ÉMOTIONS en musique, poésie, nature, divers...
J'ai créé ce blog pour donner mes goûts et mes dégoûts , mes annonces , mes messages , mes textes , mes préférences . Échanger des idées sensées en est le but . Vous pouvez en faire autant en commentaires.
Immensité d'un univers bleu, sans limites, Monde aux richesses des bouches qui s'envolaient, Un coeur en apnée aux fêlures qui saignaient, Et ma main ferme les yeux que mon âme abrite.
Monde aux richesses des bouches qui s'envolaient, Couleur de blanc, le noir, effet météorite, Et ma main ferme les yeux que mon âme abrite, Au ciel éclairé, sorti des sombres forêts.
Couleur de blanc, le noir, effet météorite, La peinture qu'on efface de l'art abstrait, Au ciel éclairé, sorti des sombres forêts, Nul doute ne frôle les pensées interdites.
La peinture qu'on efface de l'art abstrait, Comme une souillure malfamée qui s'invite, Nul doute ne frôle les pensées interdites, Juste un voile, tiède et doux du plus bel effet.
MG 14/01/2014 (Pantoum en alexandrins) ...à EcrinDeDouceur ....
Puisque tu me réclames, du jus de tête et d'encre noire, En voilà, sans pulpe, visqueux, presque jetés en flaques, Fallait pas, à chaque texte, me filer une claque, Tu te retrouves à présent sur mon écritoire.
Tu m'as filé la gaule, tu m'as tendu la perche, Même dans ta déconnade, je m'sens un peu con, Et je me fais même, la peau, logis de frissons, En dévorant tes lignes comme une langue s'allèche.
Ah t'en veux du mot tordu, toi la mouillée! Tu sembles filer comme un poisson entre les mains, Et pourtant un peu amarrée à ce piètre indien, Qui se régale de tes mots en acier trempé.
Pas terrible ce texte, un peu fade et mou, Il aurait été bon de t'en prendre plein les dents, Mais les sirènes ne montrent les crocs en nageant, Le piquant et le mordant ne sont au rendez-vous.
Aux heures de fin, prémices d'une neuve, Tout s'efface, plus une seule épreuve, Le maillon fermoir du cycle se vit, Se consume et se consomme à l'envi.
Oublier, passer, ne pas se retourner, Si facilement le pont est enjambé, Et pleuvent les cotillons et autres artifices, Où d'autres âmes se collent aux maléfices.
Devant ou derrière, froide est la vitre, Seule ou pas, toujours le même chapitre, Elle compte sur sa pendule aux espoirs, Les jours ne sont que des morceaux de couloirs.
Et tremblent les cordes des instruments, Chancelante, sa joie de vivre se ment, Et l'on rit, l'on s'aveugle, et l'on fête, Eternel recommencement , rien ne s'arrête.
Le regard brillant de la nuit, contrastant avec la lumière tamisée, le sourire aux lèvres, humectées du breuvage divin, ils se cherchent et se trouvent inlassablement . Sur la nappe reluisant la soie, deux coupes de champagne en apesanteur, d'où les bulles semblent monter au ciel, côtoient ces mains si douces dans leurs mouvements. En toile de fond, un chanteuse de charme, jazz, à la voix sensuelle, dessine les contours de cette soirée inhabituelle.
Un face à face qui porte très mal son nom laisse plutôt place à une entrevue en découverte, une complicité respectable quoique profonde. On se parle, on se charme, on se séduit, sans désir, juste être là, partout et nulle part . On s'écoute, on s'admire, on se met à la portée de l'autre . Tant de choses à dire et tant de silences se posent .... L'impression de franchir le cap de l'inconnu si pensé, si échangé, si près et si loin.
De douces sensations de chaleur, de réconfort, se mélangent à la fraîcheur de l'élixir sorti de nos terres qui se décante dans l'air ambiant. On dirait presque un menu des plus classiques : Bar ambiance, champagne, chanteuse de charme ... , tiré d'un de ces James Bond dans lesquels le séducteur arrive toujours à ses fins, avec la clé d'une porte de chambre d'hôtel...
