LA PLUS MALIGNE, LA PLUME ALIGNE
Il ne faut pas plus d'une flamme qui s'allume,
Pour donner un sens de vie à sa plume,
Par laquelle chaque mot, blanc ou noir, s'assume,
Et dont l'air ambiant tout à coup se parfume.
Libre comme l'air, jamais retenu en otage,
Le calamus se donne chaque fois en partage,
En laissant s'échapper les mots de leur cage,
Coupant la corde du rêve pris en arrimage.
Parfois, triste et mort, succombant au supplice,
Autres fois, saoul de vie, buvant à son calice,
Quelles que soient ses folies et ses caprices,
Il offrira ses mots pour seuls délices.
A la mélancolie, le poète souvent enclin,
Ne se dérobe, au contraire, sur le parchemin,
Glisse avec aisance, sans faillir, sur le vélin,
De son oeuvre écrite, la signature de sa main.
MG 01/10/2019
NB : Poète est écrit au masculin dans ce texte. Il serait tout à fait possible qu'il s'agisse d'une poétesse. L'on peut le concevoir aussi ainsi....
