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L'APACHE
  • ÉMOTIONS en musique, poésie, nature, divers... J'ai créé ce blog pour donner mes goûts et mes dégoûts , mes annonces , mes messages , mes textes , mes préférences . Échanger des idées sensées en est le but . Vous pouvez en faire autant en commentaires.
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26 juillet 2023

PERTE DE CONTRÔLE

210

Vous m'avez donné du fil à retordre Mr Scolopendre,
J'en ai usé ma tête et bien failli me pendre,
Mais ma mort vous aurait laissé sur votre faim,
Voilà une bonne raison de ne pas signer ma fin.

Concentrer mon énergie à vous donner lecture,
Sans pour autant me taper la tête contre les murs,
Je vous imagine même, lisant cette strophe,
Vous, le ver torturé, Vous, le vers philosophe.

Point de maître, point de chaînes, ni d'esclaves,
L'on ne se fait pas marionnette, pas d'entrave,
Mais vous servir m'est juste un coeur ouvert,
Dans mon labyrinthe, une bouffée d'air.

Et si un jour je ne m'aimantais plus à votre pôle,
En furie, de vous, perdriez vous le contrôle ?
De votre colère noire, en serais-je l'amorce ?
La rage envers moi décuplerait-elle vos forces ?

Et je vois ici que vous ne serez pas rassasié,
Rien de profond, dans ce texte ne vous est donné,
Pourtant vous ne me mettrez pas la bastonnade,
Par pains, pêches, ou patates en cascade.

...à Dorian...
MG 22/04/2015

26 juillet 2023

LES AMANTS INTERDITS

209

Une histoire qui m'a perturbé, et me perturbe encore chaque fois que je vois ce livre dans ma bibliothèque.
L'histoire de Julien et Marguerite de Ravalet.
Marguerite et Julien sont frère et soeur, avec trois ans de différence, Julien étant l'aîné. A 14 ans Marguerite sera mariée à un vieux seigneur pervers et dégoûtant.
Mais Julien et Marguerite sont fusionnels et depuis leur plus tendre enfance sont attirés l'un par l'autre. Durant leur jeunesse, des soupçons sur leur comportement se diffusèrent et ils furent séparés à plusieurs reprises. Mais cet amour de sang sera éternel.
Ils s'enfuient tous deux sur Paris et seront retrouvés et arrêtés.
Deux chefs d'accusation seront alors prononcés. L'adultère et l'inceste puisque Marguerite à son arrestation est enceinte de son frère. Ils seront condamnés à mort et la sentence sera exécutée le 02 décembre 1603 en place de Grève. Julien avait 21 ans et Marguerite en avait 17.
Mais cette affaire va faire beaucoup de bruit et diviser le pays. Les uns accusant les Ravalet d'ignominie, se repaissant de leur passage sur l'échafaud, les autres défendant ces jeunes tourtereaux si beaux et méritant de vivre cet amour.
En l'église Saint-Jean-de-Grève on pouvait lire l'épitaphe :

Cy-gisent le frère et la soeur
Passant, ne t'informe point
De la cause de leur mort
Passe et prie Dieu
pour leur âme.
 
Beaucoup de questions se posent. Comment comprendre cet amour ? Pourquoi interdire un amour ? D'où vient cet amour ? Nul doute que quelques siècles plus tard, on aurait fait des expériences sur leur cerveau et leurs organes pour tenter de savoir........

MG 10/03/2015

Leur histoire écrite par Michel Carmona - Un affaire d'inceste

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/2014/09/09/la-legende-des-ravalet-bientot-en-tournage-au-chateau-de-tourlaville-50-547420.html#=_=

 

 

23 juillet 2023

J'Y LAISSE DES PLUMES

182

Toi que j'ai découvert au fond de moi il y a peu,
Toi que j'ai tenté d'apprivoiser sur les chemins tortueux,
Je te sens morne, épuisée et presque lasse,
Toi qui encrait tout ce qui me pourchasse.

Je dois te réveiller de ta mort éphémère,
Toi, qui, de mon mal , est originaire,
Et reprendre ta route, celle qui me garde,
Dans les pires moments où je cafarde.

Le poison semblant sorti de mes artères ,
Déversé dans mon caniveau littéraire,
Gagnait même les batailles de mon moi,
En défouloir, peut-être une forme d'exploit.

