
Aux douceurs du jour, tuant la nuit, éclosent les couleurs,
Teintes chaudes en ta main aux nuances voisines,
Ton ciel en moi, expose les prémices annonciateurs,
D'un retour en forces douces, par ta lueur divine.
Se rapprochent en liaison, les coeurs fous en déviance,
Assumant la fusion sucrée d'amour, en délicat miel,
Gorges enfin desserrées, acceptent la déliquescence,
Mettant aux oubliettes, le goût amer du fiel.
Et se joue la pièce de la vie, en éternelle renaissance,
Aucun acte ne fermera le rideau de velours,
Quand le plus touchant dans l'impalpable alliance,
Reste l'âme pure ignorant tous les contours.
Je verrai, les yeux fermés, la virgule a sa place,
Comme le verbe avoir, dans le fabuleux mystère,
Conte magique de mon temps, que rien n'efface,
Les mots en libre envol, arrachant les oeillères.
Sur la falaise du plaisir, tournent toujours les vents,
Dansent les feux balancés, léchant nos peaux de cuirs,
Tantôt brûlots agresseurs, tantôt soleils apaisants,
Au travers des vérités, les vies se rythment sans fuir.
Et si un jour, le voilier navigue à contre courant,
Le violon de mes angoisses, perdrait ses notes,
Ses cordes vibrantes soudainement en noeud coulant,
Dans un geste ultime, caresseraient ma glotte.
Mais point de terre morne, en sursaut d'amour,
Ma plume, ici et partout, donne la fabuleuse envie,
D'être, de vivre, d'aimer, et de découvrir alentours,
Le tout, le meilleur, l'incommensurable, même la folie.
MG 02/0/2018