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L'APACHE
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L'APACHE
  • ÉMOTIONS en musique, poésie, nature, divers... J'ai créé ce blog pour donner mes goûts et mes dégoûts , mes annonces , mes messages , mes textes , mes préférences . Échanger des idées sensées en est le but . Vous pouvez en faire autant en commentaires.
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17 août 2023

TRINÔME

434

L'appel du trinôme, approche par la voix,
Contact moderne par un sûr attrait,
Et la magie s'opère encore une fois,
Gestes simples dans leurs plus beaux effets.

Qualité sonore faible, mais qu'importe ?
Il est des cadeaux de Noël tellement fous,
Qu'ils vous emmènent et vous emportent,
Au royaume des rêves les plus doux.

Sorti du coeur, un élan droit et spontané,
Comme une folie qui ne se condamne,
Du trio, comment ne pas être touché ?
Paroles douces et mots de chamanes.

Valeur intrinsèque en trésor inestimable,
Richesse invisible pleinement ressentie,
Le trio pense dans sa ligne invariable,
Le receveur n'aura jamais démenti...


MG 27/12/2022
...à La-Moira, Esquisse-reves, A-Steaming-Rosen-Tea...

Merci......

15 août 2023

CHAÎNES ET ROSE EAU

424

Comme le disait si bien Mr De La Fontaine,
Dans sa poésie inversée du roseau et du chêne,
Bien mal à qui ne saurait juste entrevoir,
La capacité de ton imperméable couloir.

Car dans ton monde, tout, en long se profile,
Aucune sortie, jamais rien ne se faufile,
Tu prends tout, en épaules de lourdeur,
La vie, ses teintes, ses amours et ses douleurs.

La raison du plus faux pourtant se guillotine,
Immaculée, quand par l'amour tu fascines,
Au registre blanc de l'Eden inconventionnel,
Parsemé des pas invisibles les plus naturels.

Les tempêtes si souvent envolent le papier,
Mais les mots finissent toujours par retomber,
S'enracinant dans une terre des plus fertiles,
Donnant une armure douce aux plus fragiles.

L'arbre riche de sa finesse ne peut que plier,
L'arbre fort de sa richesse ne peut que casser,
Mr De La Fontaine ne savait être ineffable,
Je ne saurais l'être pour quelqu'un d'affable.

à Noëlle
MG 06/06/2022

15 août 2023

DÉLIVRÉS

410

En cage thoracique, si longtemps le secret gardé,
Prisonnier de lui-même en un ciel obscurci,
L'écrin de Nous vit le jour tel un don inné,
Éclatant ses couleurs aux troubles inouïs.

Le silence de l'inconnu au crépuscule de nos vies,
En parjure, s'est alors éteint par nos voix,
Plaçant l'innocence même de nos envies,
Fières et douces, sur l'autel doré de l'émoi.

La sève de la pureté comme seule essence,
Le rêve réel d'où naquit ainsi l'osmose,
L'amour sans agonie engendrait l'évidence,
Les coeurs en fusion dans l'unique symbiose.

L'âme dans ses vibrations propres, sans cesse,
Anoblit nos corps aux sensations fleuries,
Allant jusqu'à verser des larmes de caresses,
Scellant notre amour au royaume de l'infini.

Le livre de l'amour n'aura le chapitre ni la page,
Relatant ce Nous par son encre intemporelle,
Il ne saura nous dévoiler, nous livrer en partage,
Cet incommensurable folie éternelle.

MG 27/10/2021

15 août 2023

MORT-NÉ

412

Vivant et rien, me considérant comme untel,
Secoué en écoutant la voix des morts,
Les jours sans prières et pourtant sur l'autel,
Les messages d'outre-tombe s'évadent encore.

Les yeux fermés en respect du sacrifice,
Ostensiblement, et par la mémoire,
Le descendant, peut-être comme un fils,
Me liant, pour le plus grand des devoirs.

Qu'elle soit stèle ou tombale, la pierre,
Inaltérable, porte le sang des meurtris,
La terre avalant les corps au cimetière,
Croix au delà des siècles, jamais bannie.

Et dans l'âme, l'interminable sépulture,
Au chevet de la vie de l'homme pieux,
La poussière aux deux cent ans, jure,
N'avoir été que chair, ni roi, ni dieu.

