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L'APACHE
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L'APACHE
  • ÉMOTIONS en musique, poésie, nature, divers... J'ai créé ce blog pour donner mes goûts et mes dégoûts , mes annonces , mes messages , mes textes , mes préférences . Échanger des idées sensées en est le but . Vous pouvez en faire autant en commentaires.
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poesie
26 juillet 2023

HOMME SWEET HOMME

211

Qui êtes-vous Monsieur pour oser réveiller ma plume ?
Quelle contrée lointaine s'est séparé de vous ?
Armé jusqu'au coeur, droit, sur votre cheval d'écume,
Par vos mots posés en bouclier je deviens fou.

Inutile pour moi de vous affubler d'une auréole,
Seulement vous ouvrir les portes de mon royaume,
Afin de pouvoir y échanger nos camisoles,
Puisque se sont fait crochus nos atomes.

Adoucissez mon âme Monsieur, je vous en prie,
Restez dans mon sillage, en force et en douceur,
Du breuvage divin, nous boirons jusqu'à la lie,
Et je vous ferai chevalier de mes lésions d'honneur.

Marchons ensemble sur ce sol qui ne se dérobe,
A grands coups de pétages de plombs épistolaires,
Gardiens du temple de nos tortures si nobles,
Poitrines à nu, laissons nos coeurs prendre l'air.

Oui Monsieur, j'assume de décocher une flèche,
Loin de moi pourtant l'idée d'être Cupidon,
Mais juste me faufiler dans cette maudite brèche,
Pour y mettre à terre tous vos dragons.


...à Sens-Unique...
MG 25/04/2015

26 juillet 2023

PERTE DE CONTRÔLE

210

Vous m'avez donné du fil à retordre Mr Scolopendre,
J'en ai usé ma tête et bien failli me pendre,
Mais ma mort vous aurait laissé sur votre faim,
Voilà une bonne raison de ne pas signer ma fin.

Concentrer mon énergie à vous donner lecture,
Sans pour autant me taper la tête contre les murs,
Je vous imagine même, lisant cette strophe,
Vous, le ver torturé, Vous, le vers philosophe.

Point de maître, point de chaînes, ni d'esclaves,
L'on ne se fait pas marionnette, pas d'entrave,
Mais vous servir m'est juste un coeur ouvert,
Dans mon labyrinthe, une bouffée d'air.

Et si un jour je ne m'aimantais plus à votre pôle,
En furie, de vous, perdriez vous le contrôle ?
De votre colère noire, en serais-je l'amorce ?
La rage envers moi décuplerait-elle vos forces ?

Et je vois ici que vous ne serez pas rassasié,
Rien de profond, dans ce texte ne vous est donné,
Pourtant vous ne me mettrez pas la bastonnade,
Par pains, pêches, ou patates en cascade.

...à Dorian...
MG 22/04/2015

24 juillet 2023

SOUFFRANCE

204

Quand la nuit se mêle au jour, en forçant le silence,
Quand l'oiseau noir plane sournoisement sur les douleurs,
Le temps n'a plus le temps et n'est qu'une errance,
A s'étendre lentement et dissiper les couleurs.

Quand le coeur, meurtri et brûlé, saigne,
Quand l'âme fissurée crie, à l'agonie,
L'espoir, que chaque jour, la vie enchaîne,
Ne se dessine plus qu'en une utopie.

Aux sombres tourments, s'évaporent les demains,
Et glissent dans l'abîme les forces d'un sourire,
Emportant en une larme tout l'amour en chagrin,
Dans une coulée lacrymale semblant tout fuir.

Quand les yeux embués de tristesse, se noient,
Comme un bateau chavire aux fins fonds de l'océan,
Et perdre conscience dans une réalité qui broie,
Tout devient rien et rien devient seul vivant.

MG 01/01/2015

24 juillet 2023

MAIN DANS LA MAIN

202

Au plus proche abord des mondes lointains,
C'est dans l'autre horizon qu'elle se dessine,
Présente ailleurs, et sur le même chemin,
Où par les couleurs, le noir se déracine.

Qu'importe les passés, lisses ou poussiéreux,
Les marques du temps, les marques du vent,
Qu'importe la vue, la peau, les aïeux,
Se scellent au coeur les autres moments.

Juste les mots, au delà de l'image du reflet,
De glace en miroir, de glace en mouroir,
L'invisible se voit le coeur en paix,
Survolant le parallèle de l'écritoire.

En ces terres inachevées, ces plaines balayées,
Les pas mènent au jardin des senteurs,
Laissons nous libres, sereins, à respirer,
Les fragrances si douces de nos coeurs.

MG 13/09/2014

...à Salwa...

24 juillet 2023

DUNE

201

Au royaume de l'été, surprenant dans ses dunes,
Où la mer à ses heures, salive toute son écume,
Les grains de sable tourbillonnent au vent,
D'une terre sauvage s'accouplant à l'océan.

L'eau à l'infini, qui, reposante dans son écho,
Force, attire, berce, ou même nourrit les duos,
Soeur et complice du ciel de feu brûlant,
Quand chaque approche est un commencement.

