CITATION 63
Le son du silence étouffe souvent l'absence de bruit ... (MG)
Lorsque je sombre ou quand je me relève ,
Ma main dans ta main , soufflent l'écume ,
Et tu dessines le mouvement de mes lèvres ,
Les mots que ton parfum rallume .
Perle aux sept clés , vêtue de rouge et or ,
Vois-tu s'envoler mon blanc linceul ,
Aux affres que désormais j'ignore ,
Prennent place tes sourires que j'effeuille .
Dans ta bouche , sa fièvre , et sa tiédeur ,
Naissent à chaque fois mes gardiens ,
Et mon horizon se fait douce saveur ,
En posant mon encre sur ton vélin .
Parle-moi encore , ne t'arrête jamais ,
De tes mains , dessine-nous en vie ,
Par ton voile , qui arrache les secrets ,
En mon coeur , tu cesses l'hémorragie .
MG 14/10/2012
Fou de ce morceau !!!!!!!!!! Un groupe français dont la chanteuse est d'origine...russe, évidemment.
Comme une prisonnière , enfermée dans sa bulle ,
Presque forcée à rêvasser , elle attend ,
Comme toutes les heures qui s'accumulent ,
Les aiguilles saisonnières passent le temps .
L'espoir qui fait les minutes en jours ,
Chassant les nuits , en appelant son futur ,
Le mangeur d'âmes , rôde en alentour ,
S'essayant même à quelques morsures .
La dame cherche son miroir , face à face ,
Insoutenable et cruel , qui jamais ne vient ,
Où tout est caresse en son noble palace ,
Asservissant les rêves les plus divins .
Une minute ou une vie , l'attente ,
Lui fait souffrance lorsque , dans l'oubli ,
La notion du temps , si transparente ,
S'allonge auprès d'elle , dans son lit .
MG 09/10/2012
Version live :
Un de mes groupes préférés. Ils nous viennent du Danemark.
La pluie ruisselle sur la vitre , semblant venir de nulle part , pour aller ailleurs , un peu comme le temps qui passe dans ma vie . Les idéaux de mes pensées sont pour l'instant couchés à terre mais ne sont pas morts . Ils se reposent dans une léthargie , certes parfois morne mais il s'agit peut-être du prix à payer pour engendrer du bon . Alors cette pluie se retrouve quelque fois dans mon intérieur , en moi , à me tremper les os , à essayer de me noyer en se mêlant à mes pleurs invisibles .
Mais cette larme qui descend lentement , s'assèchera et je sais que mes soleils renaîtront , je sens même que de temps en temps , elle est de joie et de bonheur pris en pleine poitrine comme si quelqu'un m'enlevait le coeur afin de le guérir et de le remettre en place .
Je sais que je ne resterai pas dans cette prison car des mains tentent déjà de m'ouvrir la porte et y parviennent . Je sais que je ne passerai pas le reste de ma vie dans ce cimetière , terre de zombies , qui n'a rien à m'apporter .
Et puis la pluie , finalement , n'est-elle pas nécessaire à la vie ?
Je sais qu'un jour prochain , je trouverai une terre fertile en choses précieuses ; Je suis déjà sur son chemin . Le soleil m'attend dans l'autre saison , l'autre vie . J'entrevois les étoiles qui brillent autour de moi , qui me guident , qui me tirent vers le haut .
Je ne suis pas sauvé , je me régénère , je prends l'énergie qu'on me donne , mon sang se chauffe à cette flamme .
Vous verrez comment je vais les anéantir ces démons ! Vous verrez comment je vais me jouer de leurs mains crochues qui n'arrivent pas encore à m'attraper , je les éblouirai de toute mon âme !
Cette rage qui n'est qu'un désir de vivre , mais vivre pleinement , est enfouie en moi , mais elle se réveille .
Je n'oublierai jamais mes hiers , mais je verrai enfin des lendemains .
Vivement après ...
MG 06/10/2012
Ô Plume, sous ton tendre soupir, entends-tu les notes qui viennent ?
Egérie caressée par l'encre de ton coeur, j'en inspire tes mots, éternels et silencieux,
Qui pourtant vibrent en moi jusqu'à fasciner mon âme impalpable, mais bien vivante.
Ô Plume, laisse-toi glisser sur mon corps, toi , mon unique magicienne,
A tes mots cajôleurs, s'allie tendrement l'espoir des rêves les plus audacieux,
En effleurant ma peau, où les frissons naissent à la douceur de tes mélodies bouleversantes.
Salomé et Lamiche 30/09/2012
Voyant la solitude enfanter les larmes de mes yeux ,
En rêvant sans désirer , ton regard voit mes failles ,
Forme de vie sans bouger , la flamme sans feu ,
Finit toujours par faire vibrer mes entrailles .
Pour étayer le coeur qui tombait dans l'oubli ,
Les pensées qui allument le soleil de décembre ,
Eclairant mon chemin , et chassant l'asphyxie ,
M'emplissent de cette astre couleur ambre .
Au fond de l'eau , cette main qui me porte ,
Vers la surface , où l'air devenant salvateur ,
En me pénétrant , pourtant me réconforte ,
Et me guide sur les flots de mon intérieur .
Comme une clé sur la serrure de mon coffret ,
Je la tourne , pour voir défiler ma vie ,
J'y ôte mes maux et y dépose mes secrets ,
Où ta main ne saura être un oubli .
MG 29/09/2012
... à Sandrine ...