ET SENS CIEL
"Au bout du monde, ciel de nos rêves de lune,
Laissons-nous porter par l'ivresse de nos sens,
Et voguent les écrins, où l'amour est fortune,
Nos corps lovés dans le satin de l'abondance."
"Tu souffles sur mes yeux, pour y clore le jour,
L'équilibre indompté des milliers d'étincelles,
Allonge sur mon corps, de silencieux discours,
Le chantre supplicié, d'un voluptueux duel ;"
"Et quand ma main épousant la dune de feu,
Où s'enlacent nos âmes en se faisant la cour,
Punissant même les absences de nos voeux,
Au creux de tes reins, je me ferai troubadour."
"Laisse fondre tes sens, sur ma lèvre brûlante ;
N'est-ce pas mon amour, que si les ombres dansent,
C'est pour faire oublier, la lumière naissante,
Et tanguer tes frissons, délicieuse indécence."
