PAR LE MOI
Au crépuscule de nos heures, j'ai vu dans tes yeux,
Soudain l'émotion perler presque timidement,
Cette larme refusant de couler, paradoxal aveu,
S'asséchant dans la pudeur, emprisonne les tourments.
J'ai senti ce cri du coeur et silence en marécage,
Quand frissonnent même les plus humbles carapaces,
Point de douleurs insignifiantes, retour au partage,
L'appel au secours, un voeu à purifier l'espace.
Elans des âmes en effets de lumière généreuse,
Le guide inconnu par force douce s'octroie,
Le devoir divin, pacte d'amitié accapareuse,
En échanges volés au temps, le monde sans parois.
Les douleurs retenues, jamais ne feront guérison,
Prison de loin la plus ignoble qu'est la cage thoracique,
Car même accroché, le coeur a besoin d'évasion,
Portes ouvertes sur les bouches, échos véridiques.
L'écoute, ce receptacle à maux, trop plein aseptisant,
T'ôtera la peur au ventre, dénouera les viscères,
Quand à chaque voyage, tu ne craindras le vent,
Je te donne ma force, comme étai immunitaire.
MG 28/12/2015
...à Amélie...
