LE TANT QUI PASSE
Tant de jours, tant de minutes, tant de secondes,
Les heures défilent et les moments sont dévalués,
L'humain se joue de tant de folies à la ronde,
Il ne sait pas voir son coeur s'effeuiller.
Nous ne savons arrêter le temps qui passe,
Juste maîtriser les bonheurs de nos vies,
Où pourtant à chaque seconde on trépasse,
Plaçant odieusement la mort pour seul ennui.
Sans cesse en esclavage, pour filer au temps,
Bouger comme on dit, autant faire la course,
Pour aller au futur sans même voir le présent,
Et traverser les nuits sans voir la grande Ourse.
Les membres en mouvement, le cerveau immobile,
Vide de sens, la tête semblant même fuir,
Sans s'en rendre compte, un monde futile,
Fait de bonheurs invisibles, menteurs d'avenir.
S'agrippant de toutes forces aux fausses richesses,
Ayant lâché depuis longtemps les essentiels,
Le monde est fou dans ses mornes liesses,
S'abattra finalement un jour, sur lui, son ciel.
MG 10/10/2021