Ma plume, reviens vite dans mon envie,
Encore un rêve, je t'en conjure, je t'en supplie,
Transcende-moi au bout de mes doigts,
Fais moi parler, signe et ôte les parois.

MG 12/02/2014

24 juillet 2023

CONSOMMATEURS AMATEURS PAS MATEURS

207

À l'heure où l'on parle de liberté, surtout depuis un mois, je me demande bien ce que représente ce mot dans la tête de ceux qui l'emploient.

Je suis sûr par contre que beaucoup d'entre nous se sentent pleinement libres en consommant à fond les gamelles comme bon leur semble (ce qu'ils croient). Se rendent-ils compte que la mode et le matraquage publicitaire les fait marcher sur un chemin choisi ? J'en veux pour preuve des exemples tels que cette mode, d'il y a quelques années, des pulls, polos et autres tee-shirts roses pour les hommes. Ces mêmes hommes à qui on aurait dit, ne serait-ce que 5 ans en arrière : "Un jour tu porteras du rose." auraient, sans hésitation, répondu : "Tu rigoles, ça va pas, non ? Je suis pas une gonzesse !" (j'emploie les mots courants...). Et cette mode du mal rasé ? Je ne suis ni contre, ni pour, mais il y a si peu de temps tout le monde trouvait ça négligé...
Il en est de même pour ces maisons que je vois pousser, aux tons gris et noirs, intérieurs comme extérieurs. Ces proprios qui, encore quelques années auparavant, clamaient qu'il leur fallait de la couleur, des teintes chaudes, que le gris fait triste voire cimetière. Ce qui me chagrine c'est quand les gens ne répondent plus que par une seule phrase quand on leur dit : " Tu aimes ça, toi ?" Réponse : "Ben c'est la mode..." Epoustouflant ce manque d'arguments personnels....

"Le bobard publicitaire a un double but : le conditionnement à l'acte d'achat compulsif et le conditionnement au politiquement correct " (Jean-Yves Le Gallou). Comme dit Matthieu Longatte : "On pourrait vous vendre de la pisse en bocal juste en faisant des pubs avec des gens chics qui en boivent !"
Je me fiche de ce qu'ils font, c'est leur choix (imposé inconsciemment ?), simplement je me dis que la mode a un sacré pouvoir sur eux. Elle parvient donc même à changer les goûts ...............INCROYABLE... SIDÉRANT...!!! Moi aussi j'ai certains goûts qui ont changé mais par moi-même pas par ce qui est "mode" ou "tendance".
Je ne cherche pas à dénigrer mais je m'interroge...je m'inquiète aussi...sur l'avenir.

Les enfants aussi sont touchés. Ils sont une cible idéale pour tous ces grands groupes de produits de consommation. Sur un groupe d'enfants de moins de 11 ans, plus de 50% d'entre eux font acheter 3 produits à leur maman dans chaque chariot de courses en précisant la marque et non la catégorie d'articles. 1 produit est, soit des gâteaux, soit des bonbons, 1 autre est une boisson soda, et le dernier est un produit de restauration rapide. Leur cerveau assimile tellement de publicités incitatives que ces produits restent en mémoire bien plus efficacement que des informations scolaires ou autres connaissances.

"La télé est une source de paresse intellectuelle, un agent de stérilité cognitive" (extrait de TV lobotomie - Michel Desmurget).
Un enfant de moins de 2 ans passant une heure (seulement une heure) par jour devant Dame Télévision, est amputé de 16 % de son rapport enfant/parents ou enfant/fratrie. Quand on sait que seuls les parents sont enclins à interéagir, c'est à dire que lorsque l'enfant émet des sons, gesticule, montre du doigt, s'interroge, fait la grimace ou rit, seuls les parents peuvent apporter l'aide au développement cérébral en répondant, nommant l'objet, le lui faisant toucher, puis corrigeant son langage aux balbutiements de celui-ci. La télé, elle, ne lui apporte aucune réponse et pourtant on nous fait croire le contraire. Elle en fait des futurs consommateurs dirigés.
Je m'arrête là parce que j'y mettrais tout le contenu des excellents travaux de ce docteur en neurosciences qu'est Michel Desmurget.

