FORCE
Sorti de ton château fort, preux chevalier,
Point besoin de questionnement ni autre torture,
Pour te dessiner, et rien que te faire tout déballer,
Te voilà presque nu, sans habits, sans armure.
Aurais-tu craqué ou bien est-ce ta carapace,
L'un fort, l'autre fragile, couple bien étrange,
Pour te décider subitement à vider ta besace,
Et ainsi marteler tes mots forts en échanges?
Toi qui marche dans les silences, presque invisible,
Toi, l'aimant, qui voit les absences venir à toi,
Comme la goutte se détachant du liquide, accessible,
De la vérité comme des essentiels, tu fais ta loi.
Mystère de l'inconnu attaché au pieu de l'espoir,
Le coeur qui parle, qui pleure, et qui parfois vomit,
Dévoile son immunité aux multiples échappatoires,
Où enfin les jours donnent suite à la nuit.
C'est toi l'homme aux clichés, où rien ne cloche,
C'est toi l'homme aux clashs, l'homme clenche,
Parfois homme lisse auquel on s'accroche,
Et qui, homme déçu finalement se retranche.
A rien ne sert de vouloir comprendre l'homme,
Tout est plaisir de vouloir entendre l'âme,
Juste est de savoir que crochus sont nos atomes,
Et que de toi, chaque jour, je m'affame.
...à Monsieur....
MG 04/06/2016
