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L'APACHE
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L'APACHE
  • ÉMOTIONS en musique, poésie, nature, divers... J'ai créé ce blog pour donner mes goûts et mes dégoûts , mes annonces , mes messages , mes textes , mes préférences . Échanger des idées sensées en est le but . Vous pouvez en faire autant en commentaires.
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poesie
30 juillet 2023

L'EFFLEURE DU MAL

249

Au royaume de l'invisible, portes ouvertes sur le manque,
Où s'effleurent les mots, où même l'impalpable est touchant,
La brume en transparence, se dissipe dans les calanques,
En abri de mer folle, en abri de pierres aux bords coupants.

La main douce voyage chaque jour en inutiles caresses,
Côtoie les peurs et galopant sur les chevaux de l'angoisse,
Agenouille les corps et prive les bouches de l'ivresse,
Puis comme d'un revers, finalement se mue en poisse.

Honte et déshonneur sur le prince faible aux faux trésors,
L'attraction inévitable aux profondeurs de l'abîme,
Les forces de l'eau pure en quelques secondes s'évaporent,
Bannir l'inconscience, forcer la fin des maux qui déciment.

En présent, immédiat, l'habit changeant des vicissitudes,
Ensoleillera promptement ton regard qui parfois s'inonde,
Tu et Vous, partirez pour un voyage initiatique en altitude,
Le prince veillant vous mènera presque au bout du monde.

MG 27/06/2017

30 juillet 2023

NET OU VAGUE ?

246

Notre monde au bord des larmes, l'oeil en coulisse,
Vague à l'âme sur l'impure Terre aberrante,
L'océan dans ses lames, s'apprivoise par la glisse,
Et déchaine ton coeur en déferlantes.

En communion, la mer et le père, assortis,
La planche, trait d'union pour l'adrénaline,
Ton pouvoir est grand, la lutte est un défi,
De l'équilibre dans ces eaux en collines.

De ta bouche, s'échappent toujours les mots,
Ils volent, planent et surfent à leur gré,
Sans jamais me noyer dans leurs flots,
Et te laissent avec ce goût de liberté.

Vois-tu ton semblable dans le reflet salé ?
Toi l'Homme et l'Humain, double visage,
Rareté de l'espèce sur une planète bafouée,
Force, au coeur sans cesse à l'ouvrage.

MG 20/03/2017
...à Luis...

30 juillet 2023

LES SAIGNEURS

245

Il arrive parfois que tes ailes s'alourdissent,
Te condamnant presque, comme si l'envol,
Te jetait impunément au précipice,
Ou pire, d'un geste, te clouant au sol.

Ne crains rien mon ami, car ton armure,
Ma main ne saura que la faire reluire,
Sans jamais de coups, ni même brûlures,
Juste la force du coeur derrière le cuir.

Ce lien ne subsistera pas dans l'ombre,
L'homme ailé ou non est ma lumière,
J'avance enfin et sors de ma pénombre,
En toi, se forme le miroir de mon univers.

Disciple ébahi devant les mots du maître,
Dans ma tête, en désordre, bougent les places,
L'adulation se veut retournée dans le bien-être,
A toi l'Homme, qui m'ouvre sa carapace.

L'impossible idolâtré, le fou qu'on encense,
Dans toute l'essence à travers les messagers,
Perception de l'incalculable délivrance,
Le seigneur s'efface, le bouffon est adoubé.

...à Monsieur...

MG 11/03/2017

30 juillet 2023

L'INSOUMIS

244

Au tournant des heures lasses, le coeur presque désinhibé,
Humain libre, tentant d'ouvrir leurs yeux embués,
Le dos ailé, le regard fort pour échapper au dégoût,
Les mots, vains, filent inlassablement à l'égout.

Cavalier seul dans l'apocalypse, il grandit et lutte,
Tel un guerrier que jamais de la langue on ampute,
En sage résistance, droit, l'homme incompris,
Fidèle à lui-même, restera à jamais insoumis.

A leur propre sens critique endormi et mort,
Repeindre de vraies teintes leurs aurores,
Il veut redonner vie, jusqu'à pousser à l'envol,
Ceux qu'il aime, prisonniers d'une camisole.

Perdus dans leurs croyances au devoir et aux lois,
S'émanciper, sortir du chemin tracé par les rois,
Respirer enfin l'air choisi, vivre dans ses pensées,
Ils marcheraient les yeux ouverts sans se blesser.

MG 05/03/2017

30 juillet 2023

GOTHICÔNE

243

Dans l'ombre d'une silhouette aux pouvoirs photochromiques,
Comme un témoin semblant ancré dans le noir et blanc,
Dévoile le papier et l'encre d'une partition symphonique,
Et martèle de l'amour, la mort en clichés de sang.

Petite fille cachée, les icônes immortelles te vivent,
Lâcher de vampires sur vos frêles existences,
Sans s'arrêter, les pages telles une locomotive,
Défilent au rythme fou d'un voyage en partance.

Au fond du couloir, la porte s'ouvre en douceur,
Un faisceau lumineux gomment les jours mornes,
Mes désirs attisent ma plume dans ses couleurs,
Le sentiment fou de l'apparition d'une licorne.

