LE TEMPS
Comme une prisonnière , enfermée dans sa bulle ,
Presque forcée à rêvasser , elle attend ,
Comme toutes les heures qui s'accumulent ,
Les aiguilles saisonnières passent le temps .
L'espoir qui fait les minutes en jours ,
Chassant les nuits , en appelant son futur ,
Le mangeur d'âmes , rôde en alentour ,
S'essayant même à quelques morsures .
La dame cherche son miroir , face à face ,
Insoutenable et cruel , qui jamais ne vient ,
Où tout est caresse en son noble palace ,
Asservissant les rêves les plus divins .
Une minute ou une vie , l'attente ,
Lui fait souffrance lorsque , dans l'oubli ,
La notion du temps , si transparente ,
S'allonge auprès d'elle , dans son lit .
MG 09/10/2012
CARESSE
Ô Plume, sous ton tendre soupir, entends-tu les notes qui viennent ?
Egérie caressée par l'encre de ton coeur, j'en inspire tes mots, éternels et silencieux,
Qui pourtant vibrent en moi jusqu'à fasciner mon âme impalpable, mais bien vivante.
Ô Plume, laisse-toi glisser sur mon corps, toi , mon unique magicienne,
A tes mots cajôleurs, s'allie tendrement l'espoir des rêves les plus audacieux,
En effleurant ma peau, où les frissons naissent à la douceur de tes mélodies bouleversantes.
Salomé et Lamiche 30/09/2012
MAIN-FORTE
Voyant la solitude enfanter les larmes de mes yeux ,
En rêvant sans désirer , ton regard voit mes failles ,
Forme de vie sans bouger , la flamme sans feu ,
Finit toujours par faire vibrer mes entrailles .
Pour étayer le coeur qui tombait dans l'oubli ,
Les pensées qui allument le soleil de décembre ,
Eclairant mon chemin , et chassant l'asphyxie ,
M'emplissent de cette astre couleur ambre .
Au fond de l'eau , cette main qui me porte ,
Vers la surface , où l'air devenant salvateur ,
En me pénétrant , pourtant me réconforte ,
Et me guide sur les flots de mon intérieur .
Comme une clé sur la serrure de mon coffret ,
Je la tourne , pour voir défiler ma vie ,
J'y ôte mes maux et y dépose mes secrets ,
Où ta main ne saura être un oubli .
MG 29/09/2012
... à Sandrine ...
À LA CROISÉE D'UN ÉCRIT
À la croisée d'un écrit
Je sais , il est quand même de ces hommes
Dont le rêve à tâtons secoue un pan de ciel
Et très loin de l'alcôve ou laidement nous sommes
Le temps fait rayonner comme l'amour sans fiel
Michel , sois des leurs dans ta musique ardente
La bouche de l'ignoble enfante les vieillards
Deviens celui qui pose un fabuleux andante
Sur les chemins fourbus et noyés de brouillard
Sois tout ce que certains voudraient t'empêcher d'être
L'abominable siècle osera-t-il jamais
Au fond de l'avalanche obscène du paraître
Ensevelir ta voix promise aux blancs sommets
Nul mieux que toi ne court du brin d'herbe à l'étoile
Nul ne raconte mieux le sublime et le vain
Nul encore quand l'aube immobile se voile
Ne sait mieux conquérir quelque mouvant dessein
Avec tes mots brandis au coeur loyal des choses
Le vertige est plus clair et le sort plus aigu
Le vent goûte assoiffé de foisonnantes roses
Et l'éden cajoleur n'a plus rien d'ambigu
Combien chez toi l'oiseau , le nuage ou la foudre
Ont la suavité d'un éclat de velours
Combien dans la fleur même en train de se dissoudre
Tu suscites la graine ou tout revit toujours
Je marcherai longtemps sur le fil de la lame
Et mon coeur volcan et bohème suppliera tous les cieux
De me laisser le temps , instant délicieux
De mourir dans les vents au creux de ton sésame
ET SI...
