23 juillet 2023
DÉRIVE
J'encaisse encore comme un avaleur de maux,
Et je dégorge de ce trop plein dégueulasse,
Je me venge dans cette avalanche de mots,
Après avoir cent fois bu la tasse.
Et se déracine l'arbre des espoirs,
La tempête aux dégâts, les poches pleines,
Se rue sur l'habitant du mouroir,
Sans s'arrêter ni perdre haleine.
Quand s'embroche dans ma cage thoracique,
La lance empoisonnée, sceptre du malheur,
Je sais que revient le noir cyclique,
Et que mes veines lentement se meurent.
La vieillesse ne sonnera pas mon trépas,
Mais aux fins fonds de mon âme, se joue,
Dans la pénombre, l'ultime combat,
La carte maitresse, celle de l'atout.
MG 17/01/2014
Commentaires
