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L'APACHE
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L'APACHE
  • ÉMOTIONS en musique, poésie, nature, divers... J'ai créé ce blog pour donner mes goûts et mes dégoûts , mes annonces , mes messages , mes textes , mes préférences . Échanger des idées sensées en est le but . Vous pouvez en faire autant en commentaires.
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poesie
2 août 2023

SAUVES HEURES

290

Du soleil levant, bonheur en balbutiements,
Les élans de vie partis en vitesse folle,
Déjouant tous les pièges dans un si bel envol,
Forces en prémices d'un chemin ouvert au temps.

La main caressante de l'avenir, traitresse,
Se referme en un poing frappeur et meurtrier,
Dans un couloir étroit aux portes verrouillées,
Avec, pour seule vision, l'espoir qui délaisse.

Le blues installé, s'invite en morne horizon,
Peignant son noir en unique toile de fond,
Voleur de vie, de libertés en son pouvoir,

Perdra enfin son combat, par son arrogance,
Pudiquement, sera poussé à l'abattoir,
Dans un ultime sursaut des coeurs en alliance.

MG 28/01/2018 (sonnet)

2 août 2023

PREMIÈRES SECONDES

288

De ce voyage intemporel, se jette l'ancre d'un Nous,
Piégée dans les sables mouvants des corps immobiles,
Chavirant les coeurs en battements imperceptibles,
Scellant pour toujours notre amour au royaume des fous.

Une minute pour une éternité, notre éternité,
Empruntant, pour seul témoin, le silence des mots,
Aux yeux fermés, les âmes complices font écho,
Dans l'osmose à ciel ouvert d'un duo enlacé.

Les pensées n'existent plus, et l'instant figé,
Reste un millénaire qui d'amour se féconde,
Nous plongeant dans d'interminables secondes,
Au goût inavouable du plaisir savouré.

Les corps en harmonie s'alliant à merveille,
Envolent nos sens en des lieux si sublimes,
Que seul notre Nous en reconnaît l'intime,
Et ne désire nous tirer de ce sommeil.

MG 07/01/208

2 août 2023

CORPS BEAU

287

Enfermé tristement dans son ouverture sur le monde,
Où chaque jour s'écoule lentement en soliloques,
La bave du corbeau observant de sa rotonde,
Les liens de velours mettant son coeur en loques.

Changeant de branche et sa police de caractère,
Dans un discours fort inutile et à sens unique,
On ne cache pas sa vraie nature par un vocabulaire,
Ni en se faisant, du manant, mimétique.

Force est de constater que persévérer paye,
Et donc par les mots, se gardent les traces,
Dans le bruit, la machine à conneries s'enraye,
Brisant lamentablement sa carapace.

Il est évidemment sûr, que joué n'est pas gagné,
Le feu et la flamme d'amour provoquent brûlures,
Le jeu peut donner roi, et la dame, faire tomber,
A son propre piège, le corbeau se fait mort sûre.

MG 05/01/2018

2 août 2023

LE CORBEAU ET LE RENARD (Nouvelle version)

286

Maître Corbeau, sur les blogs masqué,
Sortait de son bec des messages,
Maître Renard, par la vue, énervé,
Lui tint à peu près ce mouchage :
"Eh bonjour, Monsieur du Corbeau !
Que vous êtes laid ! Que vous me semblez faux !
Sans mentir, si votre ratage,
Se rapporte à votre courage,
Vous êtes découvert même en tapinois."
A ces mots, le corbeau ne se sent plus narquois,
Et pour cacher son désarroi,
Il ferme sa bouche, laisse tomber son patois.
Le Renard se raidit et dit : "Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout chercheur,
Voit aux dépens de celui qui le broute.
Cette leçon vaut bien un hommage, en absoute.
Le Corbeau honteux et perdu,
Vira, comme un zonard, vexé d'être reconnu(e).


Jean de la Fontaine et MG 04/01/2018

2 août 2023

LE TEMPS AU TANT

284

Toutes ces pensées noires m'attirant comme un aimant,
Piège fatal et inévitable pour le dernier des mortels,
Invisible dans son approche en traitre sable mouvant,
Veulent, de moi, faire le sacrifice sur leur autel.

Les jours en nuits se façonnent tel un glacial hiver,
Mordant même les bords de mon intérieur si doux,
Mornes sensations se voulant être dans ma chair,
Mais de mon crâne libre, je fais sauter le verrou.

Les saisons elles aussi se succèdent, et vivent,
Dans la ligne de mes émotions les plus folles,
Les soldats de la mort rangés au placard en archives,
Et se développe le ciel en renouveau anti-viol.

Tout est une question d'heures crépusculaires,
L'horloge et ses débuts ou fins de jours et de nuits,
Rythme mes élans et mes ralentis les plus clairs,
Et finalement crie haut et fort que j'aime la vie.

MG 30/12/2017

2 août 2023

AVEC LE TEMPS

283

Comme suivant la ligne de mes émotions intenses,
Sans jamais pouvoir attraper ce coeur, cette main,
Un appel étouffé par les tourments dans la danse,
Proche à chaque instant d'un monde pourtant si loin.

A peine visible, l'âme à travers la fenêtre embuée,
Le souffle senti, en un voile de douceur, opère,
Discrètement, sa magie, pas encore révélée,
Si longtemps balbutiée dans les lointains hiers.

Tentatives sans tentations à l'accroche pénible,
Attisent l'amorce d'un feu de lumière chaude,
En persévérances d'un chemin accessible,
Un lien de liberté que la morale échafaude.

