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L'APACHE
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L'APACHE
  • ÉMOTIONS en musique, poésie, nature, divers... J'ai créé ce blog pour donner mes goûts et mes dégoûts , mes annonces , mes messages , mes textes , mes préférences . Échanger des idées sensées en est le but . Vous pouvez en faire autant en commentaires.
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9 août 2023

SANG FIN

362

Je ne respire que pour sentir que je saigne,
Blessures ouvertes pour un coeur béant,
Mon âme disloquée se tire par mes veines,
En lâche, capitule, sous le glas sonnant.

L'agonie n'a pour seule voie que le silence,
Noyade sanglante aux cercles des remous,
Pour l'épilogue d'une insipide existence,
Engloutira le presque, le rien, et le tout.

L'annihilation comme force contraire,
Par le sceau le plus noble, se faufile,
Sans bruit, aux portes même de l'Enfer,
Gageant l'éventré dans l'immobile.

De la hauteur du rien, je plonge et je tombe,
Coulant dans l'air comme la pierre jetée,
Au fil du temps qui trépasse, je succombe,
Insignifiante mort par la carcasse rongée.

MG 26/08/2019

9 août 2023

SENSATION (Suite)

361


Sensation ( suite )

 
Par les matins blancs d'hiver, j'irai par les routes,
Conquérir l'asphalte à la robe lisse et noire,
Persévérance et force laisseront mes doutes,
Parsemés dans l'air en naturel défouloir.

Je respirerai, buvant même l'invisible,
Cette froideur qui me réchauffe à plein poumons,
Le vent glacé, la sueur, duo compatible,
Par la nature, libre et gai comme un pinson.

MG 10/08/2019

Défi relevé...Merci Ana pour l'idée de trouver une suite à l'oeuvre de Mr Arthur Rimbaud ci-dessous.

 

8 août 2023

GÊNES HÉROS

359

C'est à Vous, Généraux, que ces mots s'adressent,
Pour l'honneur défendu même jusqu'au sang,
En votre mémoire, ma main, par l'encre laisse,
L'hommage aux convictions, à votre corps défendant.

C'est pour Vous, Généraux, que tremble mon coeur,
Fascination presque folle de votre histoire,
Trace de vos combats, où, de la mort sans peur,
Vos mains blessées mais levées ont fait gloire.

Que d'émotions au regard de vos tombeaux,
Cénotaphe, croix, plaques et chapelle,
Ornent mes chemins, invisibles drapeaux,
Sur vos pas, vos armes, de souvenirs, ruissellent.

L'honneur en vies courtes, en vies de héros,
La main sur le coeur en toute bataille,
A l'horizon se forment ainsi les idéaux,
Avec le panache comme ultime médaille.

Proclamés Généralissimes, les sept courageux,
Généraux vénérés, se battirent jusqu'à la mort,
En déployant force et courage face au feu,
Quel qu'il soit, jamais n'abandonnèrent leur corps.

Morts, libres au front ou pris et fusillés,
Vous, les sept chefs suprêmes restés droits,
Gagnez mon respect, mon adoration louée,
Par vos devises, votre force et votre foi.

MG 28/08/2019

Mr Henri 1793

6 août 2023

SQUAW SECOUE HAUT

342

Squaw des temps modernes, indispensable totem,
Déesse nue, femme fatale, femme emblème,
Femme foetale aux mille pouvoirs sacrés,
Tout relie ton épicentre, ton étoile nacrée.

Courbes et lignes droites se superposent,
Au temps du vouloir où enfin tout implose,
Par la folie douce des talons aiguilles,
La fée amérindienne aux plumes, se maquille.

À l'argent surmonte noblement la turquoise,
En art esthétique et noyant la bourgeoise,
T'habillent en noces, plumes et laine vierge,
Réelle beauté des forts, balayant le cierge.

Coiffée par le haut, mais jamais au poteau,
La reine des mondes s'immole en cadeau,
Sur piédestal de cuir, augmente sa hauteur,
Et seul l'immonde apache saura sa valeur.

