HORIZON
De mon hiver si noir, auquel j'ose échapper,
Ne resteront que des tas de cendres, des maux,
Des rêves en bleu comme des bateaux amarrés,
Les perles de brouillard mourant au renouveau.
Le navire désormais vogue sur les flots du temps,
L'horizon dessine enfin un sens à la vie,
A rien ne sert d'espérer, ne plus faire semblant,
Le mur de pierre ne fausse plus la vue, les envies.
Et toi qui ne m'a jamais connu, qui es-tu ?
Une empreinte que l'on croit quelquefois deviner,
Embaumant l'âme ternie dans les moments perdus,
Désir suprême, rêve de fou, ou même vérité.
Toi qui ne veux m'approcher, semblant m'éviter ,
Que l'on nomme avec un grand A, parfois cruel,
La peur de soi, un ennemi à faire tomber,
M'attends-tu quelque part, comme une voix, un appel ?
MG 20/01/2013
