CHUT...CHUTE...
Le coeur desséché, las et usé, à la dérive,
L'âme presque immature, nue et dépressive,
Les réveils d'angoisse en mer souillée d'écume,
Cloisonnent les nuits noires en jours d'amertume.
Le manque, voile dévoilé, habille si bien les silences,
Quand débordent d'invisible, les folles présences,
Arrachant au rêve, sa réalité, en coup brutal,
Et fissure la vie dans un déchirement viscéral.
L'absence pue la mort, en cauchemars de...personne,
Les échos de douleur contre les murs aussi, résonnent,
Et morne alliée sauveuse, comme un fatal appel,
Sournoise délivrance en fausse envie du réel.
La solitude se crie sourde, telle une déclaration en apnée,
Les blancs de vide, si noirs, s'accrochent en fatalité,
Relayant les bribes de souffrance inhalées chaque jour,
Partance pour l'impossible en aller sans retour.
MG 14/010/2016