Et si à ton souffle, mon souffle s'unissait,
Si au bout de tes doigts, ruisselaient mes cheveux,
Si au bout de tes lèvres, des baisers suppliciés,
Toi... Dis-moi... oserais-tu en nier l'évidence?
Et si sur ton corps, mon corps en rêve voyage,
Si dans tes ombres, murmurent mes silences,
Si dans tes couchants, tes songes ne sont pas sages,
Toi... Dis-moi... en regretterais-tu l'absence?...
Salomé 23/09/2012
Merci Salomé
vague À L'ÂME
Dans la pénombre , un rai de lumière ,
Eclaire tes mains qui , le caressant ,
Attisent les frissons de ta chair ,
Menant à l'extase ce doux moment .
Tes doigts affinés peuvent pleurer ,
Sur son corps en reflets de miroir ,
De fines larmes de sons en apnée ,
Alliées aux images qu'on ne peut voir .
Seule avec lui , tes pensées s'évadent ,
En t'émouvant à chaque mélodie ,
Et sortant ses pleurs en tirade ,
Il te joue toute sa mélancolie .
Un jour je vous retrouverai ,
Toi et ton piano si fidèle ,
Et sur son bois, je déposerai ,
Les roses rouges de mon ciel .
Je te regarderai jouer pour moi ,
Dans les notes , je devinerai tes mots ,
Sur tes sons , je serai ta voix ,
Ta force , ton soleil , et ton écho .
MG 22/09/2012
PRÉSENCE
Toi qui me regarde , qui sait voir en moi ,
Toi qui brille de tes couleurs de l'âme ,
Tu chasses de mon esprit les vacarmes ,
Et mon hier a basculé dans un émoi .
Les rayons de ton coeur qui entrent ,
Dans ma vie , aident mes mains fatiguées ,
De cette noirceur qui me semble tatouée ,
A contrer tout ce qui m'éventre .
En ce monde de ma propre découverte ,
Ayant brisé les chaînes de mes secrets ,
Tu es là , toujours dans l'intime chevalet ,
Portant le tableau de la fin de ma perte .
Depuis ce jour où j'ai appris à apprendre ,
Où la nuit noire se transforme en jour ,
Où l'amitié peut réveiller le troubadour ,
Je sais maintenant , renaître de mes cendres .
MG 15/12/2012
... à FT ...
CRÉPUSCULE
Ô Muse qui guide mes mots vers l'irréel ,
La plume recouvre ainsi mes chants plaintifs ,
Qui sonnent comme un coeur passé à l'abrasif ,
En écrivant à l'encre bleutée de ton ciel .
Garde les bras ouverts , le bonheur en ton sein ,
Toi qui , en embrassant les couchers de soleil ,
Fait , lorsque je ferme les yeux et m'émerveille ,
Partir mon âme sur le plus fou des chemins .
Et en caressant mes pensées qui s'embellissent ,
A chaque crépuscule du matin , du soir ,
Là où les mots viennent se jouer du mouroir ,
Tu guides ma main sur ton monde aux contours lisses .
Ô Muse , prends-moi dans ton coeur , tout contre toi ,
Nous sommes , toi et moi , des êtres fusionnels ,
Ton violon enchanteur , qui joue mon essentiel ,
Nourrit mon coeur , et tue l'impensable destin .
MG 01/09/2012
J'EXISTE
Ne soyez pas ces yeux embués de faux ,
Ne voyant que les pâles marionnettes ,
Ne sachant que la brillance des métaux ,
Regardez-moi , dans tout mon être .
Ne soyez pas cette ouîe , qui se couche ,
Derrière les silences les plus morts ,
Tuant les mélodies de nos bouches ,
Ecoutez-moi , rien n'est plus fort .
Ne soyez pas ces mains qui abandonnent ,
Sans regret , aux portes noires du vide ,
Qui font se perdre et mourir un homme ,
Aidez-moi , à sécher mes yeux humides .
Ne soyez pas ce dur coeur de pierre ,
Celui qui se glace à chaque instant ,
Qui me laisse et me fait solitaire ,
Aimez-moi , comme on aime , simplement .
MG 14/08/2012









