L'ÂME OURDIE
Comme un élan qui plaque mon coeur contre ma cage thoracique,
Mes mains, derrière les barreaux de ma vie, jamais n'abdiquent,
Te dire le silence de ma bouche qui retient les sons en silence,
Harmoniques et symphonies de mon âme donnent une mélodie à l'absence.
Folie douce, rêve éthéré, atteinte intouchable, pèsent sur mes nuits,
En huile suintant mon coeur, au toucher docile, je m'enduis,
Aux somptueux élixirs et leurs volutes de senteurs je succombe,
Traçant les jours, les manques, l'amour sans hécatombe.
L'onde de choc secoue ma peau en supportables frissons,
L'adrénaline, sans gène, se mêle au désir, dans l'abandon,
Où, paradoxe, rien n'est laissé, ni au hasard, ni de coté,
Tout s'enchaine, tout s'anime, en éternelle volupté.
Pensées dépassées, doublées même, conquises par l'amour,
Sans limites, mon âme, mon coeur, et mon corps en pourtour,
Se dissocient, ou s'allient, perturbateurs en accoutumance,
Ont trouvé ma voie, ma lumière et décelé mon évidence.
Une fenêtre aux coulées de pluie, séchée par le soleil,
Vitrail vierge du passé et loupe sur le futur en sommeil,
Mes yeux sont tes yeux, les coeurs se ressentent en espoir,
Presque face à face, nous sommes nos propres miroirs.
Les sens en réels guides mènent partout les amants,
Forçant les opprimés de la vie à s'ébattre en avant,
Plus rien n'arrête nos sentiments, en force et douceur,
Le coucher est un lever, et l'amour notre demeure.
MG 08/10/2017