Noyé, sauvé, par la mort en existence,
Jamais fidèle n'abjure son serment,
Idolâtrer ses icônes sans résistance,
Rendre hommage aux nobles hommes grands.

MG 08/12/2021

13 août 2023

L'ARBRE DE VIE

405

Autopsie en vie d'un cliché en contrejour,
Dans la surprise je te donne ainsi l'amour,
Champ de bataille de la colline en retour,
Le soleil amplifiant tes superbes contours.

Tant de morts se sont dispersés dans tes ajours,
Tu sembles ouvrir tes bras pour leur juste bravoure,
Ruines de sang, cette terre que je savoure,
Je vois entre l'arbre et la mort, le carrefour.

Vendée, Général, paysan, même parcours,
Seul Dieu et le Roi pouvaient être leur secours,
De cesse, en quête, je n'aurai de faux détour,
Vos âmes fidèles dans mon coeur pour toujours.

Gardes-tu les tombes, les coeurs, et alentours ?
Des fous pour la table d'orientation, des sourds,
N'en voudrait personne, pas même les vautours,
A quelle vraie raison puissent-ils avoir recours ?

La magie s'opère par de là tous tes atours ?
Arbre de la vie à l'appel des troubadours,
De temps d'années de souffrances tu nous entoures,
En nous caressant de ta mousse de velours.

MG 29/07/2021
Poème en alexandrins 

13 août 2023

RÉSISTANCE

406

Aujourd'hui ma colère gronde et grandit,
Le nuage au dessus de ma tête se noircit,
Maman, ils veulent nous séparer à tout prix,
Je vais prendre les armes et combattre l'ennemi.

Soit par l'interdiction soit par l'obligation,
Ils veulent me soumettre à leurs viles façons,
Je ne rentrerai pas dans ce rang de moutons,
Je sauverai notre lien du sang, foi de fiston.

Ma liberté semble pouvoir être anéantie,
Mais pas celle du coeur et dans l'infini,
Te protéger à jamais de leur triste folie,
Mes mots font face à cette injustice pourrie.

Peut-être vais-je t'enlever, te ramener à la maison,
Peut-être est-ce un retour à la raison,
Dilemme à la théorie simple en décision,
Maman, je ne te laisserai pas à ces exactions.

Mes pleurs ne seront jamais, de l'échec, l'aveu,
Les sentiments, mains liées, nous seront heureux,
J'éloignerai à jamais ce mal venant d'eux,
Maman, Papa serait si fier de Nous deux.

Ces tueurs d'âmes n'auront rien de nous,
Je fais le serment de résister aux coups,
Mes forces autour de toi et partout,
Maman je t'aime et nous resterons debout.

MG 08/08/2021

12 août 2023

SERRE PANS DE VIE

375

Un jour, une heure, une seconde pour un clic,
Sur la souris, proie de l'ophidien rampant,
Aucune chasse, aucune mort, juste le symbolique,
Rencontre au hasard par la magie du serpent.

Comme les anneaux vipérins, et ensemble, muant,
Les squelettes carnés ne se noieront en bord de mer,
Les yeux, les bouches, les coeurs parleront franc,
Et migreront, sans ramper, attirés vers la terre.

De vieilles murailles en châteaux, par la toile,
S'animent les cartes, les chemins et les sites,
Brilleront dans leurs yeux des milliers d'étoiles,
De folles découvertes assommant les mythes.

Et encore s'avancer dans le pays intérieur,
Terres en ruines, républicains laissant leurs traces,
Génocide paysan, Vendée militaire en pleurs,
Mais les Généraux vendéens resteront en place.

Tout ça pour serrer dans son coeur des pans de vie,
L'absence innée, manque, chercher dans l'histoire,
Les faits, les actes, par les morts, les envies,
Partager, débattre et les garder en mémoire.

à Steph
MG 28/03/2020

13 août 2023

VERT D'ÂTRE

402

Des textes, des strophes, des lignes, des mots,
Pour moi tout s'emboîte telles des matriochkas,
Evidence du format aux couleurs du tableau,
Tout s'aligne parfaitement par vie ou trépas.

