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L'APACHE
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L'APACHE
  • ÉMOTIONS en musique, poésie, nature, divers... J'ai créé ce blog pour donner mes goûts et mes dégoûts , mes annonces , mes messages , mes textes , mes préférences . Échanger des idées sensées en est le but . Vous pouvez en faire autant en commentaires.
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poesie
31 juillet 2023

FOUS ALLIÉS

275

Aux silences interminables se scellent cris sourds et douloureux,
Folies inqualifiables en mornes journées obscures,
Quand l'injustice mord jusqu'au sang les terribles aveux,
Emportant dans l'enfer, l'amour en blessante déchirure.

Le crime d'aimer, en rejet, condamné par le seul mépris,
Emprisonné dans le coeur où s'isole l'âme en exil,
Transcendance salvatrice que l'on nomme même folie,
Juge, bafoue les soleils de vie et jette à l'asile.

Les yeux aveuglés, en ligne droite dans la norme,
Déferle la vague noyante en parole de foule,
Monde transparent où plus personne n'est personne,
Et l'amour calibré, mesuré, rentre dans le moule.

Du pays au mensonge réel, voilé dans ses faux espoirs,
S'expatrient les amants sans fuite ni même lâcheté,
S'abandonnent follement sans regarder dans le miroir,
En seuls acteurs des véritables élans du coeur entier.

Deux ne faisant qu'un, nous resterons toujours en Nous,
Les souffrances en entêtés contraires se font forces,
En amour propre et blanc, nous laverons cette boue,
Le champ libre, en route où le futur enfin s'amorce.

MG 10/12/2017

31 juillet 2023

DÉS ESPOIR

274

Laissée derrière la tempête, se diffuse une brume amère,
Où règne un calme infernal, elle onde lentement en piège,
Comme un voile, contraire à la voile, situant les barrières,
Le coeur à l'agonie, peu à peu, de ses rêves, s'allège.

La clé se perd encore et lourde est la porte de lumière,
L'âme fissurée par les bruits invisibles et si noirs,
Et se ferment les jours attenant au cercle polaire,
Froissant les heures en des longueurs dérisoires.

Périples avortés, dans la nuit en visions éphémères,
La ligne du temps en fracas tel un miroir brisé,
Le ciel assombrit drape tristement les étoiles d'hier,
Mais mon souffle pour toi, jamais ne sera éreinté.

Au bûcher des souffrances, l'Amour entier en offrande,
Seule et unique force de vie, richesse de bon aloi,
Un combat ultime et délicat, où mes mains se tendent,
Arrachant ce coeur qui bat, et ne brûlera que pour Toi.

Les dés ne sont pas jetés, la vie n'est pas un jeu,
Dans les silences visuels de ces peintures mortes,
Je dessinerai un chemin, et traversant tous les feux,
Les peurs aux oubliettes par mon coeur en escorte.

MG 06/12/2017

31 juillet 2023

PLUME ART DE RÊVES

272

Perle rare qui souvent , par l'écriture, se prête au jeu,
Un petit bout de plume si léger qui attise ou éteint le feu,
C'est selon, et comme un challenge, un auto défi,
Les mots s'enchaînent, habillant tous sujets à l'envi.

Parler aux choses, leur donner vie, en douceurs de rêves,
S'entourer presque de nouveaux alliés, sans glaive,
Emotions, hommages, objets, tout en dédicace,
L'humour dans toutes ses couleurs par l'audace.

De la langue et de ses règles, de par votre respect,
Tombent les fous et Molière en deviendrait muet,
Anicroche impossible dans le train rapide du verbe,
Lande et prairies où verte est toujours l'herbe.

Comme un envol, comme une senteur envoûtante,
Les yeux pris dans l'engrenage doux, lecture dopante,
L'esprit en voyage dans un monde réel imaginaire,
Force imbattable des coeurs en liaison ne s'empierre.

