MORT-NÉ
Vivant et rien, me considérant comme untel,
Secoué en écoutant la voix des morts,
Les jours sans prières et pourtant sur l'autel,
Les messages d'outre-tombe s'évadent encore.
Les yeux fermés en respect du sacrifice,
Ostensiblement, et par la mémoire,
Le descendant, peut-être comme un fils,
Me liant, pour le plus grand des devoirs.
Qu'elle soit stèle ou tombale, la pierre,
Inaltérable, porte le sang des meurtris,
La terre avalant les corps au cimetière,
Croix au delà des siècles, jamais bannie.
Et dans l'âme, l'interminable sépulture,
Au chevet de la vie de l'homme pieux,
La poussière aux deux cent ans, jure,
N'avoir été que chair, ni roi, ni dieu.
Noyé, sauvé, par la mort en existence,
Jamais fidèle n'abjure son serment,
Idolâtrer ses icônes sans résistance,
Rendre hommage aux nobles hommes grands.
MG 08/12/2021