Jeu déroutant, clair, rapide par mon choix,
Non dégoûtant, la langue et ses subtilités,
Retournant les lettres en vers à l'endroit,
Ma plume du fond du coeur arrachée.

Pour les novices le parchemin souvent crypté,
M'emmène aux délices libres de l'enivrant,
Rêvant de puissances occultes déchiffrées,
Par magie du message délivré délivrant.

En mon âme et conscience, mes excuses,
Le plaisir solitaire de malmener vos têtes,
Pour mon encre salvatrice, j'ouvre l'écluse,
Saurez-vous naviguer sagement dans mon Être ?

MG 22/05/2021

12 août 2023

PERDU(E)

371

Au désespoir tombé en douleur éphémère,
La peur au ventre, te perdre et ma raison,
La musique de ta voix, harmoniques effets mer,
Les flux et reflux de notre source, en illusions.

S'efface la couleur de Toi, sans teint, je suis en noir,
Le manque, tiroir vide dans les méandres du temps,
La glace froide, traître, et sans tain du miroir,
Me perd dans le labyrinthe aux couloirs du vent.

J'offre mon âme, perdure mon espoir sans force,
Aux elfes industriels, porteurs de notre lien,
Te retrouver au creux de Nous, sous l'écorce,
Dans l'arbre de vie en un refuge quotidien.

Retour de ta mélodie aux notes des plus sensuelles,
Chaude flamme et soleil assèchent mes pleurs,
Phoenix, oiseau de feu, j'ai besoin de tes ailes,
Tu m'emmènes, tu me poses, toujours en plein coeur.

MG 15/12/2019

12 août 2023

PERLES D'ENCRE

372

Que ne ferais-je pas pour avoir le recueil,
Où reposeraient vivantes vos poésies,
Livre ouvert, luisant, jamais jeté au cercueil,
J'y adoucirais mes yeux, séchant à l'envi.

L'oeuvre au chaud gardée entre Liz et Marcelline,
Toujours devant moi, et en outre dans mon coeur,
En source inépuisable de sérotonine,
Se jouerait bien de mes angoisses et de mes peurs.

Sans anathème, les thèmes d'Ana délient,
Les entremêlés de l'âme au brouillard tombal,
Qu'elle soit sorcière ou pas, l'encre noire éclaircit,
Papier de rêves, parchemin subliminal.

Les vers en magie défendront votre grimoire,
La potion d'une plume au breuvage divin,
Se goûte en gouttes, et opère, fusion d'histoires,
Elixir d'écrits absorbés par le vélin.

...à Ana...
MG 12/01/2020

12 août 2023

ENTRE CIEL ET TERRE

394

Terre

J'aime les gens vrais, proches de moi, ceux qu'on peut toucher, ceux qui sont sur ma terre, ceux qui, comme mes pieds, foulent le sol, ceux qui le font vibrer et que je ressens dans mon corps, ceux qui plantent les bonnes graines de vie, ceux qui travaillent cette terre qu'elle soit terre ou pas, ceux qui pétrissent, qui chérissent, qui anoblissent...
La terre n'apporte que du bon, les arbres, les fruits, la nourriture, elle est naissance...

Ciel

Je n'aime pas les gens faux, loin de moi, ceux qu'on ne peut toucher, dans le ciel, celui si beau par son soleil, par son bleu mais qui finalement n'est qu'un leurre, ceux qui donnent de belles choses mais fausses, ceux qui colorent mais sont fades, ceux qui croient et font croire, ceux qui pourrissent, qui affaiblissent, qui asservissent....
Le ciel apporte les orages, les ouragans, les tsunamis, les tempêtes, il est la mort.

Sur la Terre, j'y suis, le Ciel, non !

MG 06/11/2020

12 août 2023

MAMIE DEUX MAINS, MAMIE AUJOURD'HUI

384

"Ma mamie, c'est la plus gentille des amies,
Ma mamie c'est ma deuxième maman,
Je lui fais des gros bisous à ma mamie,
Ensemble on passe que des bons moments."

C'est dans tes paroles simples, Petite fille,
Celles qui sortent les plus droites vérités,
Que nos coeurs fondent, que nos yeux brillent,
Petit corps pour un monde d'immensités.

