L'INSOUMIS
Au tournant des heures lasses, le coeur presque désinhibé,
Humain libre, tentant d'ouvrir leurs yeux embués,
Le dos ailé, le regard fort pour échapper au dégoût,
Les mots, vains, filent inlassablement à l'égout.
Cavalier seul dans l'apocalypse, il grandit et lutte,
Tel un guerrier que jamais de la langue on ampute,
En sage résistance, droit, l'homme incompris,
Fidèle à lui-même, restera à jamais insoumis.
A leur propre sens critique endormi et mort,
Repeindre de vraies teintes leurs aurores,
Il veut redonner vie, jusqu'à pousser à l'envol,
Ceux qu'il aime, prisonniers d'une camisole.
Perdus dans leurs croyances au devoir et aux lois,
S'émanciper, sortir du chemin tracé par les rois,
Respirer enfin l'air choisi, vivre dans ses pensées,
Ils marcheraient les yeux ouverts sans se blesser.
MG 05/03/2017