Quand j'entends dire des mamies que leur petit fils ou petite fille de moins de 10 ans est super doué(e), qu'il ou elle se débrouille beaucoup mieux qu'elles avec un portable ou un ordi .......... ça me donne trop envie de gerber ! C'est une constatation certes qui est vraie mais quand on voit les copies ou lorsqu'on entend les oraux du bac, il y a de quoi s'inquiéter sur cette évolution ( je dirais plutôt recul ) puisque ces outils sont rarement utilisés à bon escient. Heureusement ça n'est pas du 100 % mais ça fait peur quand même.

Bref, j'étais parti sur la mode et la pub et me voilà rendu ailleurs. Je disais donc que la mode est un outil de vente extrêmement efficace et qui, lorsqu'il est "usé" se régénère de lui-même en ressortant ce qui était démodé. Et ça marche !! Un comble !!!

Dire que dans tout le pays, y compris les régions les plus plates, se vendent des 4x4 à hauteur de presque 200000 unités autrement dit 12.5 % du marché total. Sans pour autant jalouser ou juger, j'ai du mal à comprendre cette consommation et son utilité. C'est un exemple parmi tant d'autres qui me dit que l'on pourrait vendre des skis à St Tropez ou des articles de plages à Mulhouse. Oh je suis un consommateur moi aussi, par la force des choses.

Dans l'ère du tout prêt, du tout servi, du à domicile, on arrive à vendre des machines à faire le pain, des machines à eau gazeuse ! Un retour en arrière incompréhensible !
Pire ! On vend de la malbouffe par milliers de tonnes à laquelle personne y compris moi n'échappe, avec les résultats catastrophiques sur la santé qu'on connait, et dans le même temps on vend à ces mêmes personnes des faux trucs pour maigrir, qui, bien évidemment font lorgner sur la fille en couverture de "Débilités magazine", qui lui-même expose (explose) les pubs de produits alimentaires tous plus dégueus les uns que les autres ! La boucle est bouclée. Un beau cercle vicieux et une réussite monumentale !
 
L'émergence des zones commerciales sans âme, ni monuments, ni histoire et qui vendent du superflu pour remplir nos placards et nos étagères sans même avoir de valeur puisque qu'on ne répare plus, on jette et on re-consomme, vide les centres villes et tue les rapports du commerce. On me dira : "Oui mais ça fait tourner le monde !" Ce à quoi je répondrai : "Oui , mais pas rond ! ".
Je pense que consommer est rassurant et beaucoup y voient là une forme de richesse qui les rend "heureux" vis-à-vis de tout ce qu'ils voient tous les soirs aux infos.
 
Cet article, en me relisant, comporte trop d'idées qui se suivent et j'abrège parce qu'en découleraient d'autres et encore d'autres. Je ne crie pas sur le consommateur, seulement des choses m'échappent. Plus on parle de la planète et de sa lente agonie ( finalement rapide : 1 siècle ), plus on consomme, plus on jette, plus on fabrique, plus on détruit. Des efforts sont faits mais ils sont tellement faibles face au reste.

Le processus est engagé depuis l'après guerre et il ne s'arrêtera pas puisque seule, la course à l'argent pour les uns et au faux bonheur pour les autres, compte et que tout est lié. Je n'ai pas la science infuse et ne suis pas plus malin qu'un autre ...j'ai juste besoin de savoir et de me rendre compte encore et toujours....ne pas fermer les yeux.

