UNE NUIT, MILLE JOURS
La vie a faim de toi petite fille, à l'aube du temps,
Accroche-toi au lien velouté de ton amour,
Elle t'attend et te tend les bras à chaque instant,
Il n'y a rien d'autre, rien d'autre que les jours .
Ton souffle tiède, doux tourbillon à la poussière d'or,
Anéantira les bras froids aux griffes acérées,
Après tes larmes naitront les plus belles aurores,
Et la pénombre échouera, retombant à tes pieds .
Le jeu de cartes, au ciel, soigneusement étalé,
D'où la dame de coeur brille de tout son éclat,
Femme aux yeux d'amande, continue à rêver,
La vie n'est pas un jeu, simplement des pas .
Paupières lourdes,usées et lassées des pierres,
Jetées dans la mer de tes envies, immondes remous,
A force du temps, un jour sorties du cimetière,
Des remparts solides, elles construiront un tout .
MG 27/04/2013
