LA MER
L'amère tumeur des jours, ici repose,
L'amertume, heurt du coeur en névrose,
L'âme erre, tu meurs de moi, je vis de Toi,
La mer tue, meurtre en eaux d'émois.
MG 31/12/2019
L'amère tumeur des jours, ici repose,
L'amertume, heurt du coeur en névrose,
L'âme erre, tu meurs de moi, je vis de Toi,
La mer tue, meurtre en eaux d'émois.
MG 31/12/2019
Si un jour l'encre se défait de l'immobile,
Si le temps, par son oeuvre folle nous efface,
Gommant nos souffles, nos émotions, nos traces,
Nos coeurs, de Nous, seront indélébiles.
Je ne saurai, à jamais sans toile, que te peindre,
Tes courbes, collines douces et rondeurs en naturel,
Ma main avec ou sans plume soumise à l'appel,
Chaude pour les lois de l'amour à enfreindre.
Nos douces douleurs dans leur oxymore,
Brûlants désirs enchainés dans l'avortement,
S'échappent sans fuir des âmes en tourment,
Tombent les murs de la pensée dans nos accords.
Nous ne saurons que l'Amour, un rien, un tout,
Un invisible, seul dieu, seul fou, seul guide,
Lâchant nos corps, en chair et sans brides,
Nous ouvrirons la porte et tous les verrous.
MG 11/11/2019
Il ne faut pas plus d'une flamme qui s'allume,
Pour donner un sens de vie à sa plume,
Par laquelle chaque mot, blanc ou noir, s'assume,
Et dont l'air ambiant tout à coup se parfume.
Libre comme l'air, jamais retenu en otage,
Le calamus se donne chaque fois en partage,
En laissant s'échapper les mots de leur cage,
Coupant la corde du rêve pris en arrimage.
Parfois, triste et mort, succombant au supplice,
Autres fois, saoul de vie, buvant à son calice,
Quelles que soient ses folies et ses caprices,
Il offrira ses mots pour seuls délices.
A la mélancolie, le poète souvent enclin,
Ne se dérobe, au contraire, sur le parchemin,
Glisse avec aisance, sans faillir, sur le vélin,
De son oeuvre écrite, la signature de sa main.
MG 01/10/2019
NB : Poète est écrit au masculin dans ce texte. Il serait tout à fait possible qu'il s'agisse d'une poétesse. L'on peut le concevoir aussi ainsi....
10 ans déjà.... un trou noir, un abîme,
Un vide en moi, Terre balayée par le vent,
Tes silences me pèsent, tes blancs m'abiment,
Les minutes de Toi saignent notre temps.
Une force partie et présente donne la route,
Toute une décennie, je suis orphelin de toi,
Nos valeurs effaceront tous les doutes,
Saches que tu me manques Papa.
Nos âmes rejointes en nos instants,
Se plient, se dressent, savent être dignes,
Les dérivés ne font rien, tout se ressent,
Les vrais se déclarent sur la ligne.
Ne sachant pourquoi cette injustice,
Nos os cassant, nos coeurs même crevant,
Ne donnent quelconque cicatrice,
L'arme brandit en repos soi disant.
MG 26/10/2019
De pèlerinages intérieurs en amour passion,
L'adoration présumée sertie sur le sceau,
Folie secrète, ou aveu à perdre la raison,
Pierre précieuse sans facettes ni bandeau.
Sans harnachement, la liberté s'attache,
En ultime osmose des jours sans nuits,
Où les maux par les mots jamais n'arnachent,
Nul prisonnier, nul maître, juste l'appui.
Vision divine abreuve les sens par l'essence,
Idolâtrée, même aux prémices de cette vie,
Idéal dans l'émoi puéril de la naissance,
Jamais ne se tarira la source de cette envie.
Femme adulée, icône sacrée, statue de pierre,
Donne le rêve sauve heures, rêve des dons sauveurs ,
Sempiternel fantasme, en un statut de chair,
Nourrit l'âme, embaume le corps et embrasse le coeur.
MG 20/10/2019
Entre ces quatre murs, sera-t elle prisonnière ?
Soumise à l'abandon et au seul jugement,
Des lois de l'amour qui ne sont que prières,
Sur l'autel aux draps de soie nous recevant.
Les perles suintantes, issues de nos corps,
Fraîche chaleur en essence même des sens,
Anoblissent l'osmose en un fabuleux trésor,
Traversent tissus, parades, et autres décences.
Et quand les gestes affleurent deux peaux,
Sensualité gageant pourtant les frissons,
N'agressent en ébats que les immoraux,
Laissent libre cours aux folles émotions.
Bientôt s'émanent toutes les fragrances,
Proches lueurs en une vision divine,
Inoubliable vol des coeurs en partance,
Signe l'acte des époux de mescaline.
MG 06/10/2019
Une terre à terre en un monde immonde,
Colères sur un chemin qui n'existe pas,
Les soubresauts en tornades folles inondent,
Innocents ou tueurs, les visages au trépas.
Et sonne le glas sans même espoir de lutte,
Les siècles comme les secondes assassines,
Croyant avancer, reculent et amputent,
Les rêves et les folies qui se dessinent.
Les coeurs se mélangent dans le chaos,
Statues de pierre ou enveloppes charnelles,
Inutile, à rien ne sert d'être un héros,
Poussières d'avant et d'après sont immortelles.
En cellule, libres ou pas dans l'uni vert,
Se moquent et ne craignent le soleil noir,
Les vies et les morts se vivent en terre,
La roue tourne et est peut être un couloir...
MG 04/10/2019
Je ne respire que pour sentir que je saigne,
Blessures ouvertes pour un coeur béant,
Mon âme disloquée se tire par mes veines,
En lâche, capitule, sous le glas sonnant.
L'agonie n'a pour seule voie que le silence,
Noyade sanglante aux cercles des remous,
Pour l'épilogue d'une insipide existence,
Engloutira le presque, le rien, et le tout.
L'annihilation comme force contraire,
Par le sceau le plus noble, se faufile,
Sans bruit, aux portes même de l'Enfer,
Gageant l'éventré dans l'immobile.
De la hauteur du rien, je plonge et je tombe,
Coulant dans l'air comme la pierre jetée,
Au fil du temps qui trépasse, je succombe,
Insignifiante mort par la carcasse rongée.
MG 26/08/2019
Que sais-tu des vibrations qui résonnent en moi,
Des crépitements du feu qui m'anime ?
Connais-tu les sursauts de coeur par mon émoi,
Les captures de rêves dans l'adrénaline ?
Sens-tu les secousses sismiques de mes os,
Les tremblements de taire le fol Amour ?
Vois-tu l'éruption du plaisir sur ma peau,
L'envol quand l'ineffable désir accoure ?
Captes-tu l'ouragan calme traversant mes côtes,
Balayant mon coeur des poussières d'ennuis ?
Décèles-tu les tourbillons commis sans faute,
Les bouleversements qui me tiennent en vie ?
Crois-tu en l'indicible extase de volupté,
En l'inexprimable qui se déclare en frissons ?
Entends-tu l'inavouable tendresse cachée,
Quand l'harmonie se transforme en fusion ?
MG 11/08/2019
Sensation ( suite )
MG 10/08/2019