MG 21/12/2018

6 août 2023

ANS SEMBLENT ENSEMBLE

353

Il n'est de meilleur livre relatant l'histoire,
Que celui de vos yeux, dans lesquels je vois tout,
Dessinant le vrai chemin de votre mémoire,
Les pas, bribes de vie, parfois sur des cailloux.

Les coeurs sont là, visages lisses ou burinés,
Quelque peu éraillées, mais les voix ne simulent,
Ce passé riche et droit où ils ont tout donné,
Fait de bons jours, peu importe le crépuscule.

Âme attachante créant finalement le lien,
En un mélange utile des générations,
La force donnée par là où se tend la main,
Ne nous sépare, unissant nos vies en maillons.

Indéfectible sentiment, que rien n'abrège,
L'amour dans son entièreté universelle,
Un cocon de douceurs qui, ainsi, vous protège,
Gardant la porte du bien-être naturel.

MG 17/03/2019

6 août 2023

RANG DES VOUS

352a

Comme un voyage en imagination, le coeur en rêve,
Le temps, désiré, lentement fait son oeuvre,
Des accords pressentis, aux âmes que rien n'achève,
Où les voix et les regards font toutes leurs preuves.

Impatience et patience luttent vivement sur le cadran,
Les aiguilles de l'horloge sont les jambes des jours,
Le moment viendra comme un bonheur présent,
La vie vêtira alors, un de ses plus beaux atours.

Le rendez-vous de la vie, au croisement des chemins,
Tout tracés en évidence, verra les embrassades,
Emotions fortes attisées par les mots sains,
Peuvent déverser des larmes de joie en cascades.

L'enfant né de cette union, nommé la confiance,
Perdurera bien au delà des jours et des nuits,
Aère et nourrit en fontaine de jouvence,
Inscrivant dans l'histoire la réelle harmonie.

MG 10/03/2019

352b

6 août 2023

AILES ET GANTS

347

L'élégance porte, telles des ailes, la personne qui sait "prendre des gants" dans les situations.
L'élégance, je la vois même chez certains hommes. j'aime à observer les gens, non comme un voyeur, ni pour découvrir leur vie privée, mais pour les ressentir et prendre leurs gestes dans mon coeur.
L'élégance est une qualité qui n'est pas connue de son auteur. Elle se perçoit par l'autre, sensible, observateur, et surtout "reconnaisseur".
L'élégance est souvent jumelée avec le charme, et il est vrai que ce couple fonctionne à merveille dans sa façon de déstabiliser une personne qui ne s'y attend même pas.
Parfois l'élégance ne se choisit pas, et n'est pas recherchée, elle est un état d'esprit se traduisant par une façon de se tenir, d'agir, de faire des gestes auxquels on ne peut rester insensible.
Il est évident qu'elle se remarque dans l'extérieur, mais je pense que cela va bien au delà, ou plutôt bien en dedans, en profondeur et allant même jusqu'au coeur. Comme le dit cette citation, il s'agit d'une beauté intérieure naturelle.
Des gens sont beaux dans leur cage thoracique lorsqu'elle a une porte ouverte, en contrariété avec l'isolement et la prison de l'esprit, la fermeture.
Il y a aussi le sourire spontané qui, à mes yeux, est un des éléments de l'élégance. Justement, il ouvre tant de portes, mais je précise, à condition qu'il soit naturel et non forcé, cela va de soit.
Je reconnais qu'il m'arrive de temps à autre de dire : "C'est un bel homme!" ou "Quelle belle femme !", mais je vois, moi aussi, l'extérieur mais il ne m'est donné que par son intérieur, c'est ça qui m'importe. Jamais je ne ferai ces deux exclamations sur le seul argument physique. Il me faut absolument les deux éléments, l'extérieur qui donne l'image, et l'intérieur qui donne la pensée.
Je ne sais pas si j'arrive à me faire comprendre. C'est comme le charme, il est autrement plus complexe que l'enveloppe charnelle.