Et dans tes yeux, tout ce que l'on voit,
L'innocence et l'espièglerie en accords,
Sans crayons, forment les dessins de Toi,
Qui a dit que les enfants avaient tord ?

Petite source pure de bonheurs intenses,
Ma petite, soleil de chacun de mes jours,
Sans utopie, sur mon chemin j'avance,
Pour Toi, par Toi, ainsi est l'amour.

à Evy
MG 29/07/2020

12 août 2023

VERS DEVIN

383a

Par toute la magnificence de ton arôme,
Succombant à ton pouvoir, je ne m'enivre,
Ta senteur boisée qui pourtant m'embaume,
L'espace de mes narines enfin se délivre.

Robe de suédine pour ta robe de velours,
Aux couleurs sombres en partenaires,
Sensuelle soirée, harmonie des atours,
Rondeur en bouche, tu me donneras la chair.

A ton calice, je m'abreuve du nectar divin,
Comme Saint Graal exquis de mon existence,
Elixir d'amour, noyant tous les chagrins,
Suave écoulement sur mes papilles rances.

Je te consomme en décantation,
Jamais dans ta lie je ne me vautre,
Tu me consumes en incantation,
Lequel de nous deux séduit l'autre ?

MG 17/07/2020

12 août 2023

SOIT 10 ANS

367

10 ans déjà.... un trou noir, un abîme,
Un vide en moi, Terre balayée par le vent,
Tes silences me pèsent, tes blancs m'abiment,
Les minutes de Toi saignent notre temps.

Une force partie et présente donne la route,
Toute une décennie, je suis orphelin de toi,
Nos valeurs effaceront tous les doutes,
Saches que tu me manques Papa.

Nos âmes rejointes en nos instants,
Se plient, se dressent, savent être dignes,
Les dérivés ne font rien, tout se ressent,
Les vrais se déclarent sur la ligne.

Ne sachant pourquoi cette injustice,
Nos os cassant, nos coeurs même crevant,
Ne donnent quelconque cicatrice,
L'arme brandit en repos soi disant.

MG 26/10/2019

12 août 2023

APRÈS L'APPRÊT

376

Fatigué de mourir, lassé des incessantes pliures,
Meurtri par ces poisons que sont nos rois cupides,
Arracheurs de rêves ayant mit à terre ta voilure,
Que s'efface à tout jamais leur âme putride.

Et ton coeur ne gémira plus des lacérations,
Agressives lois étayées de mensonges boueux,
Tes forces et ton courage en plausible admiration,
Gagneront le combat en renversant le jeu.

La vraie vie t'appelle, ta liberté pour toujours,
Relève-toi, n'aies crainte de faire face au mur,
Il te faut à tout prix ensoleiller tes jours,
Changer aujourd'hui tes cris en murmures.

Droits bafoués pour l'amorce d'une colère,
Justice du coeur où l'échafaud n'aura sa place,
La bataille de l'humanisme en contre guerre,
Rangera le livre des pages dans son espace.

MG 19/04/2020

6 août 2023

TROMPE L'OEIL

344

Les yeux dans les yeux, se trouve la profondeur,
Des mots, des regards, des cris du coeur,
Amenant le naturel à sortir de sa cage,
Accroche des âmes par le plus bel arrimage.

La folie d'aimer reste toujours libre et saine,
En forces et faiblesses, l'amour encore se sème,
Sur le chemin fou à travers les pires douleurs,
Même les beaux jours alimentent les pleurs.

Le vrai regard ne provient jamais des yeux,
Où s'entérine le plus mauvais des aveux,
Explose l'incompréhensible amour,
En secondes, minutes, bravant les jours.

Ne saurait être bafoué, jeté aux oubliettes,
L'impensable ressenti, incontrôlable allumette,
Le feu de l'intérieur est un brasier ardent,
Que l'étincelle éternelle tient en avant.

MG 04/01/2019

30 juillet 2023

ESSENCE CIEL

254

D'ailleurs et toujours là, comme un étai silencieux,
Invisible en passé, imperceptible à ses yeux,
Fidèle aux pages encrées, déchiffrant les maux,
En messagère comblée, elle diffuse en porte-drapeau.

