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L'APACHE
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L'APACHE
  • ÉMOTIONS en musique, poésie, nature, divers... J'ai créé ce blog pour donner mes goûts et mes dégoûts , mes annonces , mes messages , mes textes , mes préférences . Échanger des idées sensées en est le but . Vous pouvez en faire autant en commentaires.
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poesie
23 juillet 2023

IMAGES

149

C'est à toi, la fille de l'eau, qu'appartiennent les reflets,
Ceux qui t'emmènent là-haut, bannissant tous les regrets,
Le regard dans l'osmose, dont tu rêves à t'en noyer,
Vision d'une métamorphose, sublime voyage enchanté.

Dans tes cheveux, femme du vent, le souffle tiède ondule,
Et t'unit au soleil amant, que tu rejoins aux crépuscules,
Semblant même te porter, des abîmes aux ciels magiques,
Et chauffe ton coeur blessé, qui sur le noir s'applique .

La flamme change les couleurs, et les frissons se réveillent,
Enrobent l'âme sans peurs, en d'innombrables merveilles,
Alors s'écoule très lentement, comme passent les nuages,
Le charme de tous les instants, dont tu fais ton breuvage.

A l'aurore des beaux jours, enfin le miroir du silence,
Fera place en l'amour, et embaumée par l'essence,
De son doux parfum , rêve de rêve inconscient,
Tu seras réelle enfin, femme de vie tout simplement.

MG 08/03/2013
23 juillet 2023

SOLITUDE

147

Les amours fracturés tombés à terre,
Disloquent des vies dans les mornes hivers,
Le fil accrocheur d'une toile bleue, caresse,
L'âme meurtrie que le silence transgresse.

Derrière la fenêtre se dessinaient les contours,
De la main douce qui posait chaque jour,
Les mots dans un ciel devenant plus clair,
Evidence du regard noble chassant l'amer.

Et se nourrissant de l'élixir tiède et noir,
Où se transforment en châteaux, les mouroirs,
Elle n'avait plus froid, lorsque ses yeux séchés,
L'emmenaient loin, dans l'écran de papier.

MG 27/02/2013

23 juillet 2023

LIBÉRATIONS

146

Et ton coeur de tremblements en vibrations,
Comme sortant les sons de tes entrailles,
Il suinte l'amour, il est en toi le violon,
Rallumant le feu de nos vies qui déraillent.

Tes mains et l'archet, glissent lentement,
Donnant la parole aux cordes métalliques,
Criantes, pleurantes, riantes, intensément,
Et génitrices de sensations magiques.

Lorsque les ouïes de la passion sanglotent,
Et laissent encore s'échapper les émotions,
Coulent en son refuge les larmes de notes,
Aseptisant les blessures de ta raison.

Aux confins de tes pensées profondes,
Chante sur ton violon l'exutoire,
Vole ainsi librement dans ton monde,
Laisse planer les ailes de ton pouvoir.

... à Pauline ...

MG 20/02/2013

23 juillet 2023

OFFRANDE

145

Le regard donnant naissance à de petites perles tièdes,
Sentinelles de mes yeux, aux falaises de mon visage, accrochées,
Comme une évidence, nos corps qui soudain s'obsèdent,
L'osmose des peaux frissonnantes, viendra s'aimanter.

Mon esprit n'est plus dans ma tête, un ailleurs,
Bouscule-moi, mon prince, ose et défie-moi,
Que l'envol prenne enfin toute son ampleur,
Plus rien n'a d'importance, l'intérieur en émoi.

Mon corps n'est plus à moi, plus de portes,
A l'homme du vent, je serai donc la tempête,
Inondant son âme comme son feu m'emporte,
Désir de mes sens que plus rien n'arrête.

C'est à toi, mâle fou, que s'offre mon moi charnel,
Seul détenteur de la clé, en règne insoupçonné,
Tu verras, mon homme, ma vie se faire essentielle,
Et à l'aube du plaisir, nos coeurs ainsi mélangés.

MG 09/02/2013

23 juillet 2023

LE PHARE

143

L'oeil de la mer, seul et presque sans âme,
Contraire à cette avaleuse, guide les rêveurs,
Soleil de nuit, sauveur des marées infâmes,
L'étoile polaire comme une petite soeur.

Symbole phallique érigé sur les flots,
La tempête éclate son écume sur ses flancs,
Semblant vouloir le mettre sur le dos,
Vaines tentatives, droit reste le géant.

Fidèle gardien, accompagnant les hommes,
Sans bouger, presque fier de résister,
A l'eau, le ressac se faisant métronome,
Ne parviendra jamais à le noyer.

Peut-être la lune est-elle jalouse,
Tour de feu, la plus belle au miroir,
Abrite et protège celui qui épouse,
La solitude, en haut de son perchoir.

