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L'APACHE
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L'APACHE
  • ÉMOTIONS en musique, poésie, nature, divers... J'ai créé ce blog pour donner mes goûts et mes dégoûts , mes annonces , mes messages , mes textes , mes préférences . Échanger des idées sensées en est le but . Vous pouvez en faire autant en commentaires.
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poesie
20 juillet 2023

NULLE PART

101

Toi qui rêve en bleu , détronnant les noirceurs ,
Colorant tes pensées , de l'être éternel ,
Tu l'attends dans tes désirs d'apesanteur ,
Que ta mémoire empile en arc-en-ciel .

Arrêtant le temps , et punissant ta vie ,
En visions nourissantes de tes espoirs ,
Transportée dans le ciel de tes envies ,
Tu le vois , dans l'utopique couloir .

Aux tristes et mornes yeux de la mélancolie ,
Ton regard vide , qui ose même sans honte ,
Faire la cour , aux longues heures infinies ,
Dans le silence pesant que ton coeur affronte .

Aux souvenirs langoureux de ces ébats ,
L'esprit survolant vos deux corps enlacés ,
Assoiffée de lui , et te parant de ses draps ,
De sa main caressante , tu n'oses t'échapper .
 
 
MG 12/08/2012

20 juillet 2023

ÉCLIPSE II

100

Dans la mémoire, le souvenir à jamais gravé,
Un éclair, l'attirance fiancée au déchirement,
Les regards échangés qui liaient nos coeurs fanés,
Nous emportaient sur la rivière aux milles élans.

Aux frontières intransigeantes, les corps séparés,
Par le temps mort et infini, nous fûmes meurtris,
Mais qu'importe le mal de la blessure infligée,
Les pensées et les rêves ne s'étaient enfuis.

Le silence si fort dans nos bouches envieuses,
Se donnant l'aspect insupportable de l'absence,
Attisait le feu du désir, brûlant la malicieuse,
Folle séparation laissant nos âmes en souffrance.

Et l'aurore acharnée, guida, jour après jour,
Dans l'évidence , les espoirs qui s'immiscent,
Au geste sans fard ni même autre détour,
Nos deux mains qui enfin se réunissent.

 
MG 09/08/2012
Réponse à Salomé  
18 juillet 2023

ÉCLIPSE

99


Portez donc vos lèvres, jusqu'au bout de mes doigts ;
Au seuil de l'hommage, trépasse la décence,
Au travers d'un éclair, farouche et moins courtois,
Dont le vertige sonne l'aveu de la naissance.

Mes doigts emprisonnés, dans l'étau caressant,
De votre souffle brûlant et de votre main,
Eternise le doux geste bouleversant,
Creusant un désir brusque, fou et assassin.

Lentement vos yeux fébriles aux sourcils baissés,
Sur moi se lèvent et nos regards se croisent enfin,
Evadés frissonnants d'une fièvre empressée,
Où s'attarde l'exploration de nos parfums.

Et l'arrachement de cette invisible étreinte,
L'odieux instant ... vous qui partez, moi qui m'éloigne,
Teintera longtemps de sa cuisante empreinte,
Du naufrage et du manque dont le rêve témoigne.


Salomé

06/08/2012

Merci Salomé

18 juillet 2023

L'ÉVEIL

96

          "Dans ta vie délavée, contenant tes chimères,
          On y lit tout d'abord, les rivages et les cieux,
          Qu'à grands coups de pinceaux, tu pares l'éphémère,
          De nouvelles couleurs, qui ravivent tes yeux."

                         "Au sens des utopies, je fais ainsi confiance,
                         Et l'arc-en-ciel ajoute la nouvelle teinte,
                         Elles se font menteuses sur leur existence,
                         Comblant enfin le vide, en savourant l'étreinte."

          "Regarde le couchant, le sable aux dunes rousses,
          Enfin ta mer n'est plus, par les vents, outragée,
          La nuit n'est plus sans fin, nos plumes se font douces,
          Par une même aurore, au baiser partagé."


                         "Et je vogue ainsi, sur les eaux calmes et limpides,
                         Ta main invisible, et mon soleil se rallume,
                         Remplissant d'espoirs ces zones qui étaient vides,
                         Où s'enlacent à jamais, si tendrement nos plumes."


                                                                          L'Apache et Salomé 03/08/2012

18 juillet 2023

ÂMES SŒURS

97

Les innombrables attentes , parjures de la vie ,
Où le bonheur remisé salement au grenier ,
Peignant les sourires glacés où l'on s'enfuit ,
Se vautraient dans ce reflet d'espoirs vidés .

Les vérités se jouant enfin des infâmies ,
Au ciel nouveau , les visages se lissent ,
Regards trempés de richesses enfouies ,
Que plus jamais ces voix ne gémissent !

Se parfumant un peu plus chaque jour ,
L'idylle arrivée à mes yeux enchantés ,
Dont j'entrevois les reluisants contours ,
M'enduit de frissons et me fait vibrer .

MG 02/08/2012

18 juillet 2023

MÉTAMORPHOSE

91

LE  jour sans brume , se lève ou plutôt se relève ,
PARFUM  de vie , succèdant au coeur qui agonise ,
DE  son arbre en surplombant tous mes rêves ,
LA  main délicate , guide , et même s'improvise ,
MUSE  , de son souffle chaud déposé sur le vélin ,
FAIT  éclore lentement , les ailes de la liberté ;
PRENDRE  la chrysalide au creux de ses mains ,
SON  voeu se réalise , la mélancolie étouffée ;
ENVOL  du papillon , qui soudain s'émerveille ,
A  l'aube si claire , d'une nouvelle existence ,
LA  pénombre se retire , le coeur se réveille ,
PLUME  , voguant sur l'océan de l'alliance .

