ERZSÉBET BATHORY (1560-1614)
L'histoire s'est teintée de démences criminelles,
Un château des Carpates, dressé sur la colline,
Les cris de torpeur en jeunesses qu'on assassine,
Au prix de tant de vies pour une beauté éternelle.
Noblesse aux pouvoirs fous, jouissait la comtesse sanglante,
Quand sous l'ordre immoral, les jeunes vierges sacrifiées,
Dans le liquide rouge, la croyance de se purifier,
De par la mort, la vie en vols qui s'alimente.
Un coeur de pierre se lissant dans les thermes,
De règnes de terreur en folies meurtrières,
Aux demoiselles, sortit de terre le cimetière,
Le bain de sang dans les deux sens du terme.
Repue d'infâmes tortures sanguinolentes,
Elisabeth, du temps, voulait faire sa délivrance,
Les traits du passé s'effacent à l'élixir de jouvence,
Les jours s'arrêteront donc à l'emmurée vivante.
Plus de miroirs, les murs n'ont aucun reflet,
La reine du monde fou, ainsi, s'invagine,
Les rides sur sa peau, enfin, s'agglutinent,
Elisabeth meurt dans la réalité de ses traits.
MG 21/08/2016