On est bien loin de la vision de l'élégance à travers la mode, qui n'est pour moi qu'une futilité manipulatrice, réductrice, et emprisonnante.
N'oublions pas que l'étymologie latine du mot élégance se traduit par "qui sait choisir"....rien à voir avec ce qui est imposé par les modes, bien au contraire.

MG 27/01/2019
...à Maria...merci pour l'inspiration.

4 août 2023

9 MINUTES À L'ART HACHE

318

Je ne sais pas ce que tu vas livrer de suite,
Ô ma plume, laisse-toi aller ici-bas,
Lâche tes gouttes de maux lentement ou vite,
Peu importe le temps où le débit est roi.

Donne tout ce qui implique tant ta candeur,
Laisse aller tes mots dans l'univers blanc des fous,
Lignes noires pour alimenter la grandeur,
Du vent neuf, celui de la vie, l'air et le tout.

Fais que mon coeur parle dans ces alexandrins,
Donne-moi la douceur de l'encre en une force,
Signe de mon sang le véritable chemin,
Qui en un geste fera éclater l'écorce.

Le défi dans l'orgueil mais non démesuré,
Vient de l'intérieur, ma bêtise, ma folie,
Relevé en neuf minutes, temps arrêté,
Quelques secondes, course à la mort, à la vie.

MG 25/08/2018

6 août 2023

BROCÉLIANDE II

343

Au coeur d'un monde aux légendes et féeries,
En vestiges y règnent la peur et l'oubli,
Brocéliande se veut l'endroit des secrets,
Le coeur battant, que l'attirance permet.

Havre de paix pour un grand ami du Nord,
Où les années ont forgé le pouvoir des morts,
La forêt celtique offre, ou pas, ses mystères,
Histoire tronquée ou vérité , la magie opère.

Mousses, lichens et branches enlacent le temps,
Préservant à tout jamais les trésors d'antan,
Temple naturel sans mur, ni pierre posée,
Brocéliande reste seule détentrice du passé.

Les yeux mystiques des arbres millénaires,
Garderont les vies et les morts en poussière,
Et habilleront le tombeau, en noble linceul,
Pour toujours, s'y renouvelleront les feuilles.

MG 24/12/2018
 
Petit clin d'oeil à Stéphane avec un jeu de mots qui peut paraître douteux et qui, pourtant, est à l'origine du nom de cette ville par François 1er.

BROCÉLIANDE

 

6 août 2023

OMBRE COMPLICE

341


Issue du noir où elle est invisible,
Cachant les amants fous de l'amour,
Elle rend les formes perceptibles,
Ne se dévoile qu'à la lumière du jour.

Cachant les amants fous de l'amour,
Comme des damnés punis à l'isolement,
Ne se dévoile qu'à la lumière du jour,
Seule vérité d'un soleil quasi brûlant.

Comme des damnés punis à l'isolement,
Les coeurs en flamme vivant à l'éteignoir,
Seule vérité d'un soleil quasi brûlant,
Le bonheur gisant au bout du couloir.

Les coeurs en flamme vivant à l'éteignoir,
Aux notes étouffées d'un supplice,
Le bonheur gisant au bout du couloir,
Renaît à la vue par l'ombre complice.

MG 16/12/2018
Défi (merci Ana) : Ecrire un texte à partir de ces 2 mots : Ombre, Complice.
Réalisé en pantoum

6 août 2023

LOUP ANGE

340

Le chemin chaotique, d'embûches parsemé,
Parfois nuit noire, s'éclaircit à l'étoile,
Presque filante, comme un loup affamé,
Sans se cacher, dépourvu de voile.

Jamais loin, vif, toujours prêt à bondir,
En garde du coeur, la chute, éviter,
A chaque pas chancelant, le pire,
Protecteur au seul voeu de guider.

Sorti de la meute, solitaire désabusé,
Aux vicissitudes, témoin, que rien n'apeure,
A trouvé sa voie, sa route ensoleillée,
L'instinct propre et droit, en dévoué sauveur.

