Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
L'APACHE
L'APACHE
Visiteurs
Depuis la création 3 023
L'APACHE
  • ÉMOTIONS en musique, poésie, nature, divers... J'ai créé ce blog pour donner mes goûts et mes dégoûts , mes annonces , mes messages , mes textes , mes préférences . Échanger des idées sensées en est le but . Vous pouvez en faire autant en commentaires.
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Archives
poesie
29 juillet 2023

ERZSÉBET BATHORY (1560-1614)

232

L'histoire s'est teintée de démences criminelles,
Un château des Carpates, dressé sur la colline,
Les cris de torpeur en jeunesses qu'on assassine,
Au prix de tant de vies pour une beauté éternelle.

Noblesse aux pouvoirs fous, jouissait la comtesse sanglante,
Quand sous l'ordre immoral, les jeunes vierges sacrifiées,
Dans le liquide rouge, la croyance de se purifier,
De par la mort, la vie en vols qui s'alimente.

Un coeur de pierre se lissant dans les thermes,
De règnes de terreur en folies meurtrières,
Aux demoiselles, sortit de terre le cimetière,
Le bain de sang dans les deux sens du terme.

Repue d'infâmes tortures sanguinolentes,
Elisabeth, du temps, voulait faire sa délivrance,
Les traits du passé s'effacent à l'élixir de jouvence,
Les jours s'arrêteront donc à l'emmurée vivante.

Plus de miroirs, les murs n'ont aucun reflet,
La reine du monde fou, ainsi, s'invagine,
Les rides sur sa peau, enfin, s'agglutinent,
Elisabeth meurt dans la réalité de ses traits.

MG 21/08/2016

29 juillet 2023

COMME UN DAMNÉ

231

Naître le coeur en charpie, comme issu d'outre-tombe,
N'être en devenir que finalement une ombre,
En chair empoisonnée, par la vie et ses banderilles,
Enchères au plus bas telle une vulgaire pacotille.

L'élan avorté chaque fois par les ailes déchirées,
Les lents pas contre le vent, si souvent freinés,
Rançon de tous les jours du C sans sa cédille,
Rend con, et au cerveau tend même sa béquille.

Sans amour, les voeux s'enterrent à la chaîne,
Sans âme, ouragans dans le coeur s'amènent,
Aux fins fonds de la mémoire restent gravées les peurs,
Aux faims, font les fines bouches qui s'écoeurent.

En porte presque fermée, la main encore hésite,
Emporte avec elle tous les frissons qu'elle crédite,
Aussi douce ou dure qu'elle puisse se révéler,
Au si profond des sens que celui du toucher.

Ecriture lâchée, en partance de l'isoloir,
Et cris turboréacteurs jusque dans l'exutoire,
L'hémoglobine se mélange ainsi à l'encre,
L'émotionnel sans honte sort enfin du ventre.

MG 10/08/2016

29 juillet 2023

MYSTÈRE

229

C'est dans tes mots petite folle raisonnable, que se délient,
Les cordes nouées, emprisonnant les plus mauvais acides,
Comme une petite espiègle, libre, soufflant la vie,
Me donnant les bulles de saveurs limpides.

Peut-être l'emprise des sens dans un cri étouffé,
Un sang d'encre pour s'ancrer aux merveilles,
L'orgueil chaleureux, intime, à travers le papier,
Pause plaisir, pose à nu, aux détours de l'éveil.

Et lire en toi "Faire des mots une exactitude",
Se retrouver en gémellité presque contraire,
Paradoxe des unis dans toute son altitude,
Engendre les amours purs et leur mystère.

Que faire à présent des envols aux mots clés,
Portés par les ailes des inconnus ouvrant les voies,
Chemins dessinés, impénétrables destinées,
Où seules les plumes fortes se font voix ?

...à Carole...
MG 19/06/2016

29 juillet 2023

FORCE

228

Sorti de ton château fort, preux chevalier,
Point besoin de questionnement ni autre torture,
Pour te dessiner, et rien que te faire tout déballer,
Te voilà presque nu, sans habits, sans armure.

Aurais-tu craqué ou bien est-ce ta carapace,
L'un fort, l'autre fragile, couple bien étrange,
Pour te décider subitement à vider ta besace,
Et ainsi marteler tes mots forts en échanges?

Toi qui marche dans les silences, presque invisible,
Toi, l'aimant, qui voit les absences venir à toi,
Comme la goutte se détachant du liquide, accessible,
De la vérité comme des essentiels, tu fais ta loi.

Mystère de l'inconnu attaché au pieu de l'espoir,
Le coeur qui parle, qui pleure, et qui parfois vomit,
Dévoile son immunité aux multiples échappatoires,
Où enfin les jours donnent suite à la nuit.

C'est toi l'homme aux clichés, où rien ne cloche,
C'est toi l'homme aux clashs, l'homme clenche,
Parfois homme lisse auquel on s'accroche,
Et qui, homme déçu finalement se retranche.

A rien ne sert de vouloir comprendre l'homme,
Tout est plaisir de vouloir entendre l'âme,
Juste est de savoir que crochus sont nos atomes,
Et que de toi, chaque jour, je m'affame.


...à Monsieur....

MG 04/06/2016

29 juillet 2023

MAL

227

D'une vie insolente où s'impose la visible absence,
Désinvolture d'une existence déformée dans l'âme,
Et sur sa couche, se tordant de douleurs infâmes,
Les crépuscules s'enchainent en impudence.

Aux forces du vide, en bouclier faire face,
Chaque jour se donner sur l'autel du sacrifice,
Le ventre mangé dans un trop long supplice,
L'enfer en son passé laissera des traces.

