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L'APACHE
  • ÉMOTIONS en musique, poésie, nature, divers... J'ai créé ce blog pour donner mes goûts et mes dégoûts , mes annonces , mes messages , mes textes , mes préférences . Échanger des idées sensées en est le but . Vous pouvez en faire autant en commentaires.
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26 juillet 2023

DÉCENNIE

214

Au fil des jours, se découvrir les vrais lendemains,
Et lorsque qu'enfin une main sur l'épaule,
Délivre la pureté d'une âme qui en son sein,
Sortira les mauvais acteurs de leur rôle.

Les heures côte à côte finalement diluées,
En instants de souvenirs et de pleines forces,
Finissent toujours par donner et même caresser,
Cette peau douce qui peut se faire écorce.

Nos coeurs à l'extrême parfois exsangues,
Se régénèrent dans les monts et les folies,
Ne se noieront même si nos corps tanguent,
Toi et moi, dans l'âme, à jamais, assortis.

Je sais et je vis les raisons de cette osmose,
Où les Êtres ne font plus qu'un dans la pensée,
Au gré des vies qui même nous opposent,
Nos paradoxes peuvent à présent se jumeler.

Aux sentiments qui jamais ne porteront l'opprobre,
Faisons fi et bannissons tous les coups,
Nous ferons des printemps de tous les octobres,
Juste notre amitié, entière et sans verrous.

MG 05/06/2015
...à FT...

23 juillet 2023

INSÉPARABLES

140

Acteur d'un évènement peu ordinaire et qui pourtant parait si banal de nos jours, un virage se dessine encore, mais il est nécessaire . Un mal pour un bien . Une mort pour une vie ...
La mort fait peur mais elle attire bon nombre de gens et repousse les autres . Je pense que pour aimer la vie , il faut aimer la mort . Il faut la combattre et donc la regarder en face comme la vie d'ailleurs parce qu'elles sont soeurs et inséparables .
Je me dit que finalement si je n'ai pas peur de parler de la mort parfois , c'est que j'aime la vie ... Oui , je vois tout . Parfois je vois le déclin , la descente aux enfers , la mort et puis je vois aussi la vie et toutes ses magnificences .
Alors forcément , parler de la vie , implique de parler de la mort .
Bien sûr que je suis plus souvent dans la couleur de la vie , de l'espoir , de l'avenir , du bon , du beau , du bien , mais parfois arrivent des faiblesses et des coups de blues . C'est d'ailleurs , ce qui rend plus fort , la remontée et les gens qui m'aident , même sans le savoir .

Je pense quand même que j'aime la vie , j'aime les gens , j'aime l'amour , j'aime l'amitié , j'aime les choses fortes , extrêmes . J'aime rêver , j'aime ressentir , j'aime vibrer , quitte à en pleurer de joie ... Bon dieu , oui , je veux vivre des passions , des frissons , des amours , des folies !

J'avais pendant un moment , dans l'idée que je ne vivrai plus qu'en attendant la mort . Aujourd'hui , j'en ai décidé autrement , je m'accroche à ce fil qui m'empêche de tomber , et je bombe le torse , je serre les dents , et je marche , je ne stagne plus . J'y vais ... Je ne sais où mais j'y vais .

J'ai encore des choses à vivre , je ne sais lesquelles , même si en ce moment , je vis quelque chose d'extraordinaire et d'impensable , qui me tient non seulement debout mais qui m'anime . Je ne suis plus ce corps qui se ramollit à chaque coup dur , je suis de chair et de sang et je vis .

Oh j'ai la tête sur les épaules , et je ne me prends pas non plus pour ce que je ne suis pas . Je voulais juste dire que la noirceur , qui quelquefois m'habille , contrairement aux apparences , n'est pas la couleur de mon coeur .

Je m'aperçois que je parle encore de moi !! Moi qui souhaite tant de bonheur à mes semblables . Est-ce une forme d'égoïsme , d'égocentrisme ?
Je pencherai plutôt pour une thérapie , une aide personnelle et une sorte d'analyse antidote .