Icône en reine de tous les mondes,
Fragile semeuse de bonheurs étincelants,
En chaque forêt, les pièges mornes abondent,
Mais le loup guette, en vie, défendant.

MG 16/12/2018

6 août 2023

CŒUR SANG TÂCHE

339

La goutte de pleurs, de sang est évidence,
À travers tous linceuls, suinte l'amour,
Relate les vérités et anoblit la chance,
En sauveuse, son eau limpide se savoure.

Apocalyptique douleur d'entrailles,
Ne verront le mal, quel que soit l'auspice,
Les yeux grands ouverts, en avant le poitrail,
Et saigne l'âme épurée sous les sévices.

Le gris, enfant fou du noir et du blanc,
Se déguste dans l'amour face à la mort,
Se jouant chaque jour des ailes du temps,
Gardien du feu, du haut de son mirador.

Les rêves anéantis en réelles poussières,
Ne disparaissent et en gardant le souvenir,
S'amoncellent en une colline meurtrière,
Forgeant l'épée, tueuse de l'avenir.

Le coeur fragile dans un appel au secours,
Prêt à l'offrande, prosterné dans la folie,
L'adoration audacieuse éclate sans pourtour,
Brisant les chaînes d'un corp à l'agonie.

MG 15/12/2018
(Il s'agit bien d'une goutte de mon propre sang tombée sous cette forme sur une feuille de Sopalin..)

5 août 2023

ÉTOILE

335

Venue de nulle part, en dispersant la brume,
Au royaume des sombres jours, ôte l'épine,
Une fée, dans le coeur du résigné, rallume,
La flamme de vie et lui relève l'échine.

Un ciel de feu protecteur efface les nuits,
Réchauffe, éclaire, d'une main aide à l'envol,
Les âmes s'allient en évidence et sans bruit,
Et laissent au repos les aiguilles qui s'affolent.

Les voiliers de l'amour s'amarrent sans anneaux,
Magie opérante, suspicion d'hérésie,
Au pouvoir fou, toute beauté se jette à l'eau,
Ou pire, au bûcher doit finir l'ignominie.

Qu'importe la sentence morale impuissante,
La passion s'agrippe aux coeurs et, sans déchirer,
Retient au fond d'eux la seule étoile filante,
Celle qui brille dans leurs yeux émerveillés.

MG 25/11/2018

4 août 2023

SANS DEAL, AIME

328

Un jour, à tes cils j'accrocherai le bonheur,
Et j'ouvrirai sur un autre ciel tes paupières,
Olfactif plaisir tu sentiras dans la fleur,
Aux senteurs éthérées pour des années lumières.

La brise de nos jours comblera tes émois,
Habillant ta peau d'une étoffe de frissons,
Dans un silence d'extase, libre et sans loi,
Tu verras se peindre le plus bel horizon.

Reprendre son souffle, et vivre sans cesse,
Caresser tous les feux en brûlant d'impatience,
Dans les volutes pensives et enchanteresses,
En devin fou, je te donnerai cette essence.

Le serment inutile, vérité du coeur,
La sueur de mon front dégrippera tes ailes,
Dans l'impossible, je graverai le meilleur,
Embrassant ta vie et sauvant tes essentiels.

MG 25/10/2018

4 août 2023

AU PIED !

327

Monde perturbateur où le pied est roi,
Salivant, ne cède aux caprices féminins,
Immobile, l'homme n'outrepasse ses droits,
Sensible aux yeux et reste encore loin.

Sensuelles en vue jusque dans l'extrémité,
Jambes tentacules au pouvoir intarissable,
Osent et dominent en toute impunité,
Semblant gagner sans être coupables.

Longueurs convoitées prêtes à se rendre,
Protégeant même dans leur fourreau de cuir,
Ce cher attribut que l'on aime prendre,
Par qui finalement on se laisse séduire.

En prolongement de la chair au velours,
L'escarpin s'ôte d'un geste lent attentionné,
Au même titre que l'on puisse faire la cour,
Il en est l'affriolant sous-vêtement du pied.