Mais là n'est pas le but, y a t-il un but d'ailleurs ? Parfois on se retrouve parachuté dans des situations dont nous n'avons pas l'explication ou pas la solution.
Revenons à cette soirée, où chaque chose est bercée par une autre. on se surprend à désirer que ce moment ne s'arrête jamais, mais sans oser l'avouer. On n'ose faire le moindre geste, de peur qu'il ne soit traduit comme déplacé et en même temps on crève d'envie de prendre l'autre dans ses bras, pour le (la) chérir, le (la) remercier de ces minutes si précieuses.
Puis on se dit qu'on vit un rêve ou que l'on rêve ce moment, tout est décalé, le vrai, le faux, l'important, le futile, le rêve, la réalité.
Finalement un moment de pur bonheur, quel que soit son état ...
MG 22/12/2013 Merci à vous.........qui saurez vous reconnaître....
Je voulais poster la chanson de Serge Lama qui m'émeut à chaque écoute et je suis tombé sur la version de cette petite roumaine de 12 ans ........ A tomber par terre ...... Encore plus d'émotions ........... (dommage pour la fausse note finale, mais soyons indulgents)
C'est dans l'instant présent d'une seconde, Celui sans réfléchir, puisque trop court, Que se fabrique parfois un monde, Si facile, si clair et sans détours.
Il se trouve également en une minute, Des destins brisés, des peines ou des envols, Pris dans le tourbillon des volutes, S'anéantissent, se perdent ou dégringolent.
Chavirer, couler en moins d'une heure, Toucher le fond, par le haut du ciel, Les yeux rincés, noyés dans les pleurs, Rêvant le bleu d'une vie artificielle.
Combien de nuits, combien de jours, Quel espace temps pour arriver enfin, A quitter la mort, et caresser l'amour, Où des hiers seront mangés par demain.
Des semaines, des mois, des années, Version longue du film de l'existence, Petits grains de vie dans le sablier, Font mourir ou donnent naissance.
Parfois les pensées vous arrivent à une vitesse vertigineuse et s'arrêtent net, sans plus vouloir partir. Impossible de s'en défaire et pourtant, aucune chaine, aucune contrainte . Au contraire, on devient presque l'inverse en quelques secondes, un piégeur de bonnes choses que l'on voudrait attraper, un chasseur de bonheur, un tireur qui vise sa cible sans jamais pouvoir l'atteindre. Comment peut-on vouloir l'impossible qui n'a jamais existé ? Comment désirer ce que l'on n'a jamais connu ? Pourquoi un manque du vide du passé ?
La nostalgie du futur, qui vous prend aux tripes, et vous emmène dans les rêves les plus fous et pourtant si calculés, comme une projection de soi ailleurs, semble être l'ultime désir, le dernier plaisir à assouvir. Sans cesse, rabâché par la matière grise, tatoué dans le subconscient, le manque à aller chercher, trace un chemin, pas toujours facile à suivre. Des pièges vous font même dériver à l'opposé des lignes qui vous caressent.
Il faut être sûr de soi, sûr de l'emplacement du summum de la vie. Peut-être y a-t-il un besoin permanent d'être à la quête de quelque chose ? Peut-être que l'esprit libre est celui qui scrute l'horizon sans le toucher ?
Vouloir, pouvoir, avoir, ne sont que des verbes de rêves mais à deux facettes .... celle de la main et celle de l'esprit. Je VEUX POUVOIR AVOIR .............et j'AI le POUVOIR de VOULOIR .......... deux tableaux qui comportent les mêmes couleurs mais dont l'image est si différente . Désirer n'est pas vouloir, toucher n'est pas avoir. Rêver est si précis et si loin, comme un livre que l'on vous lit mais dont vous ne pouvez tourner les pages. Il me semble que les sens sont l'essence, et que les paradoxes sont les logiques.