LES YEUX FERMÉS
Tous ces gestes avortés, étouffés par je ne sais quoi,
Tués dans l'oeuf, en ma mémoire ils s'amoncellent,
Rongeant un coeur, le laissant à cette sinistre loi,
Pour exploser en douceur n'attendent que l'étincelle.
Dans la chapelle ardente aux cierges fragiles,
Où les frissons charnels, enfermés au placard,
Semblent si vrais mais presque impossibles,
Se transforment finalement en cauchemars.
Des touchers aux peaux cibles, effleurement lointain,
Juste voir, les doigts crochetés sur le grillage,
Illusion réelle des jours futurs, des deux mains,
La force et la peur ensemble font bon ménage.
Enceinte infranchissable, en sainte intouchable,
L'accord symbiose formé en rêve errance,
S'évapore et fait repoussant l'être minable,
Qui, à l'osmose, chaque fois, tire sa révérence.
MG 16/05/2015
