24 juillet 2023
FAIM DE VIE
La détresse dans l'âme, grappillant les lendemains,
Dans ses silences et ses cris, tordue de douleur,
Seul son regard dévoile, en retenant son chagrin,
La noirceur du désastre dans son ampleur.
Les os insupportables, comme le temps, s'effritent,
La solitude des lâchés, au mutisme mariée,
Porteuse de rien, en fait presqu'un ermite,
Gardant ses peurs, au placard, bien rangées.
Les maux sans les mots, en pires souffrances,
Quand plus rien ne suit et plus rien ne guide,
La machine à l'arrêt, tout en défaillance,
Le sang traitre en devient même un acide.
C'est au passé qu'appartiennent les rieurs,
Celui qui s'éloigne, et referme les portes,
Un souffle ni chaud, ni froid, une moiteur,
Rappelant sans cesse que le futur avorte.
MG 13/05/2014
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