Je crois que que je déteste les choses détestables et que j'aime les choses bonnes ....

MG 23/01/2013

24 juillet 2023

CHANTS D'ELLE

192

Comme sortant soudainement de son silence,
Le regard chaque jour sur la danse macabre,
Où l'encre noire pourtant demande audience,
Elle pose une bougie au candélabre.

Et tourne encore la plume en abreuvant,
Les cristallins semblant presque à l'affût,
Dans ses douleurs et derrière elle, laissant,
Des lambeaux de tristesse suspendus.

Elle dépose les douceurs en son autel,
Sans bruit, sans force et sans impudence,
Juste des mots comme une passerelle,
N'y trouveront finalement que l'absence.

Les ailes de l'ange gardien envolent,
Mais sous terre reste caché le démon,
Comme une bête sauvage que l'on affole,
Faut-il qu'un jour il implore le pardon ?

MG 18/05/2014

...à Laetitia...

23 juillet 2023

L'ENVIE

166

Comme une évidence sortie du tiroir de la vie,
L'image apparait, propre, même pas jaunie,
Le manque invisible pourtant bien présent,
Accompagne les jours en déroulant le temps.

L'envie, si simple, n'est pas où on la cherche,
Soigneuse de coeur, en colmatant la brèche,
Besoin d'un petit rien dans l'envie de tout,
Le temps s'arrête et n'assène plus les coups.

Un cri du coeur en corps à corps complice,
Des yeux et des mains caressant le lisse,
La bataille enfin gagnée contre l'absence,
Gouttes lacrymales perlant dans le silence.

Juste un geste commun, passion partagée,
Les bras serrés contre une âme en apnée,
L'envol des pensées au dessus des fous,
Se moque du reste et pose son atout.

MG 30/06/2013

23 juillet 2023

CONFIDENCES

165

Au fil de la vie s'abattent les douleurs,
Acharnées, sournoises et cruelles,
Dans le silence vivent aussi les peurs,
Là où le coeur baigne dans leur fiel .

Le bois prend corps et prend âme,
Dans les ouïes raisonnent les fièvres,
Faisant face à la traitresse lame,
Inoculant le sérum du rêve .

Et les mains traduisent les maux,
Les notes se glissent dans l'histoire,
Seules paroles du coeur en lambeaux,
Lettre de la souffrance au désespoir .

Rien en pâture, tout en confidences,
L'instrument vibre des émotions,
En jouant, le mal tire sa révérence,
L'ami de toujours... une guérison .

MG 29/06/2013

23 juillet 2023

UNE NUIT, MILLE JOURS

157

La vie a faim de toi petite fille, à l'aube du temps,
Accroche-toi au lien velouté de ton amour,
Elle t'attend et te tend les bras à chaque instant,
Il n'y a rien d'autre, rien d'autre que les jours .

Ton souffle tiède, doux tourbillon à la poussière d'or,
Anéantira les bras froids aux griffes acérées,
Après tes larmes naitront les plus belles aurores,
Et la pénombre échouera, retombant à tes pieds .

Le jeu de cartes, au ciel, soigneusement étalé,
D'où la dame de coeur brille de tout son éclat,
Femme aux yeux d'amande, continue à rêver,
La vie n'est pas un jeu, simplement des pas .

Paupières lourdes,usées et lassées des pierres,
Jetées dans la mer de tes envies, immondes remous,
A force du temps, un jour sorties du cimetière,
Des remparts solides, elles construiront un tout .

MG 27/04/2013

18 juillet 2023

OMBRE ET LUMIÈRE

84

Ôte ces haillons , que ta vie fasse peau neuve ,
Va embrasser tes soleils qui cicatrisent ,
Des sordides râles , ta vie sera veuve ,
La caresse des voix sublimes qui t'irisent .

