DEMAIN...DEUX MAINS
Le temps passe et il pleure sa solitude,
Se noyant après bien des vicissitudes,
Un océan de jours saignant mes douleurs,
Se déverse inlassablement sur mon coeur.
Pour une année, combien de temps à maudire ?
Et combien de notes n'ont pu s'enfuir ?
Derrière les ouïes comme emprisonnées,
Ratant l'envol vers leur liberté, ma liberté.
Immobile, endormi dans son mutisme,
Semblant presque aphone, il décime,
Dans mon âme, les couleurs de ma vie,
Je me perd dans ce couloir qui m'anéantit.
Mais le sort, acharné en cet instant,
Un jour en sera tout autrement,
Je le retrouverai, je te retrouverai,
Le toujours prendra place au jamais.
Au rythme changeant, je te caresserai,
Toi mon violon, et je vivrai de l'archet,
Tout recommencera, au soleil des envies,
Tourneront les pages de la léthargie.
Je jouerai pour toi mon tendre amour,
En infini bonheur, dans un aller sans retour,
Les fragrances de mes sons te nourriront,
Dans un plaisir immense, tes yeux se fermeront.
MG 26/01/2014