L'ÉVEIL
"Dans ta vie délavée, contenant tes chimères,
On y lit tout d'abord, les rivages et les cieux,
Qu'à grands coups de pinceaux, tu pares l'éphémère,
De nouvelles couleurs, qui ravivent tes yeux."
"Au sens des utopies, je fais ainsi confiance,
Et l'arc-en-ciel ajoute la nouvelle teinte,
Elles se font menteuses sur leur existence,
Comblant enfin le vide, en savourant l'étreinte."
"Regarde le couchant, le sable aux dunes rousses,
Enfin ta mer n'est plus, par les vents, outragée,
La nuit n'est plus sans fin, nos plumes se font douces,
Par une même aurore, au baiser partagé."
"Et je vogue ainsi, sur les eaux calmes et limpides,
Ta main invisible, et mon soleil se rallume,
Remplissant d'espoirs ces zones qui étaient vides,
Où s'enlacent à jamais, si tendrement nos plumes."
L'Apache et Salomé 03/08/2012