Je suis la déesse du château de verre ,
Celle qui joue avec les invisibles amants ,
Aux images qui tournoient dans ta sphère ,
Te murmurant les impossibles moments .

La lueur d'une ombre à ta fenêtre ,
Si troublante à tes yeux écarquillés ,
Déroulant le parchemin de ton bien-être ,
En amenant tes sens vers la volupté .

Tu me rêves , tu me sens , tu me vois ,
Indicible espoir , je t'anime de vie ,
Et ta main , de ses mots , à chaque fois ,
Me fait voguer sur la mer de tes nuits.


MG 29/06/2012

18 juillet 2023

GARDIEN D'ESPOIR

88

Des jours , dérivant sur une mer meurtrière ,
Agressions de rouille , et se disloque l'armure ,
En finir avec les innombrables morsures ,
Les balbutiements d'une éclosion printanière .

Agressions de rouille , et se disloque l'armure ,
Morne vie , où l'âme noircie se désespère ,
Les balbutiements d'une éclosion printanière ,
Rêves de l'esprit qui jamais ne se censure .

Morne vie , où l'âme noircie se désespère ,
Le coeur tout en subissant l'assaut des coupures ,
Rêves de l'esprit qui jamais ne se censure ,
Le mal peut finalement tomber en poussière .

Le coeur tout en subissant l'assaut des coupures ,
Pouvoir prendre force et gagner sa propre guerre ,
Le mal peut finalement tomber en poussière ,
Laissant place enfin au ciel d'un plus bel azur .

Pouvoir prendre force et gagner sa propre guerre ,
Même en gardant d'inoubliables blessures ,
Laissant place enfin au ciel d'un plus bel azur ,
Le chemin se trace tentant de tuer l'amer .

Même en gardant d'inoubliables blessures ,
Cherchant au loin la chaleur des points de lumière ,
Le chemin se trace tentant de tuer l'amer ,
Vénération des riches instants les plus purs .                

MG 07/07/2012

(Essai de pantoum en alexandrins...) 

Dans le pantoum ( qui nous vient de la Malaisie ), le vers 1 et 2 doit exprimer une idée contraire au vers 3 et 4 tout en étant complémentaires dans un quatrain.
Mais le vers 2 et 4 de la strophe 1 doivent être repris dans la strophe 2 en vers 1 et 3. 
Le vers 2 et 4 de la strophe 2 doivent être repris dans la strophe 3 en vers 1 et 3.
Et ainsi de suite tout en gardant à chaque quatrain le fait que le vers 1 et 2 expriment une idée contraire au vers 3 et 4 tout en étant complémentaires.

 

20 juillet 2023

RÊVE ERRANCE

106

Il y a longtemps que je ne rêve plus allongé . J'ai lu que les morts étaient couchés , moi je rêve debout ... vivant ...
Finalement , est-ce que je vis ? J'ai l'impression que mes pensées se trouvent soit dans le passé , soit dans le rêve , et au milieu , qu'y a t-il ? Rien , presque rien . Juste une ébauche de vie , un semblant d'espoir . Quel espoir ? L'espoir de quoi ? Je ne sais même pas .
Alors , je rêve , je rêve à n'en plus finir , je flotte , je roule , je vole dans le monde qui me convient , celui qui me tient debout , où le sommeil ne sert à rien . Je n'ai pas besoin de dormir puisque je n'ai pas besoin de repos . Ce monde ne me fatigue pas , ne me lasse pas . Il m'enlève très souvent mais je ne suis pas captif , j'y suis libre .

Cet univers , je ne le vois pas , je le sens , il vient toucher mon esprit , il me caresse de son voile , anesthésiant les douleurs , colorant mon âme .
L'horloge du temps qui passe se déforme et n'a plus de sens , je ne sais pas si tout est grand ou si tout est petit , mais tout est bien . Je me poste à chaque fois , là où je vois tout , où toutes couleurs m'arrivent , où j'entends tout , toutes les musiques , tristes ou pas , mais mélodieuses et envoûtantes .

