KANG BOK GU - Dream
Merci à sonheflor pour la découverte de ce superbe morceau...
"Au bout du monde, ciel de nos rêves de lune,
Laissons-nous porter par l'ivresse de nos sens,
Et voguent les écrins, où l'amour est fortune,
Nos corps lovés dans le satin de l'abondance."
"Tu souffles sur mes yeux, pour y clore le jour,
L'équilibre indompté des milliers d'étincelles,
Allonge sur mon corps, de silencieux discours,
Le chantre supplicié, d'un voluptueux duel ;"
"Et quand ma main épousant la dune de feu,
Où s'enlacent nos âmes en se faisant la cour,
Punissant même les absences de nos voeux,
Au creux de tes reins, je me ferai troubadour."
"Laisse fondre tes sens, sur ma lèvre brûlante ;
N'est-ce pas mon amour, que si les ombres dansent,
C'est pour faire oublier, la lumière naissante,
Et tanguer tes frissons, délicieuse indécence."
Acteur d'un évènement peu ordinaire et qui pourtant parait si banal de nos jours, un virage se dessine encore, mais il est nécessaire . Un mal pour un bien . Une mort pour une vie ...
La mort fait peur mais elle attire bon nombre de gens et repousse les autres . Je pense que pour aimer la vie , il faut aimer la mort . Il faut la combattre et donc la regarder en face comme la vie d'ailleurs parce qu'elles sont soeurs et inséparables .
Je me dit que finalement si je n'ai pas peur de parler de la mort parfois , c'est que j'aime la vie ... Oui , je vois tout . Parfois je vois le déclin , la descente aux enfers , la mort et puis je vois aussi la vie et toutes ses magnificences .
Alors forcément , parler de la vie , implique de parler de la mort .
Bien sûr que je suis plus souvent dans la couleur de la vie , de l'espoir , de l'avenir , du bon , du beau , du bien , mais parfois arrivent des faiblesses et des coups de blues . C'est d'ailleurs , ce qui rend plus fort , la remontée et les gens qui m'aident , même sans le savoir .
Je pense quand même que j'aime la vie , j'aime les gens , j'aime l'amour , j'aime l'amitié , j'aime les choses fortes , extrêmes . J'aime rêver , j'aime ressentir , j'aime vibrer , quitte à en pleurer de joie ... Bon dieu , oui , je veux vivre des passions , des frissons , des amours , des folies !
J'avais pendant un moment , dans l'idée que je ne vivrai plus qu'en attendant la mort . Aujourd'hui , j'en ai décidé autrement , je m'accroche à ce fil qui m'empêche de tomber , et je bombe le torse , je serre les dents , et je marche , je ne stagne plus . J'y vais ... Je ne sais où mais j'y vais .
J'ai encore des choses à vivre , je ne sais lesquelles , même si en ce moment , je vis quelque chose d'extraordinaire et d'impensable , qui me tient non seulement debout mais qui m'anime . Je ne suis plus ce corps qui se ramollit à chaque coup dur , je suis de chair et de sang et je vis .
Oh j'ai la tête sur les épaules , et je ne me prends pas non plus pour ce que je ne suis pas . Je voulais juste dire que la noirceur , qui quelquefois m'habille , contrairement aux apparences , n'est pas la couleur de mon coeur .
Je m'aperçois que je parle encore de moi !! Moi qui souhaite tant de bonheur à mes semblables . Est-ce une forme d'égoïsme , d'égocentrisme ?
Je pencherai plutôt pour une thérapie , une aide personnelle et une sorte d'analyse antidote .
Je crois que que je déteste les choses détestables et que j'aime les choses bonnes ....
MG 23/01/2013
Autre dédicace pour mon pote Philippe. Trop mélodique, c'est trop bon.
Choisis bien tes mots car ce sont eux qui créent le monde qui t'entoure . (Pensée Navajo)
De mon hiver si noir, auquel j'ose échapper,
Ne resteront que des tas de cendres, des maux,
Des rêves en bleu comme des bateaux amarrés,
Les perles de brouillard mourant au renouveau.
Le navire désormais vogue sur les flots du temps,
L'horizon dessine enfin un sens à la vie,
A rien ne sert d'espérer, ne plus faire semblant,
Le mur de pierre ne fausse plus la vue, les envies.
Et toi qui ne m'a jamais connu, qui es-tu ?