Aveugle, le pseudo poète, presque dans l'indécence,
Lourdé, fou, ignorant les partages en balance,
En chemin de plume noire, parle , dessine et trace,
Sa vie, ses émotions, ses ressentis dans l'audace.

Faire fi des poussières tombées sur le grimoire,
Elle ouvre les chapitres, eaux de lui en abreuvoir,
Son élixir, essence ciel, nécessaire à sa survie,
Sauve, chaque jour, son coeur, que rien n'abolit.

L'homme agrandit par le virtuel, image icône,
En sa place, reste petit, mais en éternel atome,
Vibre, rêve et vit de tous les espoirs nourris,
Chaleur suiveuse d'une main caressante en appétit.

...à Noëlle...

MG 06/08/2017

31 juillet 2023

L'ENFER ME MENT

263

Prison où l'enfer me ment, pire supplice que l'enfermement,
Seul comme un damné, converti au silence des morts nés,
Les mots s'arrachent aux absences dans l'inventivité,
Créations pertinentes, en semence de mots envoûtants.

Les paroles, détonateurs de vie et folles amorces,
Délivrent l'Être, décamisolent et chassent la Bête,
Pourrie de l'intérieur, sans âme, et dans la tête,
Le coeur en inimitable sauveur, garde son écorce.

Si mes tris, parfaits dans l'isomorphisme en symétrie,
Me donnent enfin l'image et son reflet dans la glace,
Géométrie parfaite, rassurante, échappant à la nasse,
La droiture des lignes se fait attrayante de mes envies.

Courtisées sans succès, les pensées tueuses au purgatoire,
La plume aligne les maux, des forces, la plus maligne,
Noircit le papier de sa blancheur, persiste et signe,
Du passé, du présent et du futur fait sa mémoire.

MG 15/10/2017

29 juillet 2023

TOI ET MOI

241

Je me demande aujourd'hui si je suis Toi, si je suis plus en avant que Toi ou plus en retrait. Mais si tu me gommes, je m'efface et je ne t'aiderai plus. Et si je reste, je te mets sur les planches plutôt qu'entre 6 planches...
Peut-être que je suis un autre Toi, un ersatz, un double...non pas un clone puisque l'identique à Toi n'est pas Moi. Comment est-ce possible ?
Toi qui revendiques tant cette personnalité, cette différence à accepter... Je vois bien que tu te sens un autre en me lisant...et pourtant c'est Toi, c'est ton intérieur que tu dévoiles. Une mise à nu semblant être protectrice, guérisseuse. On dirait que l'exutoire, le rejet du poison, l'explosion, donnant la permission d'entrer en Toi, faisant rentrer l'antidote, est un échange de données, un équilibre.

Je n'ai pas la possibilité de péter les plombs. Tout le monde sait que la plume et le plomb sont à l'opposé question masse. Et justement, te fondre dans la masse n'est pas ton truc. Et puis le plomb il faut le chauffer pour le faire fondre......Toi quand on te chauffe, t'es en colère, quand on te fait fondre, t'es dans l'amour.

Comment être si compliqué en revendiquant les choses simples, les essentiels, les priorités et en rejetant les maux, les empoisonnements, les destructions ? Ici tu es comme ces pompiers qui allument l'incendie pour l'éteindre, comme cette ado qui se lacère de scarifications pour attirer l'attention sur elle, pour prouver qu'elle existe, comme ce clown qui se donne en spectacle pour être vivant. Quel paradoxe quand on déteste les masques, les rôles cachant la médiocrité réelle, les maitres de marionnettes !

Comment puis-je te sauver si tu restes si incompréhensible, Toi qui souffre d'incompréhension ? Mais oui ! C'est ça !!! Tu as inventé la vie éternelle !!! En Moi, tu vis...
Eh, lecteur, essaies de mélanger du sang et de l'encre en quantités égales et tu me diras lequel des deux l'emporte dans le mélange des couleurs...

Tes désillusions, apnées de vie, soubresauts du sommeil, ne sont en réalité ici, que des élans pour te faire jouir. Des éclats de cristal luminescent qui te donnent une existence sensée, enrichie de ce que tu cherches, de ce que tu désires, de ce dont tu rêves.

