ÉTOILE ET TOILE
Sublime plaisir de transposition sur tes métaphores,
Semeuse d'art, tu danses et brilles dans ta robe de phosphore,
Expression divine faisant frissonner mon corps,
Je me délecte de tes oeuvres goûtues que je dévore.
Plonger dans tes encres, à s'y saouler sans alcool,
Ailé par tes images, tant de mondes que je survole,
Tu sors les vérités de leur bocal de formol,
Mais ta folie ne t'amènera jamais la camisole.
Glisse l'eau, passe le vent, sur cette peau cuirasse,
Inusable, et aux ressources pleines d'audace,
Tantôt roc, tantôt velours, partout tu as ta place,
Je te sens dans la rue, dans la mer et même au palace.
Je me prosterne sans jamais t'arriver à la cheville,
Et comme un gosse même, mes yeux s'écarquillent,
Devant ces mains dessinant la vie sans pacotille,
Retenant la grenade que parfois tu dégoupilles.
Complètement fou de toi l'artiste aux mille facettes,
Aucun pliage en quatre s'il faut que j'admette,
L'évidence même d'un trésor et non quelques piécettes,
Myriade de couleurs dont tu fais la palette.
N'ayant qu'un seul pinceau sur mon chevalet,
Celui de l'écriture, banale, rimante ou en sonnet,
Juste cette modeste camelote à t'offrir en coffret,
Bribes de mon coeur, morceaux de mon art pauvret.
...à Liz...
MG 19/07/2015
