SI REINE...
Puisque tu me réclames, du jus de tête et d'encre noire,
En voilà, sans pulpe, visqueux, presque jetés en flaques,
Fallait pas, à chaque texte, me filer une claque,
Tu te retrouves à présent sur mon écritoire.
Tu m'as filé la gaule, tu m'as tendu la perche,
Même dans ta déconnade, je m'sens un peu con,
Et je me fais même, la peau, logis de frissons,
En dévorant tes lignes comme une langue s'allèche.
Ah t'en veux du mot tordu, toi la mouillée!
Tu sembles filer comme un poisson entre les mains,
Et pourtant un peu amarrée à ce piètre indien,
Qui se régale de tes mots en acier trempé.
Pas terrible ce texte, un peu fade et mou,
Il aurait été bon de t'en prendre plein les dents,
Mais les sirènes ne montrent les crocs en nageant,
Le piquant et le mordant ne sont au rendez-vous.
...à Liz...
MG 05/01/2014