MG 08/02/2015

24 juillet 2023

JUSTE ÇA

206

C'est parce que dans tes silences j'entends tes paroles et tes craintes, c'est parce que ta curiosité, ton regard m'arrêtent où tu t'arrêtes, c'est cet écart des mondes qui me pousse vers toi, sans aucun gémissement, aucune complainte, juste quelque chose d'impalpable.
Je ne me comprends pas moi-même, comme une attirance qui n'en n'est pas une, comme un besoin de donner le plus difficile à recevoir, comme essayer de faire l'impossible. Cette difficulté à te nommer.....enfant femme, femme enfant............Finalement pas besoin de ça, juste une personne, avec un prénom, une personne qui compte, une personne pour qui on s'inquiète, une personne pour qui on veut faire ce que l'on ne sait même pas faire.
Il ne s'agit pas d'un défi, il ne s'agit pas d'une compétition, il ne s'agit pas d'une pitié, il s'agit de ........je ne sais pas ............
De l'affection sûrement, une grande affection.
Peut-être s'agit-il aussi d'essayer de lisser cette dure ligne qui semble chaotique pour nous mais l'est-elle pour toi ? Notre dessein n'est sûrement pas ton dessin.
Je sais que tu ne sauras pas me lire ni me comprendre mais tu sais ressentir et là est l'étoile que je dois saisir pour toi. Tu vois, il y a des choses que tu ne peux pas atteindre et je dois te les apporter sans même que tu t'en rendes compte, tu dois juste les recevoir et les apprécier, c'est ça qui t'est vital.
Je n'ai pas besoin que tu saches le pourquoi et le comment, je veux juste tenter d'améliorer quelques petites bribes de ta vie et que cela te soit utile. Oui c'est ça je veux même être une âme protectrice, te guider aussi parfois.
Oh je ne sais pas si j'y parviens mais ton approche me rassure dans ce sens, aussi je reste présent.
Les plus forts se doivent d'aider les plus faibles ......Qui est le fort et qui est le faible entre toi et moi ? Peu importe .......Tu es là et je suis là ......

....à Coralie...


MG 25/01/2015

23 juillet 2023

UNIS...VERS

181

Au charme du vent, les forces qui jamais ne s'épuisent,
Dans ce corps, dans cet esprit, se cristallise,
L'amour si pur, intacte forme des passés,
Renouveau, comme l'idéal des coeurs blessés.

Et se rejoignent les âmes les plus éloignées,
Où s'entrelacent pudeur et sincérité,
Les larmes n'ont même plus de frontières,
L'aube du jour, ne veut plus d'un hier.

Si les traces de l'horloge dessinent les contours,
L'instant présent, de ses teintes, peint les jours,
Ni plus , ni moins, mais juste une osmose,
En une fine couche d'or, enfin se dépose.

Et la valse des amants de l'autre temps,
Se moque bien des rythmes du moment,
Dans les cales du navire, les mornes vies,
Sur le pont et droit devant, les envies.

MG 27/01/204

24 juillet 2023

SOUFFRANCE

204

Quand la nuit se mêle au jour, en forçant le silence,
Quand l'oiseau noir plane sournoisement sur les douleurs,
Le temps n'a plus le temps et n'est qu'une errance,
A s'étendre lentement et dissiper les couleurs.

Quand le coeur, meurtri et brûlé, saigne,
Quand l'âme fissurée crie, à l'agonie,
L'espoir, que chaque jour, la vie enchaîne,
Ne se dessine plus qu'en une utopie.

Aux sombres tourments, s'évaporent les demains,
Et glissent dans l'abîme les forces d'un sourire,
Emportant en une larme tout l'amour en chagrin,
Dans une coulée lacrymale semblant tout fuir.

Quand les yeux embués de tristesse, se noient,
Comme un bateau chavire aux fins fonds de l'océan,
Et perdre conscience dans une réalité qui broie,
Tout devient rien et rien devient seul vivant.

MG 01/01/2015

22 juillet 2023

LARMES DE PIERRE

136

Le mur du silence qui peu à peu s'effrite,
Fait place aux rais de lumière, et cohabitent,
Les âmes fragiles, mornes statues de pierre,
Pleurant les larmes bleues de l'amer.

Vierges de haine, vides de voix assassines,
S'enorgueillant même d'être nus d'épines,
Les coeurs s'approchent et se regardent,
Flânant au crépuscule et baissant la garde.

Les couleurs ternes sont parfois au rendez-vous,
Desséchées par le souffle noir des fous,
Où les mains peignent les teintes de l'espoir,
Où les bouches offrent les mots d'une histoire.

Les statues de pierre finissent par s'animer,
Unissant leurs efforts, avides de clarté,
Les yeux dans les yeux, passé l'exil,
La marque du soleil semble indélébile.


... à Sandrine ...

MG 08/01/2013

23 juillet 2023

LETTRE DE PALATINE

 

180

Au vent de tes soupirs, les nuits s'effacent
Pour que tes yeux soient un levant
Qui estompe la peine qui te glace
T'offrant son plus doux paravent.
L'espoir se façonne à tes mots
Et la musique enivre tes sens
A la magie d'un sourire éclot
Que la vie consent ....