...à Maria...
MG 20/10/2018

4 août 2023

EXÉCUTION

323

Raclant ses ongles usés de cris, sur les parois,
En quatre murs, cet avant goût du tombeau,
Les yeux livides en rêve mort, regard sans foi,
L'homme détruit, inhumain, attend l'échafaud.

Le couloir de la mort, lisse et sans vallons,
L'accroche-vie, pernicieuse, n'a plus qu'un fil,
L'attente sans faim, jours de fou pour l'exécution,
N'être qu'un oubli, une peur, à jamais un inutile.

L'homme déchu, du rythme du monde , clandestin,
Gît sur sa couche, inerte, presque déjà mort,
Croupit salement en sous-vie, dans les souterrains,
Il n'a plus d'âme , plus de temps, plus de corps.

Pensées dérivantes, délirantes en plus rien,
Résigné, le vide intemporel, espace libérateur,
Passage obligé, route stoppée, dernier chemin,
Sans retour, seul avenir, celui de la peur.

Peine de mort pour une vie à vivre à peine,
Arrêt sur image pour une éternité,
Le temps n'est qu'un trou béant qui saigne,
Une valse des secondes qui finissent par tomber.

MG 23/09/2018

4 août 2023

TOMBÉ DES NUES

322

C'est dans votre sans faute, que je vous aime, Madame,
Cette régularité qui n'éteindra jamais ma flamme,
Telle une figure géométrique, la symétrie,
Vous habille du plus bel effet, et me donne folie.

Par ce parfait isomorphisme, je fonds,
Comme un homme aimant, dans l'attraction,
Sans vouloir, se muent en attirance les pôles,
Et perdent le nord, ne connaissant plus leur rôle.

Tous ces couples en Vous, vos yeux, vos mains,
En gémellité, vos fesses, vos jambes, vos seins,
Paires à l'identique, en vision me fascinent,
Seriez-vous, Madame, la créature divine?

Je sais que point ne comptent dans l'amour,
Fripes, soie, dentelles ou tout autre atour,
En pensées donc justes, même si je n'ai vu,
Je vous aime, Madame, entière et nue.

MG 16/09/2018

4 août 2023

CIEL EN BLUES

320

Aux douceurs du jour, tuant la nuit, éclosent les couleurs,
Teintes chaudes en ta main aux nuances voisines,
Ton ciel en moi, expose les prémices annonciateurs,
D'un retour en forces douces, par ta lueur divine.

Se rapprochent en liaison, les coeurs fous en déviance,
Assumant la fusion sucrée d'amour, en délicat miel,
Gorges enfin desserrées, acceptent la déliquescence,
Mettant aux oubliettes, le goût amer du fiel.

Et se joue la pièce de la vie, en éternelle renaissance,
Aucun acte ne fermera le rideau de velours,
Quand le plus touchant dans l'impalpable alliance,
Reste l'âme pure ignorant tous les contours.

Je verrai, les yeux fermés, la virgule a sa place,
Comme le verbe avoir, dans le fabuleux mystère,
Conte magique de mon temps, que rien n'efface,
Les mots en libre envol, arrachant les oeillères.

Sur la falaise du plaisir, tournent toujours les vents,
Dansent les feux balancés, léchant nos peaux de cuirs,
Tantôt brûlots agresseurs, tantôt soleils apaisants,
Au travers des vérités, les vies se rythment sans fuir.

Et si un jour, le voilier navigue à contre courant,
Le violon de mes angoisses, perdrait ses notes,
Ses cordes vibrantes soudainement en noeud coulant,
Dans un geste ultime, caresseraient ma glotte.

Mais point de terre morne, en sursaut d'amour,
Ma plume, ici et partout, donne la fabuleuse envie,
D'être, de vivre, d'aimer, et de découvrir alentours,
Le tout, le meilleur, l'incommensurable, même la folie.

