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L'APACHE
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L'APACHE
  • ÉMOTIONS en musique, poésie, nature, divers... J'ai créé ce blog pour donner mes goûts et mes dégoûts , mes annonces , mes messages , mes textes , mes préférences . Échanger des idées sensées en est le but . Vous pouvez en faire autant en commentaires.
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poesie
23 juillet 2023

MORTS SÛRES EN DOUCES HEURES

184

Aux seuls jours où la plume se couche,
Caressant l'âme d'un doux voyage,
Quand parfois les coeurs se touchent,
Liquéfient leurs encres en breuvages.

Et si derrière la porte, se faisant rage,
En morsures, la bouche immonde,
Auteure du terrible carnage,
Se perdait dans un autre monde ?

Le temps se cache en faces à faces,
Les voix en d'autres voies, noyées,
Criant et vomissant ses espaces,
Libère et enchaîne les entiers.

Recouvrant, protégeant, le dôme,
Agit à chaque fois, sans perdre pied,
Comme sauveur du royaume,
Celui, ineffable, de l'amitié.


...à Carole...

MG 26/03/2014

23 juillet 2023

PRÉCIPICE

183

Chaque jour, les pieds au bord du précipice,
Et le regard vide, détaché, les yeux morts,
Là où l'espoir fuit, les lendemains glissent,
L'envie transpire de s'envoler de ce corps.

Déjà dans les airs, entre nuages et soleil,
Aucun saut, juste la vie qui pousse à tomber,
On voudrait des demains comme les veilles,
Ni dés , ni jeu mais le sort en est jeté.

Il reste l'accroche, où s'agrippent les mains,
Et souffle le vent, la pluie peut bien tomber,
Puisque jamais rien ne fera céder le lien,
Ni les évidences, si fortement tressées.

Et si s'éloigne le fond du gouffre immonde,
Et si éclatent en mille morceaux les peurs,
Une main déplaçant toutes les secondes,
Sur le rebord, enfin, l'assise demeure.

MG 05/03/2014

23 juillet 2023

J'Y LAISSE DES PLUMES

182

Toi que j'ai découvert au fond de moi il y a peu,
Toi que j'ai tenté d'apprivoiser sur les chemins tortueux,
Je te sens morne, épuisée et presque lasse,
Toi qui encrait tout ce qui me pourchasse.

Je dois te réveiller de ta mort éphémère,
Toi, qui, de mon mal , est originaire,
Et reprendre ta route, celle qui me garde,
Dans les pires moments où je cafarde.

Le poison semblant sorti de mes artères ,
Déversé dans mon caniveau littéraire,
Gagnait même les batailles de mon moi,
En défouloir, peut-être une forme d'exploit.

Ma plume, reviens vite dans mon envie,
Encore un rêve, je t'en conjure, je t'en supplie,
Transcende-moi au bout de mes doigts,
Fais moi parler, signe et ôte les parois.

MG 12/02/2014

23 juillet 2023

UNIS...VERS

181

Au charme du vent, les forces qui jamais ne s'épuisent,
Dans ce corps, dans cet esprit, se cristallise,
L'amour si pur, intacte forme des passés,
Renouveau, comme l'idéal des coeurs blessés.

Et se rejoignent les âmes les plus éloignées,
Où s'entrelacent pudeur et sincérité,
Les larmes n'ont même plus de frontières,
L'aube du jour, ne veut plus d'un hier.

Si les traces de l'horloge dessinent les contours,
L'instant présent, de ses teintes, peint les jours,
Ni plus , ni moins, mais juste une osmose,
En une fine couche d'or, enfin se dépose.

Et la valse des amants de l'autre temps,
Se moque bien des rythmes du moment,
Dans les cales du navire, les mornes vies,
Sur le pont et droit devant, les envies.

MG 27/01/204

23 juillet 2023

DEMAIN...DEUX MAINS

Le temps passe et il pleure sa solitude,
Se noyant après bien des vicissitudes,
Un océan de jours saignant mes douleurs,
Se déverse inlassablement sur mon coeur.

Pour une année, combien de temps à maudire ?
Et combien de notes n'ont pu s'enfuir ?
Derrière les ouïes comme emprisonnées,
Ratant l'envol vers leur liberté, ma liberté.

Immobile, endormi dans son mutisme,
Semblant presque aphone, il décime,
Dans mon âme, les couleurs de ma vie,
Je me perd dans ce couloir qui m'anéantit.

Mais le sort, acharné en cet instant,
Un jour en sera tout autrement,
Je le retrouverai, je te retrouverai,
Le toujours prendra place au jamais.

