ANS VOLÉS
Dans la nuit noire et sombre elle a encore frappé,
Sournoisement, emportant tout sur son passage,
Avec pour seule compagne sa lame aiguisée,
Et ne laisse qu'un fiel amer en breuvage.
Lorsque est tombé brutalement le couperet,
Scindant les vies et fracassant les coeurs,
Où se morcellent même l'avant et l'après,
En une seconde, elle a fait du futur, un antérieur.
La vie son alliée, n'est finalement qu'injustice,
Fatale et cruelle accoucheuse de sorts,
Les aiguilles du temps qui n'aboutissent,
Arrachées de la pendule juste à l'aurore.
Cette putain vendant les âmes les plus belles,
Dont on me dit qu'elle vaut la peine d'être vécue,
Je veux lui tordre le cou et lui casser les ailes,
Je la déteste, faisant de nous des abattus.
... à mon cousin Philippe...
MG 15/06/2014