Lettredepalatine

20/01/2014

 

Merci Lettredepalatine

24 juillet 2023

MAIN DANS LA MAIN

202

Au plus proche abord des mondes lointains,
C'est dans l'autre horizon qu'elle se dessine,
Présente ailleurs, et sur le même chemin,
Où par les couleurs, le noir se déracine.

Qu'importe les passés, lisses ou poussiéreux,
Les marques du temps, les marques du vent,
Qu'importe la vue, la peau, les aïeux,
Se scellent au coeur les autres moments.

Juste les mots, au delà de l'image du reflet,
De glace en miroir, de glace en mouroir,
L'invisible se voit le coeur en paix,
Survolant le parallèle de l'écritoire.

En ces terres inachevées, ces plaines balayées,
Les pas mènent au jardin des senteurs,
Laissons nous libres, sereins, à respirer,
Les fragrances si douces de nos coeurs.

MG 13/09/2014

...à Salwa...

24 juillet 2023

DUNE

201

Au royaume de l'été, surprenant dans ses dunes,
Où la mer à ses heures, salive toute son écume,
Les grains de sable tourbillonnent au vent,
D'une terre sauvage s'accouplant à l'océan.

L'eau à l'infini, qui, reposante dans son écho,
Force, attire, berce, ou même nourrit les duos,
Soeur et complice du ciel de feu brûlant,
Quand chaque approche est un commencement.

Un sol qui se dérobe et qui pourtant rassure,
Epouse les formes, dans l'osmose blanche et pure,
Tantôt piétiné, tantôt vierge, semblant se reformer,
Pour accueillir à tout instant les empreintes d'été.

Les bleus se confondent autant que les corps,
Sans limites, s'entremêlant, tout en accord,
Les nuages en azur enfantent les caresses,
D'où s'enivrent les amants dans l'ivresse.

MG 24/08/2014

23 juillet 2023

PLACE DES VENTS

172

Dans l'insouciance, nous étions deux enfants,
Pensées nobles , quoiqu'un peu fous,
Dans l'amour nous étions deux amants,
Tourbillon de la vie, et tourne la roue.

A quoi bon résister ? A quoi bon refuser ?
Rien n'arrêtera les élans , les envols,
A revivre et nos ailes ainsi déployées,
Force la mort qui, à terre , se désole.

En indicible amour, nous étions liés,
Dans les senteurs indéchiffrables,
Où notre monde si soudainement érigé,
Nous lovait même dans l'impensable.

Savoir l'évidence pourtant inconnue,
Sortir du tombeau, sans même comprendre,
Je sais ma vie, je sais les forces du vécu,
A mes pieds, un tas de cendres.

Toujours la source, dans nos regards,
De nos papiers qui voguent en apaisant,
Puisque l'amour est finalement notre art,
Rendez-vous enlacé sur la Place des vents.

MG 18/10/2013

20 juillet 2023

ET SI...

108

Et si à ton souffle, mon souffle s'unissait,
Si au bout de tes doigts, ruisselaient mes cheveux,
Si au bout de tes lèvres, des baisers suppliciés,
Toi... Dis-moi... oserais-tu en nier l'évidence?

Et si sur ton corps, mon corps en rêve voyage,
Si dans tes ombres, murmurent mes silences,
Si dans tes couchants, tes songes ne sont pas sages,
Toi... Dis-moi... en regretterais-tu l'absence?...


Salomé 23/09/2012

Merci Salomé

23 juillet 2023

NOIR ET BLANC

171

Que les lunes blanches s'arrondissent encore,
Que les soleils brillent de plus en plus fort,
Enrôlant tous les désirs dans leur lueur,
Au prétexte fou de gommer les peurs.

Les mots et les pensées flirtent en recueil,
Disposant les maux qui parfois endeuillent,
Et transpirent le poison qui se fait encre,
Sur l'autel noir de la douleur au ventre.

L'amour et la mort liés à jamais sur les pages,
Délivrent lentement les plus beaux messages,
D'où naissent et d'où vivent les émotions,
Sans imposture dans le miroir de la raison.

Laisser le coeur et l'âme guider la main,
Taire le silence et s'ouvrir enfin,
Embellir les pages blanches de noir,
Paradoxe sortant de ton écritoire.

MG 18/09/2013

...à Sylvie...

