WHITE LION - Broken home + Cry for freedom + When the children cry
C'est dans tes mots petite folle raisonnable, que se délient,
Les cordes nouées, emprisonnant les plus mauvais acides,
Comme une petite espiègle, libre, soufflant la vie,
Me donnant les bulles de saveurs limpides.
Peut-être l'emprise des sens dans un cri étouffé,
Un sang d'encre pour s'ancrer aux merveilles,
L'orgueil chaleureux, intime, à travers le papier,
Pause plaisir, pose à nu, aux détours de l'éveil.
Et lire en toi "Faire des mots une exactitude",
Se retrouver en gémellité presque contraire,
Paradoxe des unis dans toute son altitude,
Engendre les amours purs et leur mystère.
Que faire à présent des envols aux mots clés,
Portés par les ailes des inconnus ouvrant les voies,
Chemins dessinés, impénétrables destinées,
Où seules les plumes fortes se font voix ?
...à Carole...
MG 19/06/2016
C'est une triste chose de savoir que la nature parle et que les hommes n'écoutent pas. (Victor Hugo 1802-1885)
Sorti de ton château fort, preux chevalier,
Point besoin de questionnement ni autre torture,
Pour te dessiner, et rien que te faire tout déballer,
Te voilà presque nu, sans habits, sans armure.
Aurais-tu craqué ou bien est-ce ta carapace,
L'un fort, l'autre fragile, couple bien étrange,
Pour te décider subitement à vider ta besace,
Et ainsi marteler tes mots forts en échanges?
Toi qui marche dans les silences, presque invisible,
Toi, l'aimant, qui voit les absences venir à toi,
Comme la goutte se détachant du liquide, accessible,
De la vérité comme des essentiels, tu fais ta loi.
Mystère de l'inconnu attaché au pieu de l'espoir,
Le coeur qui parle, qui pleure, et qui parfois vomit,
Dévoile son immunité aux multiples échappatoires,
Où enfin les jours donnent suite à la nuit.
C'est toi l'homme aux clichés, où rien ne cloche,
C'est toi l'homme aux clashs, l'homme clenche,
Parfois homme lisse auquel on s'accroche,
Et qui, homme déçu finalement se retranche.
A rien ne sert de vouloir comprendre l'homme,
Tout est plaisir de vouloir entendre l'âme,
Juste est de savoir que crochus sont nos atomes,
Et que de toi, chaque jour, je m'affame.
...à Monsieur....
MG 04/06/2016
À force de sacrifier l'essentiel à l'urgent, on oublie l'urgence de l'essentiel. (Edgar Morin 1921 - ...)
Les hommes se contentent de tuer le temps en attendant que le temps les tue. (Simone de Beauvoir 1908 - 1986)
D'une vie insolente où s'impose la visible absence,
Désinvolture d'une existence déformée dans l'âme,
Et sur sa couche, se tordant de douleurs infâmes,
Les crépuscules s'enchainent en impudence.
Aux forces du vide, en bouclier faire face,
Chaque jour se donner sur l'autel du sacrifice,
Le ventre mangé dans un trop long supplice,
L'enfer en son passé laissera des traces.
Le sang glacé soudainement par l'effroi,
Dans un funèbre adieu, s'éparpilleront en cendres,
Les griffes du mal rongeant dans ses méandres,
La chair du coeur avortée dans ses émois.
Les larmes défiant toute noire évidence,
En vidant la mort comme par audace,
La douleur au sublime fait enfin place,
Se jouant du diable dans l'impertinence.
MG 24/04/2016
Toi qui vois dans les regards, plonge toi dans celui-ci.
Crois-tu que l'on puisse se noyer dans cette eau lacrymale qui ne coule pas mais qui est pourtant là, derrière ?
Crois-tu que les stries entourant ces yeux vont continuer à se dessiner, que les sillons de cette souffrance vont encore se creuser ?
Le visage du désespoir peut être beau....quel paradoxe ! Y décèles-tu une douce douleur, cet oxymore portant le poids des années ?
Entends-tu malgré ces lèvres jointes pour taire le mal, appeler à l'aide par l'unique pouvoir de ces iris ?
Vois-tu cette main imaginaire tenter de s'accrocher à ton coeur ?