Dans ce monde , je ne peux survivre à rien , car rien ne me fait tomber . J'y suis vivant , explosant de toutes mes veines , les envies , les visions réelles , l'amour de tout ce qui me fait vibrer et frissonner .
Ce rêve n'est pas un voyage parce qu'il ne s'arrête jamais . Oh bien sûr , je fais quelques escales dans cette vie que l'on appelle " normale " . Le comble !! Une vie normale ... par obligation ... Quel paradoxe horrible !

Oui je rêve comme un gosse, oui, je voudrais des situations,oui, je voudrais des choses ,oui, je voudrais des endroits ....
Alors , j'y vais , je cours chercher tout ça dans ma tête , inlassablement , sur le vaisseau de mes pensées les plus folles . Parfois je vous envoie une carte postale , sous forme d'article .

Voilà à quoi se résume le néant d'une vie qui justement , comporte tellement de vide , qu'elle laisse la place aux plus beaux , aux plus sublimes , aux plus grands rêves ...

MG 18/09/2012

23 juillet 2023

LIBÉRATIONS

146

Et ton coeur de tremblements en vibrations,
Comme sortant les sons de tes entrailles,
Il suinte l'amour, il est en toi le violon,
Rallumant le feu de nos vies qui déraillent.

Tes mains et l'archet, glissent lentement,
Donnant la parole aux cordes métalliques,
Criantes, pleurantes, riantes, intensément,
Et génitrices de sensations magiques.

Lorsque les ouïes de la passion sanglotent,
Et laissent encore s'échapper les émotions,
Coulent en son refuge les larmes de notes,
Aseptisant les blessures de ta raison.

Aux confins de tes pensées profondes,
Chante sur ton violon l'exutoire,
Vole ainsi librement dans ton monde,
Laisse planer les ailes de ton pouvoir.

... à Pauline ...

MG 20/02/2013

23 juillet 2023

LE PHARE

143

L'oeil de la mer, seul et presque sans âme,
Contraire à cette avaleuse, guide les rêveurs,
Soleil de nuit, sauveur des marées infâmes,
L'étoile polaire comme une petite soeur.

Symbole phallique érigé sur les flots,
La tempête éclate son écume sur ses flancs,
Semblant vouloir le mettre sur le dos,
Vaines tentatives, droit reste le géant.

Fidèle gardien, accompagnant les hommes,
Sans bouger, presque fier de résister,
A l'eau, le ressac se faisant métronome,
Ne parviendra jamais à le noyer.

Peut-être la lune est-elle jalouse,
Tour de feu, la plus belle au miroir,
Abrite et protège celui qui épouse,
La solitude, en haut de son perchoir.

MG 01/02/2013

23 juillet 2023

EFFACE À FACE

144

Tout ce qui semble se dessiner et faire pleurer nos yeux de bonheur peut-il s'effacer d'un coup de gomme ? Force est de constater que les sentiments sont bien plus ancrés en nous qu'il n'y parait . Vouloir se défaire d'une seconde peau est parfois difficile voire impossible .

Comment peut-on trouver en l'autre un oxygène et en même temps s'y sentir rejeté ? Comment peut-on se sentir si attiré face à cette porte qui est fermée depuis tant d'années ? Comment peut-on éprouver un dégoût et en même temps une attraction physique ? Les paradoxes vont-ils me suivre toute ma vie ?
Franchir un cap est une chose mais notre inconscient ne suit pas toujours alors dans ce cas, sommes-nous enfermés ou continuons-nous à nous évader ?

Toutes ces questions encore m'habitent, m'empêchent de dormir ou me réveillent . Oh je sais, il y a plus grave et je n'ai pas le droit de me plaindre . Je ne le fais pas, je cherche des réponses, ou à comprendre .
On va me dire, " trace ta route, et ne te retourne pas ! " . Certes le présent et le futur sont la vie mais ils font automatiquement partie un jour du passé alors le passé est important dans la vie . N'oublions pas qu'il nous a fait, il nous a forgé .
Le passé est un apprentissage, le présent est un cours et le futur est un projet . Je dis ça mais finalement je n'ai pas la science infuse, j'essaie sûrement de me réconforter, de me parler, de me faire réfléchir.