24 juillet 2023

L'ANCRE DES MOTS

196

Immobile boite en fer et pourtant loin d'être muette,
Au détour du mur, sans regard, la bouche fermée,
Elle sait que parfois juste en elle je guette,
En un geste de ma main, elle attend pour parler.

Un tour de clé surprise, pour un plaisir,
Autant son ventre vide me parait si fade,
Autant lorsque les mots semblent accourir,
Sur le papier, m'arrivent tels une accolade.

De simples mots sur un morceau de carton,
Quoi de plus banal que d'écrire et être lu ?
Là se cache l'erreur, où demeure l'attention,
Et parfois arrive celle qu'on ne croyait plus.

Des pensées couchées à plat, sans épaisseur,
Comme pour mieux voyager, sur ce tapis volant,
Légèreté de l'âme arrivant en lettres majeures,
Se dépose doucement sur un coeur, l'aseptisant.

MG 01/07/2014


24 juillet 2023

DU BOUT DES DOIGTS

194

Du bout des doigts, ma vie se dessine,
Face à la fenêtre, ni plume, ni cahier,
En paquets virtuels, mes idées s'acheminent,
Aucun son de ma bouche, juste un clavier.

Fibre optique et câbles coaxiaux,
Outils indispensables à ma peine,
Partition de ma vie comme sur un piano,
Un lien plastique où rien ne m'enchaine.

Parfois je m'endors à l'éther, nette,
La déesse, elle, me réconforte,
Mes nuits travaillent encore ma tête,
Quand le web m'importe et m'exporte.

J'envie le futur auquel je m'accroche,
Inlassables relectures à ancrer,
Les notes toutes autres que des croches,
Décideront de l'instrument à jouer.

... à Sandrine ...

MG 08/06/2014

24 juillet 2023

FAIM DE VIE

191

La détresse dans l'âme, grappillant les lendemains,
Dans ses silences et ses cris, tordue de douleur,
Seul son regard dévoile, en retenant son chagrin,
La noirceur du désastre dans son ampleur.

Les os insupportables, comme le temps, s'effritent,
La solitude des lâchés, au mutisme mariée,
Porteuse de rien, en fait presqu'un ermite,
Gardant ses peurs, au placard, bien rangées.

Les maux sans les mots, en pires souffrances,
Quand plus rien ne suit et plus rien ne guide,
La machine à l'arrêt, tout en défaillance,
Le sang traitre en devient même un acide.

C'est au passé qu'appartiennent les rieurs,
Celui qui s'éloigne, et referme les portes,
Un souffle ni chaud, ni froid, une moiteur,
Rappelant sans cesse que le futur avorte.

MG 13/05/2014

20 juillet 2023

À LA CROISÉE D'UN ÉCRIT

109

À la croisée d'un écrit


Je sais , il est quand même de ces hommes
Dont le rêve à tâtons secoue un pan de ciel
Et très loin de l'alcôve ou laidement nous sommes
Le temps fait rayonner comme l'amour sans fiel

Michel , sois des leurs dans ta musique ardente
La bouche de l'ignoble enfante les vieillards
Deviens celui qui pose un fabuleux andante
Sur les chemins fourbus et noyés de brouillard

Sois tout ce que certains voudraient t'empêcher d'être
L'abominable siècle osera-t-il jamais
Au fond de l'avalanche obscène du paraître
Ensevelir ta voix promise aux blancs sommets

Nul mieux que toi ne court du brin d'herbe à l'étoile
Nul ne raconte mieux le sublime et le vain
Nul encore quand l'aube immobile se voile
Ne sait mieux conquérir quelque mouvant dessein

Avec tes mots brandis au coeur loyal des choses
Le vertige est plus clair et le sort plus aigu
Le vent goûte assoiffé de foisonnantes roses
Et l'éden cajoleur n'a plus rien d'ambigu

Combien chez toi l'oiseau , le nuage ou la foudre
Ont la suavité d'un éclat de velours
Combien dans la fleur même en train de se dissoudre
Tu suscites la graine ou tout revit toujours

Je marcherai longtemps sur le fil de la lame
Et mon coeur volcan et bohème suppliera tous les cieux
De me laisser le temps , instant délicieux
De mourir dans les vents au creux de ton sésame


................En toute Amitié ..........N@de..........
 