Tes miroirs de moi ne sauraient être réfractaires,
Aux confiances dévoilées, fortunes sans égal,
Je ne saurais être ailleurs que sur ta Terre,
Juste reconnaissant de Toi, femme vitale.

...à Gothic--Ink
MG 05/02/2017

29 juillet 2023

AMOUR PAR TAIRE

242b

Force invisible sous perfusion des regards avortés,
Les silences effeuillent les rêves de l'incertain,
Où pudeur frustrante en voile de l'amour étouffé,
Suinte la souffrance morne des coeurs orphelins.

Et si les vraies couleurs peignaient la transparence ?
Si la vérité éclatée dans le secret de l'intime,
Par les gestes, les mots, et même l'indécence,
Se traduisait dans la langue du culte sublime ?

Bannir l'aveu en paradoxe du mutisme mutant,
Par l'épée blessante de la vie presque imposée,
Petit filet de larmes pour un mal en torrent,
Et les bouches aux yeux se déclarent divorcées.

Le temps sans durée qui, dans l'amour ineffable,
Puise sa source en soumis chronophage,
S'écoule tel un sablier perpétuel et inusable,
Enfermant les âmes dans son ultime sarcophage.

MG 11/11/2016

Photo tirée du film "Mademoiselle Chambon"

29 juillet 2023

CHUT...CHUTE...

239

Le coeur desséché, las et usé, à la dérive,
L'âme presque immature, nue et dépressive,
Les réveils d'angoisse en mer souillée d'écume,
Cloisonnent les nuits noires en jours d'amertume.

Le manque, voile dévoilé, habille si bien les silences,
Quand débordent d'invisible, les folles présences,
Arrachant au rêve, sa réalité, en coup brutal,
Et fissure la vie dans un déchirement viscéral.

L'absence pue la mort, en cauchemars de...personne,
Les échos de douleur contre les murs aussi, résonnent,
Et morne alliée sauveuse, comme un fatal appel,
Sournoise délivrance en fausse envie du réel.

La solitude se crie sourde, telle une déclaration en apnée,
Les blancs de vide, si noirs, s'accrochent en fatalité,
Relayant les bribes de souffrance inhalées chaque jour,
Partance pour l'impossible en aller sans retour.

MG 14/010/2016

29 juillet 2023

JE MA MUSE

236

Je ressens encore une fois de plus cette folle envie d'écrire,
Il ne convient plus de stagner ici dans un même style,
Aussi, je suis à présent mon propre lanceur de défis,
Tel un crâneur, pas plus doué qu'un simple novice.

Un fou, torturé mais un fidèle que sa langue inspire,
Que d'aucuns diront parfois poète plutôt qu'émotphile,
Peur d'inventer ce mot, mais sans faute je l'écris,
Ce jeu me va simplement, presque comme un vice.

Au risque d'un déclenchement de sourires,
Moi l'amoureux, des syllabes et autres dactyles,
Et des rires moqueurs, même je m'en réjouis,
Mots choisis sous forte débilité émettrice.

MG 28/08/2016

29 juillet 2023

LES 7 CLÉS

235a

N'êtes-vous pas las, Monsieur, d'entendre mes sempiternels chants syllabiques ?
Ne craignez-vous pas, Monsieur, de dégorger mes mots par les yeux ?
Par la mort ou pour l'amour, en complaintes même diaboliques,
Imagées en noir ou blanc, point commun peut-être entre nous deux.

Défi relevé, je file et fonce ainsi vers vous tête baissée,
Encore et encore, vous de me lire et moi de vous envahir,
Ne cesserons le jeu, dans l'arène propre des déjantés,
Dualité noble que l'infâme irrespect ne saurait engloutir.

Homme inspirant, vous aspirez ce soir à être ma muse,
En mystérieux bouclier, je vous ressens même protecteur,
Relançant ma plume qui, finalement, jamais ne s'use,
Je vous anoblis ici, enfin, du titre de bienfaiteur.

Le gardien des sept clés, en vous, fort et sans emprise,
Tourne les vies, tourne les âmes et force les vents,
Guidant ma main à l'encrier comme un feu qu'on attise,
Et le parchemin, pour vous en un instant, accouchant.


MG 27/08/2016
...à Monsieur...

235b

29 juillet 2023

HYMNE AUX SENS

234

Les yeux imaginaires plongés au détour de tes formes,
Courbes charnelles immobiles qui pourtant s'échappent,
En éveil des sens que les conditionnels endorment,
Le voile abstinent finalement te drape.

Folie des ébats sensuels dans l'inutile ivresse,
Eternelle perdante combattant la solitude,
Se joue des réveils vidés d'innombrables caresses,
Dont la pudeur fait fi et ainsi te dénude.

Un voyage libre comme les bulles d'effervescence ,
Les rythmes du temps s'arrêtent ou s'accélèrent,
Etoile de chair et force d'incandescence,
Aveuglant au point de perdre tous repères.

Les coeurs s'emballent et pourtant sous hypnose,
Se donnent, magie de l'indécente innocence,
Corps et âmes, perdus en noble cause,
Savourant de l'union rêvée, la quintessence.

MG 26/08/2016

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