...à EsMneralda...
MG 03/12/2017

31 juillet 2023

DU GOUDRON ET DES PLUMES

271

Toi, passante aux cent soucis, sur mes terres venue,
Prends bien garde que les fesses je ne te botte,
L'indien si paisible, irrité, est devenu,
Et poussant la vilaine intrus dans sa roulotte.

Oh mais ô toi l'indien, comment tu te comportes!
Mes fesses sont un bien qui justifient l'arrêt.
Et si tu les meurtris, j'appelle mon escorte
De ta plume en couleurs elle va faire un béret....

Rapide et rusée ta plume se fait agile,
Cela te sert il pour commettre tes larcins ?
Voleuse de poules qui la nuit se faufile,
Tu prends la mauvaise voie pour gagner ton pain.

J'ai le même discours, l'indien, pour ta gouverne
Les poules je les prends mais pour rester en vie
Si nous parlions plutôt des scalps dans ta giberne
Je vois à ton regard qu'il t'en manque l'envie...

Comme le colon, je te chasse de mes plaines,
Hors d'ici la diseuse de bonne aventure,
La langue de vipère est dans la bohémienne,
Oui, ma lame détacherait ta chevelure.

Je tiens fort à ma peau je reprends donc ma route
Mais je vais te laisser cette prédiction
Que s'enflamment tipis, que ton peuple redoute
Le sombre enfermement, ma malédiction...


NB & MG 01/12/2017

31 juillet 2023

S'ATTENDRE À ÇA, TENDRE

270

Quel est ce chemin m'isolant de toi sans cesse ?
Un abysse, une falaise, un ravin, me tuent,
Barrière de l'interdit, le mur noir se dresse,
La force du temps ne fait qu'un morne abstenu.

Eternel manque accroché à la solitude,
Engendre mes rêves au delà de l'impensable,
Aux sensuelles pensées, ton pouvoir me dénude,
Sous toutes formes, tu es mon indispensable.

Gestes glissant comme sur du velours, s'allient,
Les regards suaves, et complices en folles épousailles,
Ton nectar si doux, je boirais jusqu'à la lie,
Baisers même effleurés colorent ma grisaille.

Et pourtant, banni de toi, le coeur si docile,
Punition mortelle de l'âme, sans caresses,
Néant de l'injustice, signant mon exil,
C'est à toi que je parle, oui, toi, la tendresse.

MG 24/11/2017

31 juillet 2023

PAS VAIN CŒUR

269

Pour une liberté légitime, mes ailes de feu brillent dans l'incandescence,
Sans rien brûler au passage, les cendres n'existent pas en ce Nous,
M'envolant chaque jour au firmament, l'espace de ta grandeur,
Me berçant toutes les nuits dans l'inconscience de ton âme.

T'aimer à presque voler ton coeur, m'accaparer le flux de ton sang,
Vider tes trop pleins de douleurs dans le fossé de ma route,
Lécher tes blessures, et fondre de mon volcan tes souffrances,
Maudire la mer noyante et rendre au passé tes agonies.

Que ma lumière, désertant le noir, n'éclaire que tes paupières,
S'ouvrant sur l'amour, comme une chrysalide à sa naissance,
A l'apogée d'un monde sans détours, aux lendemains vivants,
Rêve réel et folie consciente des innombrables voeux.

L'immense écart, territoire réduit à néant, sans aucune peur,
En désert, plaine ou autre océan ne m'arrêtera jamais,
Aux éléments contraires, je me procurerai l'ultime divin,
Caressant tes idéaux, intemporel zénith qui vaincra.

MG 22/11/2017
31 juillet 2023

CRIS SANS THÈMES

268

Où les envies sont les désirs, les voeux s'entendent en requiem,
A la conquête du néant, le cri sourd des âmes en péril,
Résonne en vain contre les murs aux douleurs d'asile,
Et les perles lacrymales nourrissent les chrysanthèmes.

En partance pour l'exil, au royaume des ténèbres,
Le coeur s'oriente peu à peu vers les horizons perdus,
Martyre, que la raison folle décapite et met à nu,
Avant de le jeter en pâture aux jours funèbres.