Un sol qui se dérobe et qui pourtant rassure,
Epouse les formes, dans l'osmose blanche et pure,
Tantôt piétiné, tantôt vierge, semblant se reformer,
Pour accueillir à tout instant les empreintes d'été.

Les bleus se confondent autant que les corps,
Sans limites, s'entremêlant, tout en accord,
Les nuages en azur enfantent les caresses,
D'où s'enivrent les amants dans l'ivresse.

MG 24/08/2014

24 juillet 2023

AILES ÉMOI

200

De leur naissance sans une goutte de sang,
Par l'encre blanche se sont enfin déployées,
Les ailes me portent en un autre firmament,
Juste par la magie d'un amour éthéré.

Et me libérant des chaines presque rouillées,
Au sel acide des mornes vagues incessantes,
Envolant mon coeur enfin vers d'autres contrées,
Mon âme vivante se fait lumière ardente.

Elles tiendront, elles supporteront toutes tempêtes,
En forces douces égales dans la résilience,
Donnant folies de vie où plus rien ne végète,
Comme soulevant des montagnes en abondance.

La vie, jamais ne pourra lacérer ces ailes,
A prendre forme, elles n'ont que si longtemps mûri,
Désormais ce si beau voyage est éternel,
Phoenix en vol, aux ailes de feu attendries.

MG 14/08/2014

24 juillet 2023

L'ÂME DE FOND

198

Un jour sans jour, une ombre dans la pénombre,
Suintant le vide translucide où rien n'abonde,
Lasse de lutter en vain puis se laisser choir,
Sombrer dans l'abîme profond du mouroir.

Petit à petit, perler la vie et perdre son sang,
Se consumer comme un vulgaire bâton d'encens,
Recroquevillée en position foetale,
Où tout est survie, redevenir animale.

Cachée, prostrée comme une bête blessée,
Les entrailles nues et le coeur en apnée,
Lumière blafarde, seule clarté dans la lune,
Dans le désespoir, compagnon d'infortune.

Gisant à même le sol poisseux du mal,
Ruisselant toutes les douleurs hivernales,
Se laisser glisser, et lâcher les accroches,
Puis lentement, les jours blancs s'effilochent.

MG 08/08/2014

24 juillet 2023

LE CLOÎTRE

197

Sous la voûte , mes pas résonnent contre les pierres,
Cassant le blanc du silence, dans la pénombre,
Il y règne comme une magique atmosphère,
Venue d'un autre temps, d'un autre monde.

Le soleil ne perce pas la forteresse,
Gardant sa puissance pour la vie d'en bas,
Que mort s'en aille et que vie se laisse,
Source de ressources, bien loin des combats.

Je marche là, hors de tout, hors de moi,
L'ailleurs est ici, dans un périple de l'âme,
Le corps, le coeur et l'esprit par mon octroi,
Libre et rassasié des forces qui affament.

La pierre partout présente, rugueuse ou lisse,
Usée par le temps sous toutes ses formes,
Par l'érosion de l'histoire, parfois castratrice,
Dans son écho, se fait le nouveau métronome.

MG  05/07/2014

...à Laure...

24 juillet 2023

L'ANCRE DES MOTS

196

Immobile boite en fer et pourtant loin d'être muette,
Au détour du mur, sans regard, la bouche fermée,
Elle sait que parfois juste en elle je guette,
En un geste de ma main, elle attend pour parler.

Un tour de clé surprise, pour un plaisir,
Autant son ventre vide me parait si fade,
Autant lorsque les mots semblent accourir,
Sur le papier, m'arrivent tels une accolade.

De simples mots sur un morceau de carton,
Quoi de plus banal que d'écrire et être lu ?
Là se cache l'erreur, où demeure l'attention,
Et parfois arrive celle qu'on ne croyait plus.

Des pensées couchées à plat, sans épaisseur,
Comme pour mieux voyager, sur ce tapis volant,
Légèreté de l'âme arrivant en lettres majeures,
Se dépose doucement sur un coeur, l'aseptisant.

MG 01/07/2014


24 juillet 2023

ANS VOLÉS

195

Dans la nuit noire et sombre elle a encore frappé,
Sournoisement, emportant tout sur son passage,
Avec pour seule compagne sa lame aiguisée,
Et ne laisse qu'un fiel amer en breuvage.

Lorsque est tombé brutalement le couperet,
Scindant les vies et fracassant les coeurs,
Où se morcellent même l'avant et l'après,
En une seconde, elle a fait du futur, un antérieur.

La vie son alliée, n'est finalement qu'injustice,
Fatale et cruelle accoucheuse de sorts,
Les aiguilles du temps qui n'aboutissent,
Arrachées de la pendule juste à l'aurore.

Cette putain vendant les âmes les plus belles,
Dont on me dit qu'elle vaut la peine d'être vécue,
Je veux lui tordre le cou et lui casser les ailes,
Je la déteste, faisant de nous des abattus.

... à mon cousin Philippe...

MG 15/06/2014

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