J'ai écrit ce texte hier, puis je l'ai effacé, sous la lassitude de me lire dans ce genre de propos . J'arrive à me lasser de moi-même... c'est fort !!!
Puis ce soir je m'y recolle . Un besoin, sûrement .
Je ne pense pas avoir les réponses un jour, même si quelqu'un m'ouvre les yeux bien souvent.

Je ne crois pas devoir effacer d'un coup de gomme les dessins de ma vie antérieure, je dois les laisser sur le papier et tourner la page . Ouvrir le tome 2 .

MG 03/02/2013

18 juillet 2023

THÉRAPIE

87

Le néant maître dans les affres de l'attente ,
Le désespoir en guidant la main sur la plume ,
Qui trempe sa pointe dans cette vie d'écume ,
Où finalement les pages s'attirent , aimantent .

L'encrier , un témoin comme l'oeil du passé ,
Et se chevauchent les rêves et les cauchemars ,
Au macabre mouroir et aux jours si blafards ,
Se succèdent enfin quelques petites envolées .

Les volutes de ces pensées pourtant se couchent ,
En allant même au delà des mots de la bouche ,
Et franchissant les dédales les plus confus ;

Puis les yeux du coeur réveillant ainsi les sens ,
Caresse d'encre pour des écrits impromptus ,
L'obscurité de vie battue par excellence .

MG 02/07/2012

(Je m'essaie au sonnet ...mais je prends volontiers les conseils si j'ai fait erreur...)

20 juillet 2023

vague À L'ÂME

107

Dans la pénombre , un rai de lumière ,
Eclaire tes mains qui , le caressant ,
Attisent les frissons de ta chair ,
Menant à l'extase ce doux moment .
Tes doigts affinés peuvent pleurer ,

Sur son corps en reflets de miroir ,
De fines larmes de sons en apnée ,
Alliées aux images qu'on ne peut voir .

Seule avec lui , tes pensées s'évadent ,
En t'émouvant à chaque mélodie ,
Et sortant ses pleurs en tirade ,
Il te joue toute sa mélancolie .

Un jour je vous retrouverai ,
Toi et ton piano si fidèle ,
Et sur son bois, je déposerai ,
Les roses rouges de mon ciel .

Je te regarderai jouer pour moi ,
Dans les notes , je devinerai tes mots ,
Sur tes sons , je serai ta voix ,
Ta force , ton soleil , et ton écho .

MG 22/09/2012

22 juillet 2023

LES LIENS DU TEMPS

128

Passions et libertés finalement te prennent,
Sans le vouloir , aux jours, elles t'enchainent,
Toi, loin, comme prisonnière du temps,
Tu retrouveras enfin tous les instants.

Te libérer un jour de ces liens,
Même l'impossible sera mon chemin,
Je ralentirai les aiguilles de ton présent,
Je t'offrirai les secondes et les moments.

S'ouvrira la geôle aux barreaux invisibles,
Et ta plume, dans la main, sensible,
Ôtera le voile aux multiples raisons,
Imaginaire symbole de ta prison.

La nuit s'effacera de ma mémoire,
Quand tout à l'autre bout du couloir,
Tes yeux nourrissant leur faim,
Lentement liront ce parchemin.



... à Salomé ...
 
MG 09/12/2012

18 juillet 2023

VOILES

73

De ses voiles qui se font ailes , le parfum se diffuse ,
Au rythme des battements de son coeur , elle frôle ,
Danse , vole ou enveloppe , elle s'amuse ,
Ses yeux regardent , elle l'aimante à son pôle .