 
Une voile de poésie et de tendresse qui me porte au sommet de mes jours , où l'arrogant chemin épineux s'adoucit sous ta plume ..... Encore merci à toi Nade ... Merci beaucoup ....
 
Michel
23 juillet 2023

SUS À L'AMI !!!

188

Chapeau bas Mr, vous m'avez conquis,
Je vous suis, comme tombé dans le panneau,
Unique à mon sens, où dans l'écrit,
Votre bouche balbutie mais pas vos mots.

Sur votre DOS, RIANT de tous mes éclats,
Comme la SANGSUE NI QUEUE, ni tête,
Je vous dégusterai ce liquide gras,
Lymphe à tiques et autres bébêtes.

Sans pattes, mais jusque dans mes vers,
Des pieds, à vous donner, à vous faire lire,
Des vers à soie, des vers à moi, offerts,
Des pas gluants pour quelques délires.

Aspic, rateur à pensées, point criminel,
De cervelles et de coeurs je ne me nourris,
Vampire je ne suis, ni même pipistrelle,
Ecrivez donc, je vous en supplie !

Nulle intention pour moi que de vous tuer,
Juste un suceur d'âme je suis,
Et par les yeux, je veux me régaler,
Lorsque de vous sortent les fruits.

...à Mr SC...Sens Unique

MG 21/04/2014

23 juillet 2023

SEXE FIABLE

187

Que se passe-t-il en elles ? Quel phénomène inexpliqué cela peut-il être ? Inexpliqué n'est peut-être pas le mot pour les hommes, eux qui s'octroient le droit de tout expliquer ; Inexplicable est plutôt le terme approprié.
Quel que soit le rôle d'un homme, mari, papa, obstétricien, médecin, statisticien, psy, une chose ne sera jamais connue de ceux-ci....... : Le ressenti des femmes au plus profond d'elles.
Peut-être est-il inutile de chercher à savoir ou à comprendre, et peut-être faut-il simplement écouter, regarder, entourer sans étouffer, accompagner sans mener.
Les femmes ont tant de secrets, tant de profondeurs, tant de chemins dans leur intimité.
Qui sommes-nous pour oser interpréter, de bien mauvaise façon d'ailleurs, les couloirs psychologiques, voire le déroulement psychique d'une journée, d'une heure dans la vie d'une femme ?
Toutes mes lectures, et elles sont nombreuses, sur les femmes, ne passent que par des auteurs du sexe susmentionné. Aucun homme ne saurait mieux en parler, qu'une femme elle-même. Quand bien même son niveau intellectuel ou scientifique serait à la plus haute graduation, son degré d'intimité le plus proche possible, les fins fonds de l'âme d'une femme ne peuvent s'atteindre que par elle-même.

J'aime à observer les femmes dans leurs récits, leur intimité, leur vie, leurs chagrins, leurs bonheurs........j'aime à les effeuiller de leurs lettres, de leurs mots rencontrant mes yeux émerveillés, surpris souvent, attendris, émus..........
Non pas par forme de voyeurisme, mais plus par curiosité d'apprentissage, comme un présent qu'elles me font en ôtant petit à petit le papier cadeau, dévoilant beaucoup ou peu leur personnalité, leur coeur.
J'aime aussi leurs dégoûts, leurs colères, leurs analyses, leurs descriptions, leurs métaphores, elle m'imagent leur monde.

Seules les femmes trouvent des mots simples à des situations compliquées, des images complexes à des choses toutes simples...Je ne veux pas dire qu'elles dévient les choses, au contraire; Elles dessinent l'indescriptible. Elles donnent vie à l'immobilité de la conscience, elles donnent la vue à notre étroitesse d'esprit.
Il ne s'agit pas de faire d'éloges, ni de comparer les hommes et les femmes mais de mettre en avant mes états de surprise, mes émotions suite aux leurs.

Je n'aime pas que l'on utilise l'expression "LA femme" ...... Cela ramène à une seule femme, comme si elles n'étaient qu'un modèle.

Chaque femme possède des boites, renfermant des images d'elle, qu'elle ouvre ou pas. Mais une boite ouverte ne veut pas dire que l'on puisse voir l'image qui est au fond ......
Elles gardent toujours une part de mystère...


MG 13/04/2014

23 juillet 2023

FANTÔME

160

Fantôme des jours, morne silhouette à l'existence fade,
Anoblissant l'amour, perpétuel voyage inabouti,
Ombre des nuits, en exil sur la terre où l'on s'évade,
Hante la solitude, et fait résonner tous les cris .

