A(I)MANTS
Aucun mur, aucune barrière pour t'interdire de moi,
Le vide rempli de rien, le blanc se fait juste misère,
Où s'anoblissent encore les coeurs en restant rois,
Et parfaire notre monde sans aucune prière.
Je saigne de vivre, je coule de source en ton lit,
Fleuve en eaux calmes et ainsi trouble l'émoi,
Les instants interminables aux secondes en charpie,
Accouchent des attentes, dans le couloir étroit.
M'offrant toute ton absence dans un univers infini,
Je détiens la clé du voyage immobile en doux silences,
L'âme sur le pont de l'arc-en-ciel, s'envole à l'envi,
En quête du sublime dont l'amour en est l'essence.
Dissociables, le corps et l'esprit en faux jumeaux,
Des amants disloqués, font des aimants rapprochés,
Impérissable osmose, même habillée d'oripeaux,
Respire d'une fusion intemporelle et innée.
MG 13/11/2017