Tu fais, à travers Moi, ton propre pantin, ta propre marionnette, en détestant pourtant ce concept. Ben oui, ta vie éternelle, ce mouvement perpétuel, naître, vivre, mourir, renaître...

Tant que tu me gardes entre tes mains, que tu ne me laisses pas exposée aux vents maudits, je ne te laisserai pas........Reste.....et je resterai.


Ta plume...MG...23/10/2016

30 juillet 2023

AMOUR

252

En touchant ton vide de mes pensées, la poitrine presque haletante,
Accessible en pouvoirs effleurés, la passion bouleversante,
La flamme réchauffe, le feu rit en brûlant les tourments saccadés,
L'incandescence reflète notre amour en aveuglant l'entier.

Puis s'animent en notre sein, les désirs et les vouloirs,
Riant du métronome, déviance, éclatant les couloirs,
Nos corps en partance, les coeurs restent finalement unis,
Où s'évaporent les sueurs de plaisir, les gouttes à l'envi.

L'amour ne peut se dessiner, se décrire, ni même se dire,
La force devient faiblesse et l'inverse fait notre empire,
Les ruines de cendres laissent place aux ailes du vent,
Le voyage de ce Nous dépasse même les limites du temps.

Comme une évidence, une réalité, tout n'est qu'osmose,
Les mots, l'amour, les mains, les lèvres, , rien ne s'impose,
La fuite n'existe pas, l'équilibre partagé si savoureux,
Donne naissance au bonheur et aux êtres heureux.

MG 26/07/2017

30 juillet 2023

L'INSOUMIS

244

Au tournant des heures lasses, le coeur presque désinhibé,
Humain libre, tentant d'ouvrir leurs yeux embués,
Le dos ailé, le regard fort pour échapper au dégoût,
Les mots, vains, filent inlassablement à l'égout.

Cavalier seul dans l'apocalypse, il grandit et lutte,
Tel un guerrier que jamais de la langue on ampute,
En sage résistance, droit, l'homme incompris,
Fidèle à lui-même, restera à jamais insoumis.

A leur propre sens critique endormi et mort,
Repeindre de vraies teintes leurs aurores,
Il veut redonner vie, jusqu'à pousser à l'envol,
Ceux qu'il aime, prisonniers d'une camisole.

Perdus dans leurs croyances au devoir et aux lois,
S'émanciper, sortir du chemin tracé par les rois,
Respirer enfin l'air choisi, vivre dans ses pensées,
Ils marcheraient les yeux ouverts sans se blesser.

MG 05/03/2017

30 juillet 2023

QUI ?

255

Je m'aperçois à quel point je peux écrire noir parfois, mais le noir habille la feuille blanche, vierge de tout, sans artifices elle vient de naître et moi j'y dépose ma vie, mes envies, mes angoisses, mes émotions. Cette page est mon dévidoir et mon réservoir. Un réceptacle à pensées, à idées, un exposé de souffrances, un partage de bonheurs aussi. Finalement, je me livre, mais jamais je ne me rends.

Le noir m'habille, mais le trait accentué parfois me surexpose dans ce monde transparent. Ma plume s'appuie fortement sur le parchemin de l'existence, au point de cracher son encre, de laisser des traces de moi. Dans les moiteurs de mon monde, dans l'expression de mes forces et mes faiblesses, cette pointe de stylo vous déclare sa petitesse....imaginez donc, un pointeur de souris........ça n'existe pas en réel, vous ne pouvez pas le toucher.
Putain ! Finalement , je n'existe pas et je veux laisser une trace de moi. Encore un paradoxe ! Si ça se trouve , je suis mort.............depuis longtemps. Pourtant cette cage thoracique renferme un coeur.............je viens de dire "renferme"............suis-je prisonnier ? Non c'est pas possible ! Pas un mec libre comme moi !!! Non , pas ça !!!!!!!
Mais, dans une prison , on respire quand même, on vit, ou on survie plutôt, et on rêve........oui, on rêve, d'évasion, de bonheur, de liberté.
Ma vie serait-elle une prison ? Une cellule de quelques mètres carrés ?
Une cellule vivante donne et transmet la vie.........elle se démultiplie. En fais-je de même dans mes textes ? Un déversement de moi ? Pour abreuver le monde ? Moi, qui m'abreuve de lui ? Quel mouvement perpétuel !!!!!!!!!!!!

