
Aux symphonies du temps, s'écoulent et s'écroulent les moments sans corps,
Soupirs des jours, respirant la poussière, d'or ou de misère,
Les yeux scintillent d'émotions comme des étoiles lointaines,
Semblant se perdre et se retrouver dans l'immensité de l'infini .
Les tourbillons, vents à tout va, encerclent dans la folie,
Les pensées les plus fertiles, qui, sous la coupe du feu, s'animent,
Jouant la plus improbable des vérités, celle qui gagne,
Celle qui vous balance votre profondeur en pleine figure .
Les aiguilles du temps sortent de la peau, les jours cicatrisent,
Les envies flirtent avec l'impossible, les rêves se font vie,
Passent, repassent et trépassent, les heures enchevêtrées,
Où le passé , le présent et le futur ne sont plus à leur place .
Le ciel à la hauteur indéfinissable, si proche et pourtant si loin,
Embrasse dans l'invisible les visages muets sanglotants,
Caresses d'une brise légère au travers des barbelés,
Rouillés, rongés, au piège de leur immobilité, et bientôt à terre .
Offrande enfermée dans le coffret temporel,
Les spasmes navrants mordillent les vibrations,
Saignent les espoirs, tandis que la clé survole les regards .
Rattraper vite ce qui s'échappe, sans emprise,
Juste un souffle de vie, pas de paradis , pas d'enfer,
Lécher les blessures de l'autre sans faire de bruit,
Paupières fermées mais les yeux ouverts, sensibles,
Au gré des vaguelettes ondulant sur l'épiderme,
Frissons de renaissance, indescriptible sensation .
Le noir indispensable pour que le blanc subsiste,
La vie sans valeur sans la mort, les remparts s'érigent,
Voyage dans le temps, à l'ombre du soleil,
Les corps en apnée et les coeurs en ébullition,
Contraires semblables tiennent le chemin épineux,
Marchent sur l'horloge, se moquant du métronome .
MG 08/05/2013