CITATION 128
Un homme qui pense est un homme qui devient triste. (Roch Carrier 1937-...)
Un homme qui pense est un homme qui devient triste. (Roch Carrier 1937-...)
Perle rare qui souvent , par l'écriture, se prête au jeu,
Un petit bout de plume si léger qui attise ou éteint le feu,
C'est selon, et comme un challenge, un auto défi,
Les mots s'enchaînent, habillant tous sujets à l'envi.
Parler aux choses, leur donner vie, en douceurs de rêves,
S'entourer presque de nouveaux alliés, sans glaive,
Emotions, hommages, objets, tout en dédicace,
L'humour dans toutes ses couleurs par l'audace.
De la langue et de ses règles, de par votre respect,
Tombent les fous et Molière en deviendrait muet,
Anicroche impossible dans le train rapide du verbe,
Lande et prairies où verte est toujours l'herbe.
Comme un envol, comme une senteur envoûtante,
Les yeux pris dans l'engrenage doux, lecture dopante,
L'esprit en voyage dans un monde réel imaginaire,
Force imbattable des coeurs en liaison ne s'empierre.
...à EsMneralda...
MG 03/12/2017
Les gens sont comme les livres...Les uns trompent par leur couverture, les autres surprennent par leur contenu. (Henri Loevenbruck 1972-...)
Toi, passante aux cent soucis, sur mes terres venue,
Prends bien garde que les fesses je ne te botte,
L'indien si paisible, irrité, est devenu,
Et poussant la vilaine intrus dans sa roulotte.
Oh mais ô toi l'indien, comment tu te comportes!
Mes fesses sont un bien qui justifient l'arrêt.
Et si tu les meurtris, j'appelle mon escorte
De ta plume en couleurs elle va faire un béret....
Rapide et rusée ta plume se fait agile,
Cela te sert il pour commettre tes larcins ?
Voleuse de poules qui la nuit se faufile,
Tu prends la mauvaise voie pour gagner ton pain.
J'ai le même discours, l'indien, pour ta gouverne
Les poules je les prends mais pour rester en vie
Si nous parlions plutôt des scalps dans ta giberne
Je vois à ton regard qu'il t'en manque l'envie...
Comme le colon, je te chasse de mes plaines,
Hors d'ici la diseuse de bonne aventure,
La langue de vipère est dans la bohémienne,
Oui, ma lame détacherait ta chevelure.
Je tiens fort à ma peau je reprends donc ma route
Mais je vais te laisser cette prédiction
Que s'enflamment tipis, que ton peuple redoute
Le sombre enfermement, ma malédiction...
NB & MG 01/12/2017
Quel est ce chemin m'isolant de toi sans cesse ?
Un abysse, une falaise, un ravin, me tuent,
Barrière de l'interdit, le mur noir se dresse,
La force du temps ne fait qu'un morne abstenu.
Eternel manque accroché à la solitude,
Engendre mes rêves au delà de l'impensable,
Aux sensuelles pensées, ton pouvoir me dénude,
Sous toutes formes, tu es mon indispensable.
Gestes glissant comme sur du velours, s'allient,
Les regards suaves, et complices en folles épousailles,
Ton nectar si doux, je boirais jusqu'à la lie,
Baisers même effleurés colorent ma grisaille.
Et pourtant, banni de toi, le coeur si docile,
Punition mortelle de l'âme, sans caresses,
Néant de l'injustice, signant mon exil,
C'est à toi que je parle, oui, toi, la tendresse.
MG 24/11/2017
Pour une liberté légitime, mes ailes de feu brillent dans l'incandescence,
Sans rien brûler au passage, les cendres n'existent pas en ce Nous,
M'envolant chaque jour au firmament, l'espace de ta grandeur,
Me berçant toutes les nuits dans l'inconscience de ton âme.
T'aimer à presque voler ton coeur, m'accaparer le flux de ton sang,
Vider tes trop pleins de douleurs dans le fossé de ma route,
Lécher tes blessures, et fondre de mon volcan tes souffrances,
Maudire la mer noyante et rendre au passé tes agonies.
Que ma lumière, désertant le noir, n'éclaire que tes paupières,
S'ouvrant sur l'amour, comme une chrysalide à sa naissance,
A l'apogée d'un monde sans détours, aux lendemains vivants,
Rêve réel et folie consciente des innombrables voeux.
L'immense écart, territoire réduit à néant, sans aucune peur,
En désert, plaine ou autre océan ne m'arrêtera jamais,
Aux éléments contraires, je me procurerai l'ultime divin,
Caressant tes idéaux, intemporel zénith qui vaincra.
3 superbes compos de Dave Mustaine sur le 2ème album du groupe.
Où les envies sont les désirs, les voeux s'entendent en requiem,
A la conquête du néant, le cri sourd des âmes en péril,
Résonne en vain contre les murs aux douleurs d'asile,
Et les perles lacrymales nourrissent les chrysanthèmes.
En partance pour l'exil, au royaume des ténèbres,
Le coeur s'oriente peu à peu vers les horizons perdus,
Martyre, que la raison folle décapite et met à nu,
Avant de le jeter en pâture aux jours funèbres.
Conscients, les rêves survivent et survivent encore,
Sur le fil du temps, droits, avant leur mise à mort,
L'honneur en fragrance ose même donner plénitude.
Trahis par la vie et son bourreau, lame tranchante,
Ne restera dans l'éternité qu'une seule certitude,
Les regrets, vains, force de l'amour immunisante.
MG 18/11/2017
Un regard de loin, perçant, et ne résistent mes mystères,
Seuls les coeurs vrais se font vision précise,
Le miroir révélateur te fait vivre mon réel imaginaire,
Paradoxe de sang et de pierre que tes mots aiguisent.
Les écorchés blancs, dans le noir, pansent leurs blessures,
L'encre ne s'arrime pas comme l'ancre, elle s'échappe,
En voyages incontrôlés et même en vomissures,
Où tout s'enfuit, tout revient et tout s'attrape.
Lire ce livre à cent pages, voir cette vie sans pages,
Toi qui déchiffre le manuscrit de mes souffrances,
Témoin pourtant absent apaisant le carnage,
Ta force, en alliée, se fait en évidences.
Les liens de mon monde avec et sans accrocs,
Une ligne où, en équilibriste, tu vis,
Aux murs de l'intemporel peuvent faire écho,
Les mots, les cordes vocales finalement sans un cri.
...à Emma...
MG 17/11/2017