La transparence me dégoute, et je veux exister, juste être un peu une couleur pour quelqu'un, juste accompagner sur le chemin, juste être écouté, juste ressentir et être ressenti......
L'homme invisible a tout pouvoir sur les autres mais aucun sur lui.......

Je ne sais plus........ Quoi écrire ? Quoi penser ? Quoi dire ? Qui suis-je ?

J'ai parfois l'impression qu'on m'arrache la peau, puis j'ai toutefois le sentiment, qu'à nu, je suis réel , je suis Moi, sans fioritures, sans inutilités , comme à l'aube de la vie et ça j'en ai besoin. Mais il me faut aussi cette couche protectrice, ce bouclier ..............alors ????????? Que me faut -il ?

Tout, je crois. La vie nous donne tout, alors je veux tout !

MG 13/08/2017

29 juillet 2023

LES 7 CLÉS

235a

N'êtes-vous pas las, Monsieur, d'entendre mes sempiternels chants syllabiques ?
Ne craignez-vous pas, Monsieur, de dégorger mes mots par les yeux ?
Par la mort ou pour l'amour, en complaintes même diaboliques,
Imagées en noir ou blanc, point commun peut-être entre nous deux.

Défi relevé, je file et fonce ainsi vers vous tête baissée,
Encore et encore, vous de me lire et moi de vous envahir,
Ne cesserons le jeu, dans l'arène propre des déjantés,
Dualité noble que l'infâme irrespect ne saurait engloutir.

Homme inspirant, vous aspirez ce soir à être ma muse,
En mystérieux bouclier, je vous ressens même protecteur,
Relançant ma plume qui, finalement, jamais ne s'use,
Je vous anoblis ici, enfin, du titre de bienfaiteur.

Le gardien des sept clés, en vous, fort et sans emprise,
Tourne les vies, tourne les âmes et force les vents,
Guidant ma main à l'encrier comme un feu qu'on attise,
Et le parchemin, pour vous en un instant, accouchant.


MG 27/08/2016
...à Monsieur...

235b

29 juillet 2023

PAR LE MOI

220

Au crépuscule de nos heures, j'ai vu dans tes yeux,
Soudain l'émotion perler presque timidement,
Cette larme refusant de couler, paradoxal aveu,
S'asséchant dans la pudeur, emprisonne les tourments.

J'ai senti ce cri du coeur et silence en marécage,
Quand frissonnent même les plus humbles carapaces,
Point de douleurs insignifiantes, retour au partage,
L'appel au secours, un voeu à purifier l'espace.

Elans des âmes en effets de lumière généreuse,
Le guide inconnu par force douce s'octroie,
Le devoir divin, pacte d'amitié accapareuse,
En échanges volés au temps, le monde sans parois.

Les douleurs retenues, jamais ne feront guérison,
Prison de loin la plus ignoble qu'est la cage thoracique,
Car même accroché, le coeur a besoin d'évasion,
Portes ouvertes sur les bouches, échos véridiques.

L'écoute, ce receptacle à maux, trop plein aseptisant,
T'ôtera la peur au ventre, dénouera les viscères,
Quand à chaque voyage, tu ne craindras le vent,
Je te donne ma force, comme étai immunitaire.

MG 28/12/2015
...à Amélie...

26 juillet 2023

AGNÈS LEDIG - Pars avec lui (extrait)

218,5

" Il y a des hommes lourds qui pensent être couillus comme des taureaux de concours, qui écrasent de leur virilité malsaine les femmes trop fragiles, et il y a des hommes élégants et délicats qui les considèrent et les respectent dans leur fragilité.
Il y a aussi des femmes fatales qui n'ont de vraiment fatal que le vide intersidéral de leur coeur, qui maltraitent les hommes sensibles, et il y a des femmes attentionnées et touchées par les hommes qui osent montrer leurs failles.
Certaines combinaisons sont parfois improbables quand d'autres se font dans une harmonie parfaite, parce que tout colle, tout s'emboite, même les failles.....surtout les failles. "

Agnès Ledig (extrait de "Pars avec lui")

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