MG 15/07/2012
 
(Essai d'acrostiche)

18 juillet 2023

ANGE DIVIN

90

Au hasard des temps perdus , l'ineffable se raconte ,
Les temps qui se retrouvent , grandissant les images ,
Tuant les indescriptibles et avortant les hontes ,
Tout est permis où pourtant rien ne se dévisage .

La chair invisible , l'ange déploie ses ailes ,
Offrant l'ultime recours , passion d'une passion ,
Source miraculeuse , d'où jaillissent les éternels ,
Le masque n'en n'est pas un dans l'étrange vision .

La chapelle ardente doit refermer ses portes ,
Endeuillant les maux dans leurs salissures ,
Le coeur en berne , n'est plus une feuille morte ,
Il s'envole , il se pose , il vit dans l'écriture .

Aux idéaux de papier , les encres se mélangent ,
Dans les jardins fleuris des pensées en vers ,
Puisant la plume dans les ailes de l'archange ,
Et dessinent un soleil de mots , éclatant sa lumière . 

MG 13/07/2012

18 juillet 2023

DÉSIR

92

Aux visions de tes pensées depuis si longtemps ,
Je stoppe tes rêves et défie les couloirs du temps ,
En renvoyant le manque et en brisant l'absence ,
A présent , sans peur , tu peux écouter le silence .

Je gagne la bataille contre ta longue attente ,
Faisons de cette envie , qu'elle soit très lente ,
Savourer ces instants , dans le plus fort désir ,
Ferme les yeux et laisse-moi , tes jambes gravir .

Toi ma montagne , mon écho , je suis de retour ,
Laisse-moi comme un chat aux pattes de velours ,
T'approcher , te regarder , toi qui me devine ,
Ecoute , ce corps , qui vers toi , s'achemine .

Enlaçons-nous , et tes yeux toujours cachés ,
Seules tes mains peuvent ainsi m'apprivoiser ,
Puis découvre tes fantasmes les plus fous ,
Plus rien ne compte , il n'y a plus que nous .

MG 18/07/2012

18 juillet 2023

IMAGINE

89

Laisse aller ta main comme une plume sur mon corps ,
Elle m'enivre , elle me devine , elle me fait vibrer ,
La lente caresse , ce geste si doux et si fort ,
Eruption de bonheur , tous les sens en apnée .

Laisse s'envoler ta plume comme une aile sur le papier ,
Elle me parle , elle me charme , elle me séduit ,
Toi le messager de mes rêves les plus inavoués ,
Fantasmes secrets , révélés même dans l'écrit .

Les frissons de ma peau , comme le désir , en éveil,
Quand , de ta main chaude et sensuelle , tu l'effleures ,
Chacun de ses mouvements tire mon coeur du sommeil ,
Je ferme les yeux et j'imagine ainsi l'auteur .

Les mots dansent l'amour , sur le papier en glissant ,
Ta plume sait m'enrouler par son encre parfois en pleurs ,
Ses lettres lovées me prennent à chaque instant ,
Je ferme les yeux et j'imagine ainsi le cajoleur .

MG 07/07/2012

18 juillet 2023

GARDIEN D'ESPOIR

88

Des jours , dérivant sur une mer meurtrière ,
Agressions de rouille , et se disloque l'armure ,
En finir avec les innombrables morsures ,
Les balbutiements d'une éclosion printanière .

Agressions de rouille , et se disloque l'armure ,
Morne vie , où l'âme noircie se désespère ,
Les balbutiements d'une éclosion printanière ,
Rêves de l'esprit qui jamais ne se censure .

Morne vie , où l'âme noircie se désespère ,
Le coeur tout en subissant l'assaut des coupures ,
Rêves de l'esprit qui jamais ne se censure ,
Le mal peut finalement tomber en poussière .

Le coeur tout en subissant l'assaut des coupures ,
Pouvoir prendre force et gagner sa propre guerre ,
Le mal peut finalement tomber en poussière ,
Laissant place enfin au ciel d'un plus bel azur .

Pouvoir prendre force et gagner sa propre guerre ,
Même en gardant d'inoubliables blessures ,
Laissant place enfin au ciel d'un plus bel azur ,
Le chemin se trace tentant de tuer l'amer .

Même en gardant d'inoubliables blessures ,
Cherchant au loin la chaleur des points de lumière ,
Le chemin se trace tentant de tuer l'amer ,
Vénération des riches instants les plus purs .                

MG 07/07/2012

(Essai de pantoum en alexandrins...) 

Dans le pantoum ( qui nous vient de la Malaisie ), le vers 1 et 2 doit exprimer une idée contraire au vers 3 et 4 tout en étant complémentaires dans un quatrain.
Mais le vers 2 et 4 de la strophe 1 doivent être repris dans la strophe 2 en vers 1 et 3. 
Le vers 2 et 4 de la strophe 2 doivent être repris dans la strophe 3 en vers 1 et 3.
Et ainsi de suite tout en gardant à chaque quatrain le fait que le vers 1 et 2 expriment une idée contraire au vers 3 et 4 tout en étant complémentaires.

 

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