Au rythme changeant, je te caresserai,
Toi mon violon, et je vivrai de l'archet,
Tout recommencera, au soleil des envies,
Tourneront les pages de la léthargie.

Je jouerai pour toi mon tendre amour,
En infini bonheur, dans un aller sans retour,
Les fragrances de mes sons te nourriront,
Dans un plaisir immense, tes yeux se fermeront.

MG 26/01/2014

23 juillet 2023

LETTRE DE PALATINE

 

180

Au vent de tes soupirs, les nuits s'effacent
Pour que tes yeux soient un levant
Qui estompe la peine qui te glace
T'offrant son plus doux paravent.
L'espoir se façonne à tes mots
Et la musique enivre tes sens
A la magie d'un sourire éclot
Que la vie consent ....

Lettredepalatine

20/01/2014

 

Merci Lettredepalatine

23 juillet 2023

DÉRIVE

179

J'encaisse encore comme un avaleur de maux,
Et je dégorge de ce trop plein dégueulasse,
Je me venge dans cette avalanche de mots,
Après avoir cent fois bu la tasse.

Et se déracine l'arbre des espoirs,
La tempête aux dégâts, les poches pleines,
Se rue sur l'habitant du mouroir,
Sans s'arrêter ni perdre haleine.

Quand s'embroche dans ma cage thoracique,
La lance empoisonnée, sceptre du malheur,
Je sais que revient le noir cyclique,
Et que mes veines lentement se meurent.

La vieillesse ne sonnera pas mon trépas,
Mais aux fins fonds de mon âme, se joue,
Dans la pénombre, l'ultime combat,
La carte maitresse, celle de l'atout.

MG 17/01/2014

23 juillet 2023

CONFIANCE

178

Immensité d'un univers bleu, sans limites,
Monde aux richesses des bouches qui s'envolaient,
Un coeur en apnée aux fêlures qui saignaient,
Et ma main ferme les yeux que mon âme abrite.

Monde aux richesses des bouches qui s'envolaient,
Couleur de blanc, le noir, effet météorite,
Et ma main ferme les yeux que mon âme abrite,
Au ciel éclairé, sorti des sombres forêts.

Couleur de blanc, le noir, effet météorite,
La peinture qu'on efface de l'art abstrait,
Au ciel éclairé, sorti des sombres forêts,
Nul doute ne frôle les pensées interdites.

La peinture qu'on efface de l'art abstrait,
Comme une souillure malfamée qui s'invite,
Nul doute ne frôle les pensées interdites,
Juste un voile, tiède et doux du plus bel effet.


MG 14/01/2014
(Pantoum en alexandrins)
...à EcrinDeDouceur ....

23 juillet 2023

SI REINE...

177

Puisque tu me réclames, du jus de tête et d'encre noire,
En voilà, sans pulpe, visqueux, presque jetés en flaques,
Fallait pas, à chaque texte, me filer une claque,
Tu te retrouves à présent sur mon écritoire.

Tu m'as filé la gaule, tu m'as tendu la perche,
Même dans ta déconnade, je m'sens un peu con,
Et je me fais même, la peau, logis de frissons,
En dévorant tes lignes comme une langue s'allèche.

Ah t'en veux du mot tordu, toi la mouillée!
Tu sembles filer comme un poisson entre les mains,
Et pourtant un peu amarrée à ce piètre indien,
Qui se régale de tes mots en acier trempé.

Pas terrible ce texte, un peu fade et mou,
Il aurait été bon de t'en prendre plein les dents,
Mais les sirènes ne montrent les crocs en nageant,
Le piquant et le mordant ne sont au rendez-vous.

...à Liz...

MG 05/01/2014

23 juillet 2023

L'OUBLI

176

Aux heures de fin, prémices d'une neuve,
Tout s'efface, plus une seule épreuve,
Le maillon fermoir du cycle se vit,
Se consume et se consomme à l'envi.

Oublier, passer, ne pas se retourner,
Si facilement le pont est enjambé,
Et pleuvent les cotillons et autres artifices,
Où d'autres âmes se collent aux maléfices.

Devant ou derrière, froide est la vitre,
Seule ou pas, toujours le même chapitre,
Elle compte sur sa pendule aux espoirs,
Les jours ne sont que des morceaux de couloirs.

Et tremblent les cordes des instruments,
Chancelante, sa joie de vivre se ment,
Et l'on rit, l'on s'aveugle, et l'on fête,
Eternel recommencement , rien ne s'arrête.

MG 31/12/2013

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