Une empreinte que l'on croit quelquefois deviner,
Embaumant l'âme ternie dans les moments perdus,
Désir suprême, rêve de fou, ou même vérité.
Toi qui ne veux m'approcher, semblant m'éviter ,
Que l'on nomme avec un grand A, parfois cruel,
La peur de soi, un ennemi à faire tomber,
M'attends-tu quelque part, comme une voix, un appel ?
MG 20/01/2013
BATTEMENTS D'ELLE
Que mes lèvres envieuses, flânant sur le grain velouté de sa peau,
Taisent le bruit de cette vague qui déferle en mon corps,
Et de ces frissons dénoncent, de ma bouche, les assauts,
Emportant ses yeux qui se ferment dans un sublime essor.
Que ma main effleure cette soie mouvante et pure,
Désobéissante où les balbutiements de l'accord charnel,
Amènent le désir, aux sacrifices ou aux brûlures,
Qui guérissent les peurs et donnent des ailes.
MG
15/01/2013
Le mur du silence qui peu à peu s'effrite,
Fait place aux rais de lumière, et cohabitent,
Les âmes fragiles, mornes statues de pierre,
Pleurant les larmes bleues de l'amer.
Vierges de haine, vides de voix assassines,
S'enorgueillant même d'être nus d'épines,
Les coeurs s'approchent et se regardent,
Flânant au crépuscule et baissant la garde.
Les couleurs ternes sont parfois au rendez-vous,
Desséchées par le souffle noir des fous,
Où les mains peignent les teintes de l'espoir,
Où les bouches offrent les mots d'une histoire.
Les statues de pierre finissent par s'animer,
Unissant leurs efforts, avides de clarté,
Les yeux dans les yeux, passé l'exil,
La marque du soleil semble indélébile.
... à Sandrine ...
MG 08/01/2013
Je n'aime pas spécialement Rihanna mais ce morceau est d'une mélancolie superbe ...
En 1913, une femme nommée Pearl Curran, qui se disant correspondre avec l'au-delà, a écrit grand nombre de livres. Elle qui ne connaissait rien à la littérature, disait écrire, dictée par une personne décédée plusieurs siècles auparavant.
Cette femme a été vue par des psys, des médecins, des chercheurs, des écrivains, des historiens, des linguistes, qui en ont tous conclu que son niveau n'avait rien à voir avec l'auteur réel des écritures.
Elle ne s'est jamais déclarée être l'auteure de ces écrits car elle a toujours signée Patience Worth, en disant que celle-ci lui dictait tout .
Elle écrivait pendant des séances d'hypnoses mais là, chacun y va de son propre avis.
Toujours est-il que la culture de Mrs Curran paraissait tout à fait élémentaire puisque celle-ci, mélangeait tous les personnages de l'histoire, ne s'intéressait qu'aux recettes de cuisine et n'avait jamais écrit une ligne.
Toutes ces oeuvres lui auraient été dictées par une certaine Patience Worth, née en 1649 et morte assassinée un peu après 1670.
Le premier texte a été analysé par des linguistes. Il était écrit dans un anglais du XVIIe siècle d'une exceptionnelle pureté, selon eux.
Elle a même, à la demande de gens sceptiques, accepté de dicter à Pearl Curran, 4 romans à la fois, en changeant de roman toutes les 15 lignes. Au bout de 6 semaines tous ces fragments indépendants sont réunis et forment 4 romans.
Une autre fois, Mrs Curran ayant perdu 60 pages d'un manuscrit, elle les lui redicte et les observateurs constatent que son nouveau texte est identique à l'ancien, au mot et à la virgule près.
Son roman intitulé " la triste histoire " , tiré de la vie du Christ, est inattaquable sur le plan historique et remarquablement bien documenté, et un détail est à noter : ces gens appelant l'empereur romain " le roi " , est authentique car c'est ainsi que dans les provinces lointaines de l'Orient, on appelait César.
Puis a été écrit un immense poème de soixante mille mots dans un langage du moyen-âge où la langue anglo-saxonne utilisait beaucoup de mots latins et grecs. Dans ce texte, il n'est trouvé aucune tournure de phrase , ni même un seul mot qui soit postérieur à l'an 1600 .
Je n'ai pas de conclusion, je voulais juste relater ces faits ... troublants ...
MG 05/01/2013