29 juillet 2023
MAL
D'une vie insolente où s'impose la visible absence,
Désinvolture d'une existence déformée dans l'âme,
Et sur sa couche, se tordant de douleurs infâmes,
Les crépuscules s'enchainent en impudence.
Aux forces du vide, en bouclier faire face,
Chaque jour se donner sur l'autel du sacrifice,
Le ventre mangé dans un trop long supplice,
L'enfer en son passé laissera des traces.
Le sang glacé soudainement par l'effroi,
Dans un funèbre adieu, s'éparpilleront en cendres,
Les griffes du mal rongeant dans ses méandres,
La chair du coeur avortée dans ses émois.
Les larmes défiant toute noire évidence,
En vidant la mort comme par audace,
La douleur au sublime fait enfin place,
Se jouant du diable dans l'impertinence.
MG 24/04/2016
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