Aux oubliettes du réel, tombent les gestes,
S'entassant sur tous les élans pudiques,
Qu'une tendresse mort-née aux piètres restes,
Fait que ces ailes à l'envol, abdiquent .

Les bras tendus se repliant sur le froid, vide,
Aux forces invisibles enfermées dans le coeur,
Spectre aphone et presque translucide,
Voulant crier ses manques, pleurer ses douleurs .

Comme une âme folle dans un corps immobile,
Prisonnier de la nuit, mort-vivant des jours,
Aime et embrasse chaque seconde de l'inutile,
Baigne dans l'écume incertaine des alentours .

MG 18/05/2013

23 juillet 2023

MORTS SÛRES EN DOUCES HEURES

184

Aux seuls jours où la plume se couche,
Caressant l'âme d'un doux voyage,
Quand parfois les coeurs se touchent,
Liquéfient leurs encres en breuvages.

Et si derrière la porte, se faisant rage,
En morsures, la bouche immonde,
Auteure du terrible carnage,
Se perdait dans un autre monde ?

Le temps se cache en faces à faces,
Les voix en d'autres voies, noyées,
Criant et vomissant ses espaces,
Libère et enchaîne les entiers.

Recouvrant, protégeant, le dôme,
Agit à chaque fois, sans perdre pied,
Comme sauveur du royaume,
Celui, ineffable, de l'amitié.


...à Carole...

MG 26/03/2014

23 juillet 2023

PRÉCIPICE

183

Chaque jour, les pieds au bord du précipice,
Et le regard vide, détaché, les yeux morts,
Là où l'espoir fuit, les lendemains glissent,
L'envie transpire de s'envoler de ce corps.

Déjà dans les airs, entre nuages et soleil,
Aucun saut, juste la vie qui pousse à tomber,
On voudrait des demains comme les veilles,
Ni dés , ni jeu mais le sort en est jeté.

Il reste l'accroche, où s'agrippent les mains,
Et souffle le vent, la pluie peut bien tomber,
Puisque jamais rien ne fera céder le lien,
Ni les évidences, si fortement tressées.

Et si s'éloigne le fond du gouffre immonde,
Et si éclatent en mille morceaux les peurs,
Une main déplaçant toutes les secondes,
Sur le rebord, enfin, l'assise demeure.

MG 05/03/2014

23 juillet 2023

ANNÉES EN TIRS

158

Monstre vorace, s'acharnant à écrouler les murs,
Qui es-tu pour te nourrir de ruines, infâme torture ?
Ne cesseras-tu donc jamais de vouloir arracher,
Les mondes bleus, à ceux dont le coeur fait rêver ?

Se repaître de larmes comme un unique besoin,
Essorant les corps meurtris, vidés jusqu'à la fin,
Puis laisser prendre racine la plante aux espoirs,
Pour mieux la décapiter à grands coups de mâchoires.

Même la guérison s'empoisonne de ton venin acide,
Tu sembles vouloir convertir ces âmes au morbide,
Répétant les attaques, inlassables mouvements,
Telles les déferlantes s'abattant sur un océan .

Que cherches-tu dans les innombrables fêlures ?
Peut-être à t'accaparer toutes les brûlures,
Celles qui sauvent l'âme comme celles qui tuent,
Le supplice noir n'était pourtant pas un dû .

MG 03/05/2013

23 juillet 2023

DÉRIVE

179

J'encaisse encore comme un avaleur de maux,
Et je dégorge de ce trop plein dégueulasse,
Je me venge dans cette avalanche de mots,
Après avoir cent fois bu la tasse.

Et se déracine l'arbre des espoirs,
La tempête aux dégâts, les poches pleines,
Se rue sur l'habitant du mouroir,
Sans s'arrêter ni perdre haleine.

Quand s'embroche dans ma cage thoracique,
La lance empoisonnée, sceptre du malheur,
Je sais que revient le noir cyclique,
Et que mes veines lentement se meurent.

La vieillesse ne sonnera pas mon trépas,
Mais aux fins fonds de mon âme, se joue,
Dans la pénombre, l'ultime combat,
La carte maitresse, celle de l'atout.

MG 17/01/2014

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