JAKE PARKER - Almost Martyrs (La vie de David Gale)
Un film magnifique, très fort, très émouvant aussi. Un rôle pour Kevin Spacey à la hauteur de son immense talent.
Petit clin d'œil à Epic-Scores
CERTITUDES
CITATION 111
Être aimé sans séduire est un des beaux destins de l'homme. (André Malraux 1901-1976)
DÉCENNIE
Au fil des jours, se découvrir les vrais lendemains,
Et lorsque qu'enfin une main sur l'épaule,
Délivre la pureté d'une âme qui en son sein,
Sortira les mauvais acteurs de leur rôle.
Les heures côte à côte finalement diluées,
En instants de souvenirs et de pleines forces,
Finissent toujours par donner et même caresser,
Cette peau douce qui peut se faire écorce.
Nos coeurs à l'extrême parfois exsangues,
Se régénèrent dans les monts et les folies,
Ne se noieront même si nos corps tanguent,
Toi et moi, dans l'âme, à jamais, assortis.
Je sais et je vis les raisons de cette osmose,
Où les Êtres ne font plus qu'un dans la pensée,
Au gré des vies qui même nous opposent,
Nos paradoxes peuvent à présent se jumeler.
Aux sentiments qui jamais ne porteront l'opprobre,
Faisons fi et bannissons tous les coups,
Nous ferons des printemps de tous les octobres,
Juste notre amitié, entière et sans verrous.
MG 05/06/2015
...à FT...
CITATION 110
Un oiseau né en cage pense que voler est une maladie. (Alejandro Jodorowsky 1929-...)
CITATION 109
À mesure que l'amour grandit, nos cœurs murissent et notre amour devient profond comme du charbon ardent. (Bruce Lee 1940-1973)
LES YEUX FERMÉS
Tous ces gestes avortés, étouffés par je ne sais quoi,
Tués dans l'oeuf, en ma mémoire ils s'amoncellent,
Rongeant un coeur, le laissant à cette sinistre loi,
Pour exploser en douceur n'attendent que l'étincelle.
Dans la chapelle ardente aux cierges fragiles,
Où les frissons charnels, enfermés au placard,
Semblent si vrais mais presque impossibles,
Se transforment finalement en cauchemars.
Des touchers aux peaux cibles, effleurement lointain,
Juste voir, les doigts crochetés sur le grillage,
Illusion réelle des jours futurs, des deux mains,
La force et la peur ensemble font bon ménage.
Enceinte infranchissable, en sainte intouchable,
L'accord symbiose formé en rêve errance,
S'évapore et fait repoussant l'être minable,
Qui, à l'osmose, chaque fois, tire sa révérence.
MG 16/05/2015
NOYADE
C'est le vacarme silencieux qui fait tomber dans l'abîme des angoisses, celui dont les voix s'entrechoquent contre les murs de la boite crânienne.
Comme une force invisible qui fait pleurer de l'intérieur. Des pleurs qui ne coulent pas, des pleurs du ventre, des pleurs qui noient, des pleurs qui engloutissent.
À maudire les cris de demain, on finit par bannir et détester le futur et pourtant l'avancée du temps est une sauvegarde. Etrange paradoxe que de se satisfaire des jours criblés, aérés et vouloir les tenir fermés, sans danger, sans attaques.
Le temps...justement....quel est-il ? Des moments où le doute arrive à grand galop et d'autres instants où il repart, comme une mer et sa marée haute, puis sa marée basse laissant des traces sur le sable, des souvenirs, des rigoles, des cicatrices.
Les manques se remplissent-ils un jour ? Une sensation d'inachevé, d'inaccompli, une toile que l'on aurait arrachée des mains de son auteur avant même qu'il en termine les contours d'où la peinture s'écoulerait, se répandant sur le chevalet.........ce support tâché ...peut-être est-ce là la définition de ce corps qui se torture ?
L'important est partout, il guette, il surveille, il réveille aussi...
Le sentiment d'être une statue, de pierre ou de bronze, froide, humide, qu'il ne faut pas toucher, pas embrasser. Une sculpture bâclée, livrée aux intempéries, couverte de bactéries de salissures mortelles qu'il ne faut surtout pas approcher sous peine de choper un ticket pour l'enfer. Une personne, qui pourtant ne reste pas de marbre, dont on fait un cimetière.
On fait la fine bouche et on la laisse en retrait, comme à l'abri. Pas un seul mot, pas un seul appui moelleux de ces deux lèvres accolées pour déposer le moindre geste tendre. On garde pour soi........mais on garde quoi ? On ne donne rien.
Ce défaut de remplissage laisse un trou tellement béant qu'il y a ensuite de la place pour stocker les idées noires....tellement ...plus qu'il n'en faut.
MG 036/05/2015
CITATION 108
L'adversaire d'une vraie liberté est un désir excessif de sécurité. (Jean de la Fontaine 1621-1695)




