L'EFFLEURE DU MAL
Au royaume de l'invisible, portes ouvertes sur le manque,
Où s'effleurent les mots, où même l'impalpable est touchant,
La brume en transparence, se dissipe dans les calanques,
En abri de mer folle, en abri de pierres aux bords coupants.
La main douce voyage chaque jour en inutiles caresses,
Côtoie les peurs et galopant sur les chevaux de l'angoisse,
Agenouille les corps et prive les bouches de l'ivresse,
Puis comme d'un revers, finalement se mue en poisse.
Honte et déshonneur sur le prince faible aux faux trésors,
L'attraction inévitable aux profondeurs de l'abîme,
Les forces de l'eau pure en quelques secondes s'évaporent,
Bannir l'inconscience, forcer la fin des maux qui déciment.
En présent, immédiat, l'habit changeant des vicissitudes,
Ensoleillera promptement ton regard qui parfois s'inonde,
Tu et Vous, partirez pour un voyage initiatique en altitude,
Le prince veillant vous mènera presque au bout du monde.
MG 27/06/2017