MG 02/0/2018
4 août 2023

TOUR DE VERS

319

Je sais bien les couleurs de cette âme sensible,
La vision d'un chemin propre et sans cible,
Où les blessures ne forment pas de plaies,
Le calme même noir dans l'inquiétant se plaît.

Que reste-t-il sans rêves bleus et sans envies ?
L'écorchure ne tuera point et laisse en vie,
Un coeur mort se ravive toujours par l'âme,
La faucheuse peut bien affûter sa lame.

Dans l'immensité, le jour, la nuit, où la faim,
Tiraille l'Être, repousse à l'infini sa fin,
Trouvant dans chaque recoin l'essence,
S'ouvrent tous les battements par les sens.

Et peuvent tomber les pleurs et les larmes,
Ils feront rouiller jusqu'à casser l'arme,
Mille morceaux, tels une tour de verre,
Brisée dans les mots, érigée par les vers.

MG 26/08/2018

3 août 2023

PLEIN LA VUE

295

L'évidence dans tes yeux, impuissants à regarder,
Enclins pourtant à tout ressentir, à tout voir,
Ouvre les portes douces de nos âmes assemblées,
Laissant s'échapper la plus belle des histoires.

Des yeux qui ne retiennent parfois pas les larmes,
Le coeur presque noyé dans cet océan d'éternité,
Face au néant invisible dont la vie ne désarme,
D'un soleil, au champ de bataille de l'obscurité.

Les miens, aux interdits d'une porte encore close,
Brillent où se traverse ce léger voile de lumière,
Inutile au retard des amants que rien n'oppose,
Tous les demains gagnent à coup sûr les hiers.

Nos regards se croisent même dans l'impossible,
L'aveuglement ne gagnera jamais nos cuirasses,
Le commandement des vies toujours au sensible,
Les yeux fermés, en rêve, gomment toute menace.

MG 11/02/2018

2 août 2023

LE TEMPS AU TANT

284

Toutes ces pensées noires m'attirant comme un aimant,
Piège fatal et inévitable pour le dernier des mortels,
Invisible dans son approche en traitre sable mouvant,
Veulent, de moi, faire le sacrifice sur leur autel.

Les jours en nuits se façonnent tel un glacial hiver,
Mordant même les bords de mon intérieur si doux,
Mornes sensations se voulant être dans ma chair,
Mais de mon crâne libre, je fais sauter le verrou.

Les saisons elles aussi se succèdent, et vivent,
Dans la ligne de mes émotions les plus folles,
Les soldats de la mort rangés au placard en archives,
Et se développe le ciel en renouveau anti-viol.

Tout est une question d'heures crépusculaires,
L'horloge et ses débuts ou fins de jours et de nuits,
Rythme mes élans et mes ralentis les plus clairs,
Et finalement crie haut et fort que j'aime la vie.

MG 30/12/2017

2 août 2023

AVEC LE TEMPS

283

Comme suivant la ligne de mes émotions intenses,
Sans jamais pouvoir attraper ce coeur, cette main,
Un appel étouffé par les tourments dans la danse,
Proche à chaque instant d'un monde pourtant si loin.

A peine visible, l'âme à travers la fenêtre embuée,
Le souffle senti, en un voile de douceur, opère,
Discrètement, sa magie, pas encore révélée,
Si longtemps balbutiée dans les lointains hiers.

Tentatives sans tentations à l'accroche pénible,
Attisent l'amorce d'un feu de lumière chaude,
En persévérances d'un chemin accessible,
Un lien de liberté que la morale échafaude.

La porte enfin ouverte sans la moindre indécence,
En harmonie, les voix se tiennent par le fil,
Au passage du cap de Bonne Espérance,
Et signe à la dame la fin de son exil.

...à Noëlle...
MG 26/12/2017

31 juillet 2023

ÉCHAPPÉE BELLE

280

Jamais plus prisonnier comme le fut l'amour en cases,
Somnolent sur la paillasse d'une cellule aux normes,
Sans dévier de la ligne à suivre, où rien ne s'embrase,
Les Je t'aime, punis, étouffés au chloroforme.

