudain s'obsèdent,
L'osmose des peaux frissonnantes, viendra s'aimanter.

Mon esprit n'est plus dans ma tête, un ailleurs,
Bouscule-moi, mon prince, ose et défie-moi,
Que l'envol prenne enfin toute son ampleur,
Plus rien n'a d'importance, l'intérieur en émoi.

Mon corps n'est plus à moi, plus de portes,
A l'homme du vent, je serai donc la tempête,
Inondant son âme comme son feu m'emporte,
Désir de mes sens que plus rien n'arrête.

C'est à toi, mâle fou, que s'offre mon moi charnel,
Seul détenteur de la clé, en règne insoupçonné,
Tu verras, mon homme, ma vie se faire essentielle,
Et à l'aube du plaisir, nos coeurs ainsi mélangés.

MG 09/02/2013

18 juillet 2023

ÉCLIPSE

99


Portez donc vos lèvres, jusqu'au bout de mes doigts ;
Au seuil de l'hommage, trépasse la décence,
Au travers d'un éclair, farouche et moins courtois,
Dont le vertige sonne l'aveu de la naissance.

Mes doigts emprisonnés, dans l'étau caressant,
De votre souffle brûlant et de votre main,
Eternise le doux geste bouleversant,
Creusant un désir brusque, fou et assassin.

Lentement vos yeux fébriles aux sourcils baissés,
Sur moi se lèvent et nos regards se croisent enfin,
Evadés frissonnants d'une fièvre empressée,
Où s'attarde l'exploration de nos parfums.

Et l'arrachement de cette invisible étreinte,
L'odieux instant ... vous qui partez, moi qui m'éloigne,
Teintera longtemps de sa cuisante empreinte,
Du naufrage et du manque dont le rêve témoigne.


Salomé

06/08/2012

Merci Salomé

12 juillet 2023

D'AILLEURS 2

37

Par de là ces mondes inconnus qui m'entourent ,
Jusqu'au fin fond de ces terres blanches et fertiles ,
J'irai combattre l'ennemi pour votre amour ,
Mon Isabeau , ma reine qui me fait docile .

Notre royaume , vierge nous garderons ,
Ni conquérants ni même souillures ,
Ne pourront venir en notre bastion ,
Et sans brouillard restera notre azur .

Je partirai réduire à néant ces démons ,
Qui encrassant nos plus belles plaines ,
Barbares sanguinaires , folles légions ,
Ne sèment que la terreur et la haine .

Je promets Princesse , qu'ils n'atteindront ,
Jamais ô grand jamais , votre regard ,
Et que par mon épée , tous ils mourront ,
Entre leurs corps , je poserai mon étendard .

De cette chevauchée dans le sang ,
Ne restera gravé dans nos mémoires ,
Que le bruit des sabots , galopant ,
Annonçant la victoire et la gloire .

Je serai tout à vous gente dame ,
Toute ma vie et pour l'éternité ,
Vous ferez frissoner mon âme ,
Seulement vous , me gagnerez .
 
Mais les souvenirs qui ne s'effacent ,
La lame transperçant les assaillants ,
Dans mon esprit laisseront une trace , 
Des cauchemars , m'anéantissant .

Douce promise , que restera-t-il de moi ?
L'ombre de moi-même , et me hanteront ,
Ces fantômes , qui , arrachant ma foi ,
Et qui peut-être à leur tour me tueront .

MG 17/03/2012

D'AILLEURS 1

D'AILLEURS 3

D'AILLEURS 4

D'AILLEURS 5

D'AILLEURS 6

18 juillet 2023

DÉMON

81

Toi qui d'en bas , était venu me chercher ,
De ton sinistre voeu tu peux en être sûr ,
Dans tes profondeurs où j'ai failli m'enterrer ,
C'est moi , qui un jour , ferai la sépulture .

Il est inutile d'attendre mes souffrances ,
Avec toi , je ne saurai plus pactiser ,
Ils meurent peu à peu , mes silences ,
Et ma mort n'est plus pronostiquée .

Invisible poison dans ma lente agonie ,
L'égérie , source qui noie tes atteintes ,
Feu se rallume sans flammes , juste vie ,
Au serment , je ne boirai plus l'absinthe .

Ni dieu , ni maître , ne feront mon chemin ,
Le Malin , mangeur d'âmes perdues ,
En manque de moi , crèvera de faim ,
Aucun de mes soleils ne sera abattu .

MG 18/06/2012

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