Conscients, les rêves survivent et survivent encore,
Sur le fil du temps, droits, avant leur mise à mort,
L'honneur en fragrance ose même donner plénitude.

Trahis par la vie et son bourreau, lame tranchante,
Ne restera dans l'éternité qu'une seule certitude,
Les regrets, vains, force de l'amour immunisante.

MG 18/11/2017

31 juillet 2023

LES CORPS CHEZ...

267

Un regard de loin, perçant, et ne résistent mes mystères,
Seuls les coeurs vrais se font vision précise,
Le miroir révélateur te fait vivre mon réel imaginaire,
Paradoxe de sang et de pierre que tes mots aiguisent.

Les écorchés blancs, dans le noir, pansent leurs blessures,
L'encre ne s'arrime pas comme l'ancre, elle s'échappe,
En voyages incontrôlés et même en vomissures,
Où tout s'enfuit, tout revient et tout s'attrape.

Lire ce livre à cent pages, voir cette vie sans pages,
Toi qui déchiffre le manuscrit de mes souffrances,
Témoin pourtant absent apaisant le carnage,
Ta force, en alliée, se fait en évidences.

Les liens de mon monde avec et sans accrocs,
Une ligne où, en équilibriste, tu vis,
Aux murs de l'intemporel peuvent faire écho,
Les mots, les cordes vocales finalement sans un cri.

...à Emma...

MG 17/11/2017

31 juillet 2023

A(I)MANTS

266

Aucun mur, aucune barrière pour t'interdire de moi,
Le vide rempli de rien, le blanc se fait juste misère,
Où s'anoblissent encore les coeurs en restant rois,
Et parfaire notre monde sans aucune prière.

Je saigne de vivre, je coule de source en ton lit,
Fleuve en eaux calmes et ainsi trouble l'émoi,
Les instants interminables aux secondes en charpie,
Accouchent des attentes, dans le couloir étroit.

M'offrant toute ton absence dans un univers infini,
Je détiens la clé du voyage immobile en doux silences,
L'âme sur le pont de l'arc-en-ciel, s'envole à l'envi,
En quête du sublime dont l'amour en est l'essence.

Dissociables, le corps et l'esprit en faux jumeaux,
Des amants disloqués, font des aimants rapprochés,
Impérissable osmose, même habillée d'oripeaux,
Respire d'une fusion intemporelle et innée.

MG 13/11/2017

31 juillet 2023

COMME SI...

265

Comme si l'amour dans le miroir vrai de son éloquence,
Attirait les immuables subjugués par l'élixir et ses fragrances,
Comme si les pensées dans le silence enveloppaient les coeurs,
Envoûtés dans la pureté indécise des absences lovées de candeur.

Comme si la folie se faisait prisonnière retenue derrière la porte,
Pourtant arrachée sans blessure par une liberté qui l'emporte,
Comme si l'impossible et l'évidence ne faisaient plus qu'un,
Se jouant des facilités aguicheuses piégeant les chemins.

Comme si les peurs disparaissaient, et, cassant toutes les épines,
La force inventive, éternelle gagnante comme seule doctrine,
Comme si les mains toujours douces aux multiples caresses,
Sauvaient la peau, des frissons par qui la vie agresse.

Comme si la tendresse, indispensable, en sentiment roi,
Que rien n'abaisse ni même ne puisse ôter l'émoi,
Comme si les coeurs prenaient le pouvoir irréversible,
Dont la conscience ne pourrait se défaire du compatible.

Comme si la mélodie des mots comme véritable partition,
Dans l'harmonie des corps, les gestes fondent dans l'abandon,
Comme si l'alliance indestructible, fière, en surmontant le feu,
Déjouait les caprices, espiègles, et toutes les règles du jeu.

Comme si les amants ostracisés dans un monde irréel,
Inconnus des passants, se vouaient à leur confidentiel,
Comme si cet amour n'avait pas de planète où se poser,
Planant dans l'espace, en voyage, comme le rêve inachevé.

MG 05/11/2017

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