Sens-tu l'humilité et la dignité retenir tous les sos et les garder prisonniers de son âme à jamais ?
À quand ces regards n'existeront plus ?
À quand le malheur sera-t-il éradiqué de ces peaux tannées par les raclures incessantes de la vie si tant est que l'on puisse donner le nom de vie à certaines existences ?
À quand ce monde bannira-t-il les frissons de peur, inaudibles soubresauts des coeurs mornes ?
À quand notre Mère Terre enterrera-t-elle nos maux, Nous qui lui en donnons déjà tant ?
Toi qui me donnes tant de doutes et tant d'apaisement , ressens-tu ces contraires se marier si bien ? Ces pupilles noires et blanches, ce système pileux noir devenu blanc, cette peau si belle et pourtant marquée, ce visage si attristé sur lequel on veut doucement passer en une caresse notre main protectrice, même moi, je n'hésiterais pas une seconde à déposer un baiser sur ce front plissé en sept endroits.
Dis-moi que tu ne resterais pas sans rien faire, dis-moi que tu donnerais l'amour, dis-moi que tu ferais ta magie, dis-moi que tu serais la couverture qui réchauffe l'homme qui a froid, dis-moi que tu serais la nourriture du coeur pour cet affamé de la vie, dis-moi que tu serais la main qui ôte les épines, qui soigne les blessures, qui referme les cicatrices béantes.
Non, ne dis rien...........je sais..............
MG 22/04/2016
Mon dernier montage. Musique : "Unfaithful" Jan A.P Kaczmarek
Un bout de bois jeté au hasard du monde, dans l'immense terre de sable, celle aux milliards de grains. Un bout de bois sec et morne, abandonné, presque mort. Un bout de bois qui ne sert plus. Le bout de bois n'est qu'un bout de vie...
La mer s'approche lentement puis recule, puis se rapproche puis recule...comme si elle hésitait, comme si elle pensait peut-être se tromper. Le bout de bois reste là, toujours, en attente, patient. Les jours et les nuits joueront-ils des destins? La mer a pourtant le pouvoir de l'emmener pour un voyage, de le porter, au-delà des rives saignantes.
Puis la mer lui lance une vaguelette, puis une autre, et quelques unes encore mais pas suffisamment, le voyage est repoussé. Comme une âme en peine sur un port où aucun bateau n'arrive. Le bout de bois est, certes, humide, il s'est rafraichit, il s'est refait une santé, il s'est lavé aussi, nettoyé de toute cette souillure immonde de ce monde à la dérive qui le fait vomir. La dérive ....justement, peut-être que la mer le sauve en le laissant là. Peut-être qu'elle ne l'entraine pas dans le fond, qu'elle ne l'engloutit pas dans cette écume. Cette mer ne fait pas de noyade. On ne plonge pas dans cette mer, on ne s'abîme pas en cette mer.
La mer...une mère...
Alors elle se retire, sans un bruit, sans un mot. La nuit est longue, trop longue. Le monde du silence reprend ses droits, celui des doutes aussi. Le bout de bois finalement ne restera pas immobile. Une main le prendra, pour le déposer ailleurs mais pas loin, tout près. Le bout de bois n'oublie pas, le bout de bois garde un oeil et une pensée pour la mer.
Le bout de bois ne sèchera plus à présent, il ne pourrira pas. Le bout de bois n'avait plus la mer mais il a eu la pluie, celle qui fait prendre racine, celle qui fait fleurir.
Puis des lunes et des lunes plus tard la mer décide d'y mettre son grain de sel. Bonne idée, le sel donne du goût, le goût qui va contre la fadeur, comme une couleur sur une feuille blanche.
Le bout de bois ne peut être à deux endroits en même temps mais il peut servir d'étai, de cale, de support. Le bout de bois, quel que soit son taux d'humidité et son état, peut se montrer bien plus utile qu'il n'y parait.
Le bout de bois est là, mousses, champignons ou autres attaques, rien ne le fera crever. La mer a toujours ce droit de l'emmener, le bout de bois se laissera voguer sur ces flots.
La mer n'est pas assassine mais au contraire salvatrice.
La mer et ses ressources, le bout de bois et son utilité.......Une osmose....
...à Lydia...
MG 16/04/2016