Le sang glacé soudainement par l'effroi,
Dans un funèbre adieu, s'éparpilleront en cendres,
Les griffes du mal rongeant dans ses méandres,
La chair du coeur avortée dans ses émois.

Les larmes défiant toute noire évidence,
En vidant la mort comme par audace,
La douleur au sublime fait enfin place,
Se jouant du diable dans l'impertinence.

MG 24/04/2016

29 juillet 2023

PAR LE MOI

220

Au crépuscule de nos heures, j'ai vu dans tes yeux,
Soudain l'émotion perler presque timidement,
Cette larme refusant de couler, paradoxal aveu,
S'asséchant dans la pudeur, emprisonne les tourments.

J'ai senti ce cri du coeur et silence en marécage,
Quand frissonnent même les plus humbles carapaces,
Point de douleurs insignifiantes, retour au partage,
L'appel au secours, un voeu à purifier l'espace.

Elans des âmes en effets de lumière généreuse,
Le guide inconnu par force douce s'octroie,
Le devoir divin, pacte d'amitié accapareuse,
En échanges volés au temps, le monde sans parois.

Les douleurs retenues, jamais ne feront guérison,
Prison de loin la plus ignoble qu'est la cage thoracique,
Car même accroché, le coeur a besoin d'évasion,
Portes ouvertes sur les bouches, échos véridiques.

L'écoute, ce receptacle à maux, trop plein aseptisant,
T'ôtera la peur au ventre, dénouera les viscères,
Quand à chaque voyage, tu ne craindras le vent,
Je te donne ma force, comme étai immunitaire.

MG 28/12/2015
...à Amélie...

26 juillet 2023

ÉTOILE ET TOILE

218

Sublime plaisir de transposition sur tes métaphores,
Semeuse d'art, tu danses et brilles dans ta robe de phosphore,
Expression divine faisant frissonner mon corps,
Je me délecte de tes oeuvres goûtues que je dévore.

Plonger dans tes encres, à s'y saouler sans alcool,
Ailé par tes images, tant de mondes que je survole,
Tu sors les vérités de leur bocal de formol,
Mais ta folie ne t'amènera jamais la camisole.

Glisse l'eau, passe le vent, sur cette peau cuirasse,
Inusable, et aux ressources pleines d'audace,
Tantôt roc, tantôt velours, partout tu as ta place,
Je te sens dans la rue, dans la mer et même au palace.

Je me prosterne sans jamais t'arriver à la cheville,
Et comme un gosse même, mes yeux s'écarquillent,
Devant ces mains dessinant la vie sans pacotille,
Retenant la grenade que parfois tu dégoupilles.

Complètement fou de toi l'artiste aux mille facettes,
Aucun pliage en quatre s'il faut que j'admette,
L'évidence même d'un trésor et non quelques piécettes,
Myriade de couleurs dont tu fais la palette.

N'ayant qu'un seul pinceau sur mon chevalet,
Celui de l'écriture, banale, rimante ou en sonnet,
Juste cette modeste camelote à t'offrir en coffret,
Bribes de mon coeur, morceaux de mon art pauvret.

...à Liz...
MG 19/07/2015

26 juillet 2023

CERTITUDES

215

Aucune corde ôtée, il ne restera donc muet,
Les désirs se muent parfois en fortes volontés,
Redonner tous les pouvoirs et mouvances à ton archet,
Ne saurait être une utopie mais ta propre vérité.

MG 14/06/2015

26 juillet 2023

DÉCENNIE

214

Au fil des jours, se découvrir les vrais lendemains,
Et lorsque qu'enfin une main sur l'épaule,
Délivre la pureté d'une âme qui en son sein,
Sortira les mauvais acteurs de leur rôle.

Les heures côte à côte finalement diluées,
En instants de souvenirs et de pleines forces,
Finissent toujours par donner et même caresser,
Cette peau douce qui peut se faire écorce.

Nos coeurs à l'extrême parfois exsangues,
Se régénèrent dans les monts et les folies,
Ne se noieront même si nos corps tanguent,
Toi et moi, dans l'âme, à jamais, assortis.

Je sais et je vis les raisons de cette osmose,
Où les Êtres ne font plus qu'un dans la pensée,
Au gré des vies qui même nous opposent,
Nos paradoxes peuvent à présent se jumeler.

Aux sentiments qui jamais ne porteront l'opprobre,
Faisons fi et bannissons tous les coups,
Nous ferons des printemps de tous les octobres,
Juste notre amitié, entière et sans verrous.

MG 05/06/2015
...à FT...

26 juillet 2023

LES YEUX FERMÉS

213

Tous ces gestes avortés, étouffés par je ne sais quoi,
Tués dans l'oeuf, en ma mémoire ils s'amoncellent,
Rongeant un coeur, le laissant à cette sinistre loi,
Pour exploser en douceur n'attendent que l'étincelle.

Dans la chapelle ardente aux cierges fragiles,
Où les frissons charnels, enfermés au placard,
Semblent si vrais mais presque impossibles,
Se transforment finalement en cauchemars.

Des touchers aux peaux cibles, effleurement lointain,
Juste voir, les doigts crochetés sur le grillage,
Illusion réelle des jours futurs, des deux mains,
La force et la peur ensemble font bon ménage.

Enceinte infranchissable, en sainte intouchable,
L'accord symbiose formé en rêve errance,
S'évapore et fait repoussant l'être minable,
Qui, à l'osmose, chaque fois, tire sa révérence.

MG 16/05/2015

<< < 10 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 > >>