DÉS ESPOIR
Laissée derrière la tempête, se diffuse une brume amère,
Où règne un calme infernal, elle onde lentement en piège,
Comme un voile, contraire à la voile, situant les barrières,
Le coeur à l'agonie, peu à peu, de ses rêves, s'allège.
La clé se perd encore et lourde est la porte de lumière,
L'âme fissurée par les bruits invisibles et si noirs,
Et se ferment les jours attenant au cercle polaire,
Froissant les heures en des longueurs dérisoires.
Périples avortés, dans la nuit en visions éphémères,
La ligne du temps en fracas tel un miroir brisé,
Le ciel assombrit drape tristement les étoiles d'hier,
Mais mon souffle pour toi, jamais ne sera éreinté.
Au bûcher des souffrances, l'Amour entier en offrande,
Seule et unique force de vie, richesse de bon aloi,
Un combat ultime et délicat, où mes mains se tendent,
Arrachant ce coeur qui bat, et ne brûlera que pour Toi.
Les dés ne sont pas jetés, la vie n'est pas un jeu,
Dans les silences visuels de ces peintures mortes,
Je dessinerai un chemin, et traversant tous les feux,
Les peurs aux oubliettes par mon coeur en escorte.
MG 06/12/2017