Il se laisse porter par les flots de son eau douce ,
La lumière habillant les amants , dénudant les âmes ,
A chaque voyage plus grande est la secousse ,
Mystère des idéaux , est-elle vraiment une femme ?

Aux rêves qui s'ébauchent , aux dessins qui s'esquissent ,
La solitude se meurt , l'éxil tire sa révérence ,
Au fil du temps , les inconsciences qui agissent ,
Créant la plus improbable des alliances .

Arpentant le vestibule de ses pensées ,
Où le noir si épais , n'était même plus noir ,
Glissant sur ses maux , elle vient le chercher ,
Ils laissent le vide , qui file à l'abattoir .

MG 29/05/2012

20 juillet 2023

NULLE PART

101

Toi qui rêve en bleu , détronnant les noirceurs ,
Colorant tes pensées , de l'être éternel ,
Tu l'attends dans tes désirs d'apesanteur ,
Que ta mémoire empile en arc-en-ciel .

Arrêtant le temps , et punissant ta vie ,
En visions nourissantes de tes espoirs ,
Transportée dans le ciel de tes envies ,
Tu le vois , dans l'utopique couloir .

Aux tristes et mornes yeux de la mélancolie ,
Ton regard vide , qui ose même sans honte ,
Faire la cour , aux longues heures infinies ,
Dans le silence pesant que ton coeur affronte .

Aux souvenirs langoureux de ces ébats ,
L'esprit survolant vos deux corps enlacés ,
Assoiffée de lui , et te parant de ses draps ,
De sa main caressante , tu n'oses t'échapper .
 
 
MG 12/08/2012

18 juillet 2023

ANGE DIVIN

90

Au hasard des temps perdus , l'ineffable se raconte ,
Les temps qui se retrouvent , grandissant les images ,
Tuant les indescriptibles et avortant les hontes ,
Tout est permis où pourtant rien ne se dévisage .

La chair invisible , l'ange déploie ses ailes ,
Offrant l'ultime recours , passion d'une passion ,
Source miraculeuse , d'où jaillissent les éternels ,
Le masque n'en n'est pas un dans l'étrange vision .

La chapelle ardente doit refermer ses portes ,
Endeuillant les maux dans leurs salissures ,
Le coeur en berne , n'est plus une feuille morte ,
Il s'envole , il se pose , il vit dans l'écriture .

Aux idéaux de papier , les encres se mélangent ,
Dans les jardins fleuris des pensées en vers ,
Puisant la plume dans les ailes de l'archange ,
Et dessinent un soleil de mots , éclatant sa lumière . 

MG 13/07/2012

20 juillet 2023

LE MANQUE

104

Est-il possible de ressentir le manque de quelqu'un qui n'existe pas ? Faut-il être autant en détresse que cela pour vouloir habiller les silences avec les mots du miroir ? Que faut-il éprouver pour être capable de ne pas craindre la solitude mais redouter l'absence ?
Le soleil réchauffe les coeurs et peut aussi brûler les ailes . Et si tout n'était qu'illusion ! Des imaginations qui sortent de l'encadrement de la toile , des notes qui s'échappent de la partition musicale , pour se noyer dans un monde finalement éphémère qui s'efface d'un coup de gomme .
Sommes-nous en mesure de controler nos pensées et nos espoirs ?
La vie est sûrement comme un arbre dont les feuilles sont votre entourage , les gens que vous côtoyez , volontairement ou pas , mais parfois , comme à l'automne ...........

Des êtres , sans forcément le savoir , sont indispensables à la survie d'autres , ils sont leur essence , leur oxygène , de par leur présence , leurs paroles voire leur image . Des attirances , des osmoses , des fusions , des amours se créent , des coeurs qui battent si fort qu'ils donnent l'impression qu'ils vont sortir de leur cage thoracique ... D'ailleurs cette image d'un coeur en cage est somme toute , cruelle finalement .
Oui , le coeur a besoin de s'évader , de respirer l'air , autre que le sien , celui qui peut embaumer ses jours , parfumer ses nuits , faire exister ses rêves .