Jamais plus les désirs bâillonnés en pénitence,
Effaçant toute trace d'une âme sensible,
Dilués par les pleurs retenus en abondance,
Ne se pâliront par le temps de l'impossible.

Jamais plus les refus, dorés en hypocrite pudeur,
Ramassant les médailles d'une course à l'apparence,
Où brillait de mille feux la fausse blancheur,
N'altéreront le goût de ma résistance.

L'amour libre, universalité de mon coeur,
A jamais sauvage, reste à jamais épris,
De tout, de Toi, incontournables douleurs,
En forces involontaires que la vérité clarifie.

Un rêve , des rêves, et plus rien en charpie,
Sauveurs réciproques, se lient toutes les chairs,
Les entiers ne font que des souffrances adoucies,
Où gagnent à chaque instant tous les mystères.

MG 19/12/2017

29 juillet 2023

L'HOMME SERPENT

237a

L'homme dans toute sa splendeur à vomir, sournois, glissant sur le coté pour contourner l'obstacle et approcher sa proie, se révèle langue de vie, père du mensonge.
En déclarant son amour avec un beau A, bien souvent il ne déverse finalement qu'un venin empoisonnant non seulement sa victime mais aussi son entourage.
Planter les crocs, talon d'Achille touché, vie basculée. Dès qu'il ment, balivernes presque réelles tant il y travaille, ses sens sont à l'affût, l'adrénaline monte peu à peu, puis le piège se met en place.
La spirale infernale déclenchée, rien ne peut plus l'arrêter si ce n'est de lui couper la tête lorsqu'il se redressera dans son orgueil démesuré.
L'âne à cons, d'affinités se joue, se moquant même des séquelles engendrées par sa bassesse. Tel un piton dans la roche, il ne peut se défaire de cette puanteur de vivre, sa raison d'être. Il lèche, idiot jusqu'à la moelle, mais manipulateur. Sa cible, co-bras pour arriver à ses fins, si utile insecte pour lui, sera jetée après usage comme un vulgaire mouchoir.
La liste de tous ses coups, l'oeuvre d'un malade de lui-même qui ne se tient pas debout sans les autres, s'efface t-elle si facilement ?
La mort sûre de ses relations plus que superficielles, sitôt qu'il y a anguille sous roche, en font un prédateur échoueur. Comme un jouet qu'il serre, pantin de bois, il pense être le maître mais le vent tourne...
Un jour arrive où il se rate, fait une erreur puis commence à fatiguer, il nage à contre courant, tente de se relever mais c'est la fin, il se noie dans son jus, devenu antidote pour ses victimes. Il se perdra et mourra.........seul.

MG 16/09/2016

31 juillet 2023

FOUS ALLIÉS

275

Aux silences interminables se scellent cris sourds et douloureux,
Folies inqualifiables en mornes journées obscures,
Quand l'injustice mord jusqu'au sang les terribles aveux,
Emportant dans l'enfer, l'amour en blessante déchirure.

Le crime d'aimer, en rejet, condamné par le seul mépris,
Emprisonné dans le coeur où s'isole l'âme en exil,
Transcendance salvatrice que l'on nomme même folie,
Juge, bafoue les soleils de vie et jette à l'asile.

Les yeux aveuglés, en ligne droite dans la norme,
Déferle la vague noyante en parole de foule,
Monde transparent où plus personne n'est personne,
Et l'amour calibré, mesuré, rentre dans le moule.

Du pays au mensonge réel, voilé dans ses faux espoirs,
S'expatrient les amants sans fuite ni même lâcheté,
S'abandonnent follement sans regarder dans le miroir,
En seuls acteurs des véritables élans du coeur entier.

Deux ne faisant qu'un, nous resterons toujours en Nous,
Les souffrances en entêtés contraires se font forces,
En amour propre et blanc, nous laverons cette boue,
Le champ libre, en route où le futur enfin s'amorce.

MG 10/12/2017

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