La porte enfin ouverte sans la moindre indécence,
En harmonie, les voix se tiennent par le fil,
Au passage du cap de Bonne Espérance,
Et signe à la dame la fin de son exil.

...à Noëlle...
MG 26/12/2017

31 juillet 2023

HEURTS EUX

281

J'ai l'impression de déambuler dans un couloir étroit et noir, perdu dans ce monde que j'aime et qui me fait fuir pourtant. Parfois j'y ouvre une porte qui me donne la lumière nécessaire à mon avancée, et certains battements de mon coeur y sont attachés.
Je vis donc, ou plutôt je survis...
La prise de conscience est une chose, le mal être en est une autre. Être conscient des dangers peut être salvateur mais j'ai l'intime conviction que les peuples autochtones, n'ayant pas conscience des dérives de notre fichu monde, vivent en harmonie avec eux-mêmes.
Aussi je me demande bien si tout savoir sur la réalité de notre monde ou pas est une bonne chose pour vivre sereinement. Je pense avoir trouvé la réponse.
En fait tout dépend de la "grandeur" du monde dans lequel on vit.
Nous vivons dans un monde "ouvert" ( les guillemets ont leur importance ) à tout avec internet, la télé ( même si elle manipule ), les livres, les séjours à l'étranger en professionnel ou visiteur, donc nous avons une "vue" ( pour ceux qui veulent bien voir ) sur la planète entière.
Or les peuples "primitifs", ou plutôt libres je dirais, ont une vue sur leur monde à eux c'est à dire, soit leur forêt, leur glacier, leur désert....c'est la même chose que nous mais en réduit et donc leurs soucis et leurs combats à eux portent par exemple sur une maladie qui atteint une population d'arbres de leur forêt, la fonte de leur glacier, la réduction du gibier, l'avancée de la mer sur leur désert.

Chacun a donc sa conscience en fonction de son monde et de sa "superficie". Certains ont un monde réduit à leur égo et donc n'ont que faire de quoi que ce soit, d'autres se battent comme ils peuvent pur une juste cause qui, à sa base, ne les concernait pas, d'autres ont de grands projets bienveillants.

Je ne surprendrais personne en disant que les "petits mondes" ne m'intéressent guère mais attention à l'amalgame........ Une personne vivant dans le grand monde ( celui qui a accès à tout ) cité plus haut et qui reste positionnée sur ses 2 m² me semble bien plus fade et dangereuse que celle qui contribue dans un monde de seulement quelques hectares, au bien-être de sa tribu.

Le nombre d'individus n'est pas important....combien y a t-il de mondes ? Et qui est heureux ?

MG 24/12/2017

31 juillet 2023

NOËL

129

En ces jours, dans les folles rues illuminées,
Les vitrines et leurs pancartes scintillantes,
Accrochent les lêcheurs et leur monnaie pendante,
Ivres de folies, prêts à se déculotter.

S'arracher le coeur pour les apparences,
Pensant même faire partie des lumières,
Ils errent dans les galeries de misère,
Se délestant avec insistance.

Le ballet des hypocrites est commencé,
Après les restos et la télé aux dons,
Que l'on chante à grands coups de millions,
Ils continuent lentement à se tuer.

Les fêtes , ah, quelle belle aubaine,
Une de plus pour vous saigner,
Et jusqu'à l'os, vous serez rongés,
Patience , les soldes c'est dans 3 semaines.

MG 20/12/2017

31 juillet 2023

ÉCHAPPÉE BELLE

280

Jamais plus prisonnier comme le fut l'amour en cases,
Somnolent sur la paillasse d'une cellule aux normes,
Sans dévier de la ligne à suivre, où rien ne s'embrase,
Les Je t'aime, punis, étouffés au chloroforme.

Jamais plus les désirs bâillonnés en pénitence,
Effaçant toute trace d'une âme sensible,
Dilués par les pleurs retenus en abondance,
Ne se pâliront par le temps de l'impossible.

Jamais plus les refus, dorés en hypocrite pudeur,
Ramassant les médailles d'une course à l'apparence,
Où brillait de mille feux la fausse blancheur,
N'altéreront le goût de ma résistance.

L'amour libre, universalité de mon coeur,
A jamais sauvage, reste à jamais épris,
De tout, de Toi, incontournables douleurs,
En forces involontaires que la vérité clarifie.

Un rêve , des rêves, et plus rien en charpie,
Sauveurs réciproques, se lient toutes les chairs,
Les entiers ne font que des souffrances adoucies,
Où gagnent à chaque instant tous les mystères.

MG 19/12/2017

31 juillet 2023

METTRE DU MOI

276

Et coule de l'encre larmoyante, l'invincible vainqueur,
Aux combats intérieurs mais en seul décideur,
Prince en ce monde réel imaginaire qui est mien ,
Sans trésor, sans richesses où pourtant tout m'appartient.

Terres de sang, lande magique, me proclamant roi,
J'y obtiens tout et, sans limites me donne l'octroi,
Enfin une vie de folies, d'amour et de pouvoir,
Les blessures cicatrisent et laissent les balles au tiroir.

Le droit de vie ou de mort, le Je à ma merci,
Saignements libérateurs au renouveau inscrit,
La force légère dans la main en acide velouté,
Persiste et signe par le sceau permis à volonté.

Voyage infini, toutes les contrées traversantes,
En cortèges protecteurs ou solitude désolante,
Le chemin n'est que le choix de la dite plume,
Celle qui, dans le noir, fait qu'une lumière s'allume.

MG 10/12/2017

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