Certaines gens ont le pouvoir d'apaiser eux-mêmes leur esprit , seuls , tandis que d'autres ont besoin de réconfort , de caresses de l'âme , de se sentir rassurés par le biais d'autres personnes , incapables d'entrer dans une phase de sérénité sans aide .
Dès lors que cette main , si tant est qu'elle existe , disparaît ou s'éloigne , ils se retrouvent presque nus , désemparés ou orphelins . Cela peut se traduire légèrement comme avec une importance non des moindres . Peuvent alors en découler des états de mélancolie qui sont parfois parsemés d'espoirs qui relèvent et donnent vie au futur .

Le manque peut s'assortir à la tristesse tout comme au bonheur ...

J'ai l'impression , en me relisant , de connaître tout et pourtant , je n'en sais rien , je ne sais même pas ce que je veux exprimer réellement . Est-ce que cela se touche , est-ce que cela existe ? Est-ce que cela est bon ?
 
MG 08/09/2012

18 juillet 2023

MARQUISE

61

Une corolle dorée , enveloppe de satin ,
Mystère voilé , enrobé , reste secret ,
Marquise sans âge , reine du destin ,
Aux épaules nues , velours sans traits .

Une feuille tourbillonne sous le vent ,
Douce caresse du souffle sous l'emprise ,
Aux pieds tombera en succombant ,
Au charme de vos lignes , Marquise .

Au suprême délice sucré d'encre noire ,
Où rondes et danses , ne sont que plaisir ,
Les yeux qui ne demandent qu'à voir ,
Mots entrelacés dans l'éternel désir .

Regard profond , marquise à l'éventail ,
Le livre seulement dévoile paroles ,
Adoucissant l'aigreur des entrailles ,
Plume tendre et taquine qui affriole .


MG 06/05/2012

18 juillet 2023

MÉMOIRE DE L'ÉTERNEL

83

Se perdre et manquer l'amour à fortes doses ,
Gâcher et marquer son coeur d'ecchymoses ,
Deux passagers qui , pourtant bien seuls ,
Regardent ensemble , en étalant un linceul .

Une vie remplie de vide , qui se fane ,
Où par les apparences , on enrubanne ,
Sous l'emprise du rien , là où se déclinent ,
Les forces du coeur , qui font grise mine .

Les Dieux de l'Olympe ont enfin envoyé ,
Pour combattre les jours fracassés ,
Un reflet et des regards si complices ,
Où le naufragé du néant se hisse .

Et les appels chahutant avec les sauvetages ,
Au coeur noyé que tout endommage ,
Par tout ce que ceux-là osent ,
S'accomplira la métamorphose .

Et provient ainsi de la voie lactée ,
La merveille , l'impensable majesté ,
A l'évasion , à jamais ils se saoûlent ,
C'est , désormais , le désespoir qui coule .

MG 22/06/2012

12 juillet 2023

D'AILLEURS 1

35

De cette campagne sur la montagne qui saigne ,
Fidèle destrier , naseaux fumant , carapaçonné d'acier ,
Que le cuir ruisselant de sueur , lavant la haine ,
Arbore fièrement et tête haute , son preux chevalier .

La brillance voilée par le sang , l'éclat de l'armure ,
Ne laisse plus qu'entrevoir une silhouette aux armoiries ,
Finalement assassines , alourdissant la monture ,
Dès lors , me reste-t-il une once de courtoisie ?

A travers les contrées , dans tout le royaume ,
Aux misérables gueux ou aux nobles gens ,
Les vautours ne seront plus que fantômes ,
Au monde des ténèbres seront les arrogants .

Sonnez l'olifant , je rentre cette fois-ci vainqueur ,
Ni tour , ni donjon , n'arrêteront mon avancée ,
Gente dame , veuillez donc m'ouvrir votre coeur ,
Qui , désormais , sur mon blason sera gravé .