MG 01/02/2013

23 juillet 2023

ET SENS CIEL

   

141

                         

                              "Au bout du monde, ciel de nos rêves de lune,
                               Laissons-nous porter par l'ivresse de nos sens,
                               Et voguent les écrins, où l'amour est fortune,
                              Nos corps lovés dans le satin de l'abondance."

               "Tu souffles sur mes yeux, pour y clore le jour,
                 L'équilibre indompté des milliers d'étincelles,
                Allonge sur mon corps, de silencieux discours,
                Le chantre supplicié, d'un voluptueux duel ;"

                              "Et quand ma main épousant la dune de feu,
                               Où s'enlacent nos âmes en se faisant la cour,
                               Punissant même les absences de nos voeux,
                              Au creux de tes reins, je me ferai troubadour."

                "Laisse fondre tes sens, sur ma lèvre brûlante ;
                 N'est-ce pas mon amour, que si les ombres dansent,
                 C'est pour faire oublier, la lumière naissante,
                 Et tanguer tes frissons, délicieuse indécence."


                                                          L'apache et Salomé
                                                              23/01/2013
22 juillet 2023

HORIZON

139

De mon hiver si noir, auquel j'ose échapper,
Ne resteront que des tas de cendres, des maux,
Des rêves en bleu comme des bateaux amarrés,
Les perles de brouillard mourant au renouveau.

Le navire désormais vogue sur les flots du temps,
L'horizon dessine enfin un sens à la vie,
A rien ne sert d'espérer, ne plus faire semblant,
Le mur de pierre ne fausse plus la vue, les envies.

Et toi qui ne m'a jamais connu, qui es-tu ?
Une empreinte que l'on croit quelquefois deviner,
Embaumant l'âme ternie dans les moments perdus,
Désir suprême, rêve de fou, ou même vérité.

Toi qui ne veux m'approcher, semblant m'éviter ,
Que l'on nomme avec un grand A, parfois cruel,
La peur de soi, un ennemi à faire tomber,
M'attends-tu quelque part, comme une voix, un appel ?

MG 20/01/2013

22 juillet 2023

BATTEMENTS D'ELLE

138

 

BATTEMENTS D'ELLE
 
 
Que mes lèvres envieuses, flânant sur le grain velouté de sa peau,
Taisent le bruit de cette vague qui déferle en mon corps,
Et de ces frissons dénoncent, de ma bouche, les assauts,
Emportant ses yeux qui se ferment dans un sublime essor.

Que ma main effleure cette soie mouvante et pure,
Désobéissante où les balbutiements de l'accord charnel,
Amènent le désir, aux sacrifices ou aux brûlures,
Qui guérissent les peurs et donnent des ailes.


MG

15/01/2013

22 juillet 2023

LARMES DE PIERRE

136

Le mur du silence qui peu à peu s'effrite,
Fait place aux rais de lumière, et cohabitent,
Les âmes fragiles, mornes statues de pierre,
Pleurant les larmes bleues de l'amer.

Vierges de haine, vides de voix assassines,
S'enorgueillant même d'être nus d'épines,
Les coeurs s'approchent et se regardent,
Flânant au crépuscule et baissant la garde.

Les couleurs ternes sont parfois au rendez-vous,
Desséchées par le souffle noir des fous,
Où les mains peignent les teintes de l'espoir,
Où les bouches offrent les mots d'une histoire.

Les statues de pierre finissent par s'animer,
Unissant leurs efforts, avides de clarté,
Les yeux dans les yeux, passé l'exil,
La marque du soleil semble indélébile.


... à Sandrine ...

MG 08/01/2013

22 juillet 2023

CORPS ACCORDS

 

132

          "Que ta main lâche cette marée inhumaine,
           Sur mon vaisseau de velours, sans peurs, sans vertiges,
           Goûtons les délices de la vie, qui n'exigent,
           Au festin des dieux du plaisir, aucune chaîne."

                          "Recouverte de ta chair je n'ai plus de peur,
                            La houle aux milles visages se déchire,
                           Où naît le ruissellement de ton sourire,
                           Et les battements sourds et émus de ton cœur."

           "Aux voiles de satin, ton corps se love et frôle,
            Sur la couche, loin des matins froids et blafards,
            Ma peau frissonnante de désirs et d'espoirs,
            Là où nos attentes font s'attirer les pôles."

                          "Ton âme est semblable, et ici et ailleurs,
                           Qu'importe à libérer, à délivrer nos craintes,
                           Mon âme tout pareil, aux blessures éteintes,
                           En vertiges se livrent aux sentiments vainqueurs."


                                                             L'apache et Salomé 27/12/2012

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