Ma gloire vous est ainsi donnée mon Isabeau ,
Dévoué corps et âme , ma patrie charnelle ,
Avec loyauté , puisse-t-elle être votre chateau ,
Et des pires démons vous désensorcelle .

Votre main , soumettant ma quête du Graal ,
Par l'honneur , damoiselle , mon épée fait serment ,
De toujours vous protéger des forces du mal ,
Messager à vie , je suis votre chevalier servant .

Mon sang peut alors , maintenant couler ,
Dans les douves ou la rivière enchanteresse ,
Et mon amour , lentement s'y déverser ,
Il est devoir de mourir pour une princesse .

MG 04/03/2012

D'AILLEURS 2

D'AILLEURS 3

D'AILLEURS 4

D'AILLEURS 5

D'AILLEURS 6

9 juillet 2023

...À NADE...

18

Chaque jour , plongé dans ma solitude ,
Personne à toucher , personne à sentir ,
Où le silence devient une habitude ,
Où s'allonge la liste des désirs .

La vie qui se perd en lambeaux ,
Qui pourrit comme un fruit mâché ,
La mer abandonne sur un ilôt ,
Ma conscience esseulée .

La vie est peut-être un rêve
Dont la mort nous réveille ,
Elle n'est peut-être qu'une fièvre
Nous plongeant dans un sommeil .

Et puis mon linceul s'envole ,
Lorsque tes mains accouchent ,
Chaque jour ces mots qui cajolent ,
Qui m'imprègnent , qui me touchent .

Nos pensées , nos vicissitudes ,
Flottent comme un bateau ,
Où l'on se dévoile , se dénude ,
Où l'on va au fil de l'eau .

Des petits instants qui brillent ,
Qui pleurent des confidences ,
Qui tiennent quand on vascille ,
Qui apaisent les souffrances .

Une bouffée d'air , un oxygène ,
C'est toi que je respire ,
Une bulle , un parfun règne
Et je bois ton élixir .
 
MG 15/01/2012

Merci à toi , Nade , pour ton écoute ...

4 août 2023

BLANCHE

306

Se dresse, fière, la tête corollaire d'une rose blanche,
Droite, semblant défier de sa douceur, tout le monde,
Sortie tout droit de l'hiver, elle prend sa revanche,
Sur les mornes jours et leurs dégâts immondes.

Elle défie le temps, et restera blanche rose,
Immaculée, d'une pureté qui, jamais ne flanche,
Eclaircie toutes les vies où plus rien ne s'oppose,
Reflets innés de mille trésors en avalanche.

Innocence au charme fou, la rose blanche,
Séduit et attire les coeurs qui vagabondent,
Dans sa fausse pâleur, offre une couleur franche,
Velouté nature en douceur d'un nouveau monde.

Au parfum des folies, nectar de la blanche rose,
Se respire l'air frais, délivrant les enfermés,
En rêve de fous libres, enfin tout se compose,
Et de ses perles éphémères vient la rosée.

...à Maria...
MG 18/05/2018

5 août 2023

INTOUCHABLES

337

Entends-tu ma voix étouffée, criante de supplice,
Le coeur presque arraché en funèbre sacrifice,
Succombant au charnel interdit de tes caprices,
Me laisseras-tu boire l'amour en ton calice ?

Quel crime commis pour cet amour sans matière,
Où nulle faute, pas même l'ignoble adultère,
Ne sème le mal, ou, à la passion n'interfère,
Et envoie durement cet appétit au cimetière ?

Toutes longues secondes invivables en torture,
Dans les yeux fous d'amour, ne sont que brûlures,
Insoutenable attente repoussant l'aventure,
Et la mort à petit feu en deviendra l'augure.

Châtiment noble, en folie de se languir,
Pour seul horizon lointain se nourrit le désir,
Enchainé aux fers, résigné en milles soupirs,
D'amour, je n'ai pour autre choix que de